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lundi 18 juin 2018

Valeurs


Ce matin, le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur de RUGY, répondait à une interview radiophonique. Interrogé sur ce qu’était le macronisme, il répondait : « Ce sont des valeurs ». Pressé de questions, il en énumérait quelques-unes dont une « valeur de transformation ».

Décidément, nous ne donnons pas le même sens au mot « valeur ». La transformation de la société n’est pas une valeur, tout au plus un objectif politique et sociologique.

Il est vrai que le citoyen de RUGY en sait quelque chose de la transformation, lui qui aura été successivement écologiste, élu député en Loire Atlantique grâce aux Socialistes qui lui abandonnent une circonscription, candidat à la primaire socialiste, devenu macroniste pour accéder au perchoir.

Ce n’est plus de la transformation, c’est du transformisme.

Quant à la transformation et l’avènement d’un nouveau monde, le projet de loi du Gouvernement MACRON-PHILIPPE-LE MAIRE intitulé PACTE est une éclatante démonstration du libéralisme économique, « valeur » chère aux « premiers de cordée » qui dirigent aujourd’hui la France.

Certes, ce texte n’a pas encore été examiné par le Parlement. On peut donc espérer des modifications susceptibles de rétablir une sorte d’équilibre entre patrons et salariés. Le projet du Gouvernement fait apparaître, pour l’instant, de nouvelles remises en cause des droits des salariés.

La « valeur de transformation » que porte Monsieur MACRON, selon Monsieur de RUGY s’est accompagnée, ces derniers jours, d’une « valeur de silence ». En effet, même sous la forme d’une discussion privée avec ses collaborateurs, filmée et diffusée largement, on n’a pas entendu le Chef de l’Etat manifester une quelconque compassion à l’égard des passagers de l’Aquarius.

C’est finalement le Premier Ministre socialiste espagnol qui aura fait preuve de solidarité en direction des migrants.

On ne le dira jamais assez, la Solidarité fait partie des valeurs fondamentales du Socialisme, ce qui ne semble pas être spontanément le cas du macronisme.

Quoi que fasse le pouvoir politique, malgré la situation difficile dans laquelle se trouve aujourd’hui le Parti Socialiste, les valeurs qu’il porte sont indéfectibles. C’est à partir de ces valeurs que le P.S. doit défendre âprement qu’il retrouvera la confiance de l’opinion.


jeudi 14 juin 2018

Egalité et Fraternité


Dans mon blog du 11 Juin dernier, j’ai dénoncé la politique de Monsieur MACRON en matière de solidarité.

Ses propos, supposés privés, relatifs au « pognon de dingue », justifient un nouveau commentaire sur l’absence totale de considération à l’égard des plus défavorisés de nos concitoyens.

Nous avons affaire à un personnage séducteur, enjôleur, qui réussit à tromper une partie de nos concitoyens pour qui le concept de justice sociale n’est pas un gros mot.

En y regardant de plus près, on se rend rapidement compte de l’absence de sincérité du personnage.

Le versement social unique, la réforme des retraites, la création d’un cinquième risque face à la dépendance, la fin du reste à charge pour les lunettes, les prothèses dentaires et auditives pourraient constituer de beaux objectifs s’ils étaient accompagnés d’un calendrier précis, de la méthode qui sera employée et surtout du financement envisagé.

Pour l’instant, on en reste à des effets d’annonce assortis de propos désobligeants pour celles et ceux qui ne peuvent vivre décemment que parce que notre système de protection sociale existe.

Une telle approche, aux relents populistes, ne peut que satisfaire celles et ceux qui considèrent qu’il n’est pas normal que l’Etat et les collectivités locales distribuent des ressources, même minimales, à ceux qui sont particulièrement défavorisés.

Ils sont pauvres, qu’ils se débrouillent. Cela s’appelle de l’égoïsme.

Qu’il faille adapter les dispositifs existants, en tenant compte des évolutions de la société, qu’il soit nécessaire de les moderniser et même de les réformer, personne ne dira le contraire.

Considérer cependant que c’est le travail et la responsabilisation qui permettront de résoudre les problèmes posés, c’est faire peu de cas du contexte et de la réalité économique.

Il n’est pas possible de raisonner ainsi tant que nous ne disposerons pas du nombre d’emplois suffisants pour que tous les demandeurs y trouvent leur compte.

La baisse des aides personnalisées au logement, la suppression de l’ISF pour les plus riches, la hausse de la CSG pour les retraités les plus modestes, la diminution drastique du pourcentage de logements accessibles aux personnes en situation de handicap ne sont que quelques illustrations d’une politique qui tourne le dos à la solidarité.

Egalité et Fraternité constituent toujours deux principes fondamentaux de notre République. Ne l’oublions pas.