Réagissez !

vendredi 22 décembre 2006

A quand une justice digne de ce nom ?

Hier jeudi, les travaux de l’Assemblée Nationale se sont interrompus à cause des fêtes de fin d’année.

La majorité de droite ne s’est pas sortie grandie de ses derniers votes. Elle a approuvé une « mini-réformette » de la justice sans entendre les demandes des députés socialistes : la justice française, pour retrouver sa crédibilité après le désastre d’Outreau, a besoin d’une vraie réforme en profondeur.

Le Gouvernement, pour continuer de tromper les français, a voulu donner l’impression qu’il s’occupait de la justice. A tort.

Il faudra donc attendre la prochaine Assemblée, élue en juin 2007, pour aller au fond du problème.

Ce sera l’un des volets de ma campagne électorale : expliquer aux électrices et aux électeurs de la 2ème circonscription du Nord que le changement est possible, en matière de justice comme en matière d’emploi, de logement, de formation.

Ségolène ROYAL, Présidente de la République, facilitera ces évolutions indispensables.

Avant de donner rendez-vous aux lecteurs de ce « blog », le mardi 2 janvier 2007, je veux leur souhaiter un bon Noël et une bonne année 2007. Ces souhaits s’adressent à tous mes concitoyens de Villeneuve d’Ascq, de Lille, d’Hellemmes, de Lezennes et de Ronchin.

A l’année prochaine.

mardi 19 décembre 2006

La Nation doit se redéfinir collectivement

Un avocat en garde à vue, des policiers devant la Cour d’Assises, accusés de viol, nombreux sont les faits divers qui nous interpellent sur le bon fonctionnement de notre système policier et judiciaire.

Membre de la Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau, j’ai mesuré l’importance des réformes qu’il faut engager pour que notre démocratie, notre République soient garantes des libertés individuelles et collectives si chèrement acquises et défendues depuis plus de deux siècles.

Malheureusement les propositions du Gouvernement concernant la justice ne marquent pas la volonté politique que les Français étaient en droit d’attendre après le scandale judiciaire d’Outreau.

C’est par leur vote au printemps prochain que nos concitoyens devront manifester leur désir d’une justice et d’une police qui les protègent et non plus d’un système encouragé par le ministre candidat SARKOZY qui fustige en permanence les plus faibles.

Ségolène ROYAL est venue devant le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale pour dire comment elle voyait notre action individuelle et collective au service de nos concitoyens.

Parmi les sujets qu’elle a évoqués, elle a rappelé les succès des députés socialistes notamment contre le CPE des jeunes ou pour faire rejeter définitivement toute référence positive à la colonisation. J’ai pris une part suffisamment active à ce succès pour que ce rappel ait pris tout son sens à mes yeux.

Elle a aussi souligné son attachement au service public de l’énergie et son désir de voir les Français, par leur vote, signifier leur opposition à la privatisation de Gaz de France.

Pour Ségolène ROYAL, à l’occasion de l’élection présidentielle et des élections législatives, la Nation doit se redéfinir collectivement. Je suis déterminé à y contribuer.

vendredi 15 décembre 2006

Ambition contre respect de la personne

Le tribunal administratif de Lille a rendu sa décision : le jeune Gela FARZOEV, 18 ans, lycéen, Georgien, doit quitter la France. Il serait en situation irrégulière.

On a envie de se pincer pour s’assurer que l’on ne fait pas un mauvais cauchemar. Comment, en cette fin d’année 2006, un pouvoir politique, en l’occurrence le ministre candidat SARKOZY, comment un pouvoir politique peut-il décider, sans considérations humaines, que l’on peut chasser un jeune qui depuis trois ans a fait tous les efforts d’intégration possible, qui parle parfaitement notre langue, qui sait que sa vie est menacée en Georgie ?

Il faut vraiment avoir la haine au cœur pour exiger cela. Il faut placer son ambition au dessus de toute considération, de générosité et de solidarité.

C’est insupportable, inadmissible et provocateur.

Mes concitoyens doivent réagir : dans une démocratie comme la nôtre, c’est le bulletin de vote qui demeure le meilleur moyen de réponse.

Entre cette volonté démagogique de mettre à mal les principes fondamentaux de notre société tels la liberté, le respect de l’autre et le désir de Ségolène ROYAL de placer la personne au cœur de ses préoccupations, il n’y a pas photo : j’appelle mes concitoyens à soutenir, comme il se doit, les valeurs incarnées par la candidate socialiste.

mercredi 13 décembre 2006

Recréons la confiance

Tous les jours des évènements liés à l’actualité nationale ou internationale, nous interpellent et nous ramènent au local.

