Réagissez !

lundi 20 octobre 2014

Se mobiliser

« Les résultats viendront si nous nous mobilisons tous ».

Ainsi s’exprimait le Président de la République le 18 septembre dernier à l’occasion de sa conférence de presse.

Un mois plus tard, cet appel au rassemblement reste toujours d’actualité.

Même si la cote de popularité de François Hollande n’est pas aussi satisfaisante qu’on pourrait le souhaiter, nombreux sont ceux, à Gauche, qui ont bien compris que les mesures engagées sont les seules susceptibles de nous permettre de sortir de la crise.

On ne répétera jamais assez que cette crise internationale qui pèse sur nos sociétés, où que ce soit à travers le monde, est la cause première des difficultés auxquelles est confrontée la France.

Je m’emploie, pour ce qui me concerne, à le dire à qui veut l’entendre.

Cela étant, il importe que des mesures soient engagées à l’initiative du gouvernement et de sa majorité parlementaire. Elles le sont et il n’est pas nécessaire de les rappeler. Il suffit d’observer l’évolution des positions au plan européen. La situation en Allemagne préoccupe aujourd’hui ses dirigeants et l’on peut penser que Madame Merkel sera plus conciliante dans les jours à venir.

Lorsque j’ai adhéré au Parti Socialiste en 1962, nous étions dans l’opposition. Nous allions y rester 23 ans entre 1958 et 1981. L’élection de François Mitterrand allait faire naître d’immenses espoirs.

Déjà la réalité économique du monde capitaliste et libéral dans lequel nous sommes s’est imposée. Pierre Mauroy et son gouvernement ont alors engagé le tournant de la rigueur.

Nous avons connu ensuite une succession d’alternances entre la Gauche et la Droite.

Aujourd’hui, nous devons tout faire pour que l’action des Socialistes se prolonge au-delà du présent quinquennat. Les résultats attendus ne manqueront pas d’apparaître même si, aux yeux de nos concitoyens, c’est long à venir.

« Les réformes engagées dès mai 2012 se poursuivront à un rythme accélérée » déclarait François Hollande hier soir.

Alors, mobilisons-nous pour qu'elles apportent leurs fruits.

vendredi 17 octobre 2014

Justice sociale

Une grande mesure de justice sociale semble devoir être retenue : la modulation des allocations familiales en fonction des revenus.

Je veux saluer le courage des Députés socialistes qui se préparent à voter cette disposition nouvelle. Cela remet en cause un principe de notre système de protection sociale : l’universalité. C’est l’argument des conservateurs.

Dans une Démocratie, les principes ne sont pas forcément intangibles, ils doivent être adaptés et tenir compte de l’évolution de la situation.

Ce qui était vrai il y a 70 ans, au moment où le Conseil National de la Résistance préparait la France nouvelle de l’après-guerre ne l’est plus forcément quelques décennies plus tard.

Prenons l’exemple de la nationalisation du crédit qui figurait dans le programme du CNR et qui fut mis en place à la Libération. Quelques années plus tard, l’idéologie libérale a amené la Droite à privatiser ce secteur bancaire.

Les médias qui présentent le nouveau dispositif envisagé pour « les allocs » utilisent un vocabulaire exact mais pas forcément utilisé par nos concitoyens : ils parlent de « sécurité sociale ». S’il est vrai que les prestations familiales font partie de notre système de protection sociale, le vocable « sécurité sociale » est généralement utilisée pour ce qui concerne l’assurance maladie. Je crains que certains de nos concitoyens soient ainsi entraînés dans la confusion.

La branche « famille », comme on la nomme communément, connait un déficit de 700 millions d’euros. La mesure de modulation envisagée permettra le retour à l’équilibre.

C’est donc une mesure de bonne gestion en même temps que de justice.

Je m’en réjouis.

Dans le même temps, le patronat dénonce le droit d’information des salariés en cas de vente de leur entreprise tel qu’il figure désormais dans la loi.

Cette disposition met fin au pouvoir absolu du chef d’entreprise de plus de 250 salariés qui ne pourra plus considérer ces derniers de la même façon que les murs, les machines ou les bureaux qu’il aurait décidé de vendre.

C’était un engagement du candidat François Hollande. Elle s’inscrit dans une démarche de justice sociale.

Là encore, je m'en réjouis.