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vendredi 19 décembre 2014

La voix de l’avenir

Je me suis enfin procuré le texte du projet de loi communément appelé « loi Macron ».

Je dis « enfin » car jusqu’alors je ne disposais, comme la plupart de ceux qui en parlaient, que de la présentation forcément succincte des médias.

C’est un texte qui retient mon attention par deux caractéristiques : son titre et le nombre d’articles qu’il contient.

« Pour la croissance et pour l’emploi », tel est rassemblé en deux mots explicites dans le titre, l’objectif recherché.

Qui pourrait s’opposer à un tel enjeu : relancer la croissance pour créer de l’emploi ?

Le faire, sous un prétexte ou sous un autre, à gauche comme à droite, c’est se complaire dans les difficultés que connaît la France.

Bien entendu, la méthode pour y parvenir peut susciter un débat. Ce sera le travail parlementaire des jours à venir.

Cent six articles sont proposés pour créer, dans notre pays, les conditions nouvelles de notre organisation économique. C’est dire que nombreux sont les domaines où la loi va simplifier et moderniser les procédures.

Parmi les mesures proposées, l’une d’entre elles a suscité de vives critiques à priori.

Il s’agit de celle qui traite des exceptions au repos dominical.
Lorsque la Droite, alors majoritaire a imaginé ce dispositif il y a quelques années, je m’y suis opposé parce que les intérêts des groupes commerciaux l’emportaient sur ceux des salariés et parce que la décision échappait aux élus locaux.

Aujourd’hui, le Gouvernement confie aux maires le pouvoir d’autoriser ces exceptions. Ceux qui ne le voudront pas ne le feront pas.

De plus, le volontariat des salariés, la compensation, un accord collectif, sont les contreparties nécessaires pour que la mesure soit appliquée.

On le voit bien, le débat sur cette question n’est pas fondé.

Alors que des prémices de sortie de crise apparaissent, il ne faut rien négliger et, pour les Socialistes et pour la gauche, ne faire entendre qu’une voix : la voix de l’avenir.

lundi 15 décembre 2014

Choisissons les priorités

Depuis deux ans et demi, le Président de la République et le gouvernement se battent pour faire reculer le chômage.

Malheureusement, la crise internationale continue de paralyser notre développement économique qui, seul, permettrait une reprise de la croissance et favoriserait la création d’emplois.

Aujourd’hui, le gouvernement propose au Parlement de voter une loi dont les dispositions faciliteraient la relance de notre économie. Certaines de ces dispositions suscitent des réactions, plus vives à gauche qu’à droite d’ailleurs.

La Droite sait bien que ce n’est pas depuis l’élection de François Hollande que nos difficultés ont commencé. Elle mesure sans doute la responsabilité qui fut la sienne entre 2002 et 2012.

A gauche, les critiques sont fortes, notamment contre ce que l’on appelle le « travail du dimanche ».

A ceux de mes amis qui sont dans cette posture, je demande de regarder de plus près ce qui est proposé.

Il faut d’abord observer qu’une forte majorité de nos concitoyens est favorable à ce que certaines activités commerciales soient autorisées le dimanche. Ce n’est pas déterminant mais il faut en tenir compte.

La nouveauté par rapport à ce que proposait la Droite lorsqu’elle était au gouvernement c’est que, d’une part, cela ne peut se faire qu’avec des salariés volontaires et que, d’autre part, ces derniers bénéficieront de contreparties financières et sociales, comme le droit à récupération.

Enfin, la loi ne fera que permettre aux maires, s’ils le veulent, d’autoriser l’ouverture des magasins qui le demanderont.

Quel bel exemple de décentralisation de la décision politique pour laquelle la Gauche se bat depuis près de quarante ans.

Alors, sachons raison garder et rassemblons-nous pour permettre de recourir à des moyens qui, jusqu’alors n’ont pas encore été utilisés en France.

A la veille d’échéances électorales d’importance, il y a d’autres priorités.