A Nantes, c’est un ouvrier tunisien dont on retrouve le corps noyé, trois semaines après sa disparition. Les fonctionnaires de police qui avaient alors procédé à un contrôle d’identité, sont en garde à vue parce que leurs déclarations manquent de clarté.

A Lille, c’est ce jeune lycéen géorgien à qui j’avais rendu visite samedi soir au centre de rétention de Lesquin, qui est libéré par le juge – comme le prévoit notre droit - parce que les policiers qui ont vérifié son identité l’ont fait sans motif valable.

D’autres illustrations de dysfonctionnements apparaissent trop souvent pour qu’on n’y voit pas le fil conducteur : les provocations verbales du ministre-candidat Sarkozy ont créé, dans notre pays, une situation d’insécurité.

Le changement préconisé par Ségolène Royal passera aussi par la re-création d’un lien de confiance entre les citoyens et la police dont la mission première est de protéger.

lundi 11 décembre 2006

Un « rétentionnaire » libéré

Samedi soir, vers 21 heures, avec mon ami Bernard ROMAN, Député de la 1ère circonscription, je suis allé au Centre de rétention de Lesquin pour y rencontrer un jeune lycéen originaire de Géorgie, arrêté quelques heures auparavant parce qu’en situation dite irrégulière.

Les fonctionnaires de police ont été surpris de notre démarche et prétendaient en référer à leur hiérarchie avant de nous laisser entrer.

La loi est formelle : tout parlementaire peut, quand il le veut, visiter une prison, un centre de rétention ou une cellule dans un commissariat. Alors que j’appelais le Préfet pour lui signaler ce dysfonctionnement de ses services, les réserves ont été levées et nous avons pu rencontrer le « rétentionnaire » ainsi dénommé par les fonctionnaires de police.

Nous l’avons assuré de notre soutien.

Satisfaction dimanche matin : le jeune géorgien a été libéré.

Encore une conséquence insupportable de la présence de SARKOZY au Gouvernement : la liberté d’un jeune lycéen ne compte pour rien devant l’ambition du candidat de la droite la plus à droite que nous ayons en France.

vendredi 8 décembre 2006

Bientôt Noël et pourtant !

Ce vendredi 8 décembre, j’inaugure le Marché de Noël à Hellemmes, avec Gilles PARGNEAUX, le maire de cette commune si chère à mon cœur.

Noël, mot magique s’il en est, qui suscite tant de joie chez les enfants mais aussi chez les adultes de tous âges.

Noël, une fête religieuse chrétienne qui s’est « laïcisée » au point qu’aujourd’hui croyants et non croyants font de Noël un moment fort de la vie familiale mais aussi de la vie collective.

Je n’oublie pas pour autant toutes celles et tous ceux pour qui Noël ne sera pas différent des autres jours : la pauvreté, la misère parfois, la souffrance, tout ce qui fait la dureté de la vie de certains seront toujours présents.

Plus que jamais, l’action politique axée sur la solidarité prend toute sa raison d’être. C’est assurément ce qui motive mon engagement.

La reconnaissance internationale de Ségolène ROYAL se confirme.

A Porto, au congrès des socialistes européens, elle a été accueillie triomphalement parce qu’elle suscite beaucoup d’espoir et qu’elle replace la France dans le débat européen.

« Nous avons à reconquérir la confiance des catégories populaires » a-t-elle déclarée. Comme elle a raison. Nos concitoyens, et notamment ceux qui sont confrontés aux difficultés économiques et sociales ambiantes, doivent être convaincus que la réponse à leurs attentes passe par un soutien à Ségolène ROYAL et non pas par un vote en faveur de n ‘importe quel autre candidat.

Le Ministre de l’Intérieur, de moins en moins ministre, de plus en plus candidat, devra s’expliquer sur cette série de dysfonctionnements des services de police. Que s’est-il passé à Clichy sous Bois, à Nantes, à Fâches Thumesnil ? Il ne fait pas de doute que c’est parce que le Ministre parle de « racaille » ou de « karcher », que des bavures inadmissibles dans notre état de droit apparaissent ici et là.

mardi 5 décembre 2006

Un pseudo nouveau souffle pour Sarkozy

L’actualité nous apprend que l’ancien dictateur chilien Pinochet est à l’agonie. A chaque fois que ce sinistre personnage revient sur le devant de la scène internationale, je me remémore cette terrible journée du 11 septembre 1973. Ce jour-là, la démocratie, la liberté étaient interrompues brutalement au Chili. Salvador Allende, son Président, disparaissait dans les conditions dramatiques que l’on connaît.

