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lundi 2 mars 2015

Les Départements et la République

En ce début de semaine, les projecteurs des médias se braquent sur les élections départementales du 22 mars prochain.

Cet intérêt n’est pas dû à l’importance du Département dans notre vie quotidienne et, sur ce sujet, il y aurait beaucoup à dire pour rappeler à nos concitoyens que, si le Département n’existait plus, la solidarité de proximité avec les personnes et avec les territoires serait sérieusement compromise.

Non, ce sont en réalité les sondages qui donnent l’extrême-droite vainqueur de ces élections, qui excitent les commentateurs.

C’est vrai que le comportement de nos concitoyens, qui s’expriment de plus en plus nombreux en faveur du Front National, interpelle.

Ces électeurs ont-ils bien mesuré les conséquences de la mise en œuvre des propositions de l’extrême-droite dans le domaine économique, social, culturel ? Il suffit de constater ce qui se passe dans les communes gagnées par le F.N. il y a un an pour mesurer les dangers qui pèsent sur notre société.

Bien plus grave à mes yeux, la xénophobie et le racisme, « fond de commerce » traditionnel de cette extrême-droite, constituent une menace pour la République et pour la Démocratie.

Alors, faut-il attendre avec résignation que les sondages se vérifient ?

Non, bien sûr.

Les composantes de la Gauche, écologistes, communistes, qui n’ont pas voulu présenter des binômes communs avec les socialistes, porteront une lourde responsabilité devant l’histoire si, par malheur, on connaissait, dans de nombreux cantons, une situation comparable à celle du 21 avril 2002 : la Gauche éliminée au 1er tour, parce que divisée.

C’est aux citoyens qu’appartient désormais la réponse. C’est eux qui, le 22 mars prochain, pourront éviter le pire.

Ils le feront en ne se réfugiant pas dans l’abstention. Ils devront se rendre dans les bureaux de vote et mettre un bulletin dans l’urne.

Ils le feront en votant utile dès le 22 mars, c'est-à-dire en apportant leur suffrage aux candidats présentés ou soutenus par le Parti Socialiste.

C’est la seule solution qui s’impose à toutes celles et tous ceux qui demeurent attachés aux valeurs républicaines.

lundi 23 février 2015

Pour le débat idéologique

Parler d’idéologie en politique, aujourd’hui, c’est prendre le risque d’être classé parmi les « ringards » d’une société qui ne semble plus vivre qu’à travers internet et tous les moyens modernes de communication.

Il n’y a plus véritablement de débat idéologique, ce qui permettrait pourtant de bien faire apparaître les différentes approches de l’organisation de notre vie collective.

C’est l’électoralisme qui semble l’emporter sur le fond.

Les formations politiques se positionnent d’abord par rapport aux échéances électorales. Les commentateurs font leurs choux gras des sondages qui donnent, à l’avance, des résultats qui semblent acquis.

La perspective des élections départementales dans un mois et régionales à la fin de l’année permet ce constat : la base idéologique sur laquelle les électeurs vont se prononcer est complètement occultée.

Il y aurait cependant beaucoup à dire si on confrontait les fondements de l’action politique des uns et des autres.

Prenons la Droite de Nicolas Sarkozy, par exemple. Sa référence, quand elle s’affiche, c’est le libéralisme. Mais que met-on derrière ce vocabulaire ? Au Canada, par exemple, les libéraux représentent la gauche réformiste.

En France, ce n’est pas le cas. Libéralisme et conservatisme sont synonymes et l’idéologie de la Droite, si elle s’affichait clairement, ferait apparaître son soutien aux plus forts contre les plus faibles et le maintien des inégalités.

Les responsables de l’extrême-droite se gardent bien, eux aussi, de présenter l’originalité de leur doctrine.

Ils manifestent en permanence leur populisme mais sans l’exprimer clairement.

Ils ont choisi de « surfer » sur la peur ressentie plus ou moins fortement par une société en crise.

Ils se défendent lorsqu’on les traite de xénophobes ou de racistes alors que toutes leurs déclarations sont marquées par ce véritable venin que constitue le rejet de « l’autre ».

Les écolos et les communistes s’allient pour mettre en difficulté les socialistes alors que tout, dans leur histoire, traduit une différence idéologique profonde.

C’est dire combien je souhaite que le débat idéologique entre les sensibilités politiques de notre pays reprenne le pas sur les seuls intérêts électoraux à court terme.

Nous aurions tous à y gagner.