J’allais être élu Conseiller Général pour la première fois quelques jours plus tard. La mort d’Allende me laissait alors un immense sentiment de déception malgré mon élection.

Trente trois ans après, c’est une femme socialiste, Michèle Bachelet, qui préside ce grand pays d’Amérique latine. Ségolène Royal est allée la soutenir, pendant sa campagne électorale, il y a quelques mois. Les critiques n’avaient pas manqué de s’exprimer alors comme elles le font aujourd’hui en regard des contacts que notre candidate a établis en quelques jours avec les représentants des pays protagonistes de la situation dramatique du Moyen Orient : le Liban, la Palestine et Israël.

Par ce voyage, Ségolène Royal a montré son courage en même temps que sa détermination à ne pas se laisser enfermer dans des schémas convenus. La diplomatie française n’appartient pas exclusivement à la droite libérale. Avec Ségolène Royal, les Socialistes ont témoigné de leur engagement pour installer la paix au Moyen Orient.


Au plan national, la droite sarkozienne tente de trouver un nouveau souffle.

Chaque semaine, à l’Assemblée nationale, j’observe le découragement qui gagne les députés de droite. Ils mesurent les effets négatifs du comportement de leur champion.

Pour reprendre la main, Sarkozy fait parler ses lieutenants qui ont mission de dévaloriser la candidate socialiste, n’hésitant pas à utiliser des arguments sexistes. Lui, dans le même temps, se donne une image de sérénité.
Cela ne trompe personne et son caractère agité reprend vite le dessus.


Au plan local, les nombreuses personnes que je rencontre dans les communes de ma circonscription ont tous les mêmes préoccupations : l’emploi, pour eux-mêmes ou pour un de leurs proches, le logement, la santé, la formation.

Ce sont autant de sujets qui constituent notre vie quotidienne. Les réponses existent. Avec le soutien du plus grand nombre, nous pourrons les mettre en œuvre dans quelques mois.

vendredi 1 décembre 2006

Rencontre avec les journalistes de la 2ème

La presse de ce jour publie mes propos tels que je les ai tenus devant les journalistes afin de marquer le début d’une campagne électorale de plusieurs mois.

Dans une conversation à bâtons rompus, j’ai exprimé mon point de vue sur ce qui a marqué la vie de la 2ème circonscription au cours des mois écoulés et les raisons qui m’ont amené à solliciter, des militants socialistes, un soutien à ma candidature pour les prochaines élections législatives.

Au cours de cette période, je m’emploierai à rappeler ce que j’ai fait au cours de l’actuelle législature (commission d’enquête sur l’affaire d’Outreau, défense de la fonction publique, propositions pour une plus grande efficacité de la décentralisation…).

Il m’appartiendra aussi de rappeler les propositions des socialistes, à l’opposé de ce que nous connaissons depuis bientôt cinq ans à l’initiative de la Droite des CHIRAC, VILLEPIN, SARKOZY.

J’aurai l’occasion de revenir dans les semaines qui viennent sur telles ou telles de ces propositions.

Dans un domaine particulièrement important, celui de la France dans le monde, j’observe avec une grande satisfaction que Ségolène ROYAL a choisi le Moyen Orient comme thème de son premier déplacement.

C’est, en effet, aujourd’hui dans cette partie du monde que les risques sont les plus grands et c’est là que la France peut jouer un rôle de médiateur que ses dirigeants d’aujourd’hui n’ont pas su lui faire jouer.

Bonne nouvelle, ce jeudi : le Conseil Constitutionnel saisi par le Groupe Socialiste a reporté au 1er juillet 2007, après les élections présidentielles et législatives, la privatisation de Gaz de France.

Pendant des jours et des jours, j’ai participé à la bataille politique menée par les députés socialistes pour convaincre le Gouvernement et sa majorité du bien-fondé de nos arguments tendant à démontrer les risques de cette privatisation.

Bardée dans ses certitudes libérales, la Droite a persévéré dans sa volonté de nuire aux intérêts des consommateurs. Il est évident que si cette privatisation devenait effective, le prix du gaz ne serait plus maîtrisé et les factures connaîtraient des augmentations significatives.

Tout cela est remis en question. Aujourd’hui, ce sont les Français qui ont, entre leurs mains, l’avenir de la distribution de l’énergie à leur domicile.

De leur vote en avril, mai et juin prochains dépendra la hauteur des tarifs de l’énergie.