Réagissez !

lundi 27 octobre 2014

Pour un fonctionnement républicain

Déjà, en 1674, Nicolas Boileau préconisait de réfléchir en permanence aux nécessaires évolutions et transformations qu’il faut apporter à une action. La formule est toujours d’actualité 340 ans plus tard : « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. »

Personnellement, j’ai toujours considéré que tout est perfectible, qu’il convient en permanence de rechercher une adaptation de ses décisions et de ses actes aux contraintes du moment.

Si tel n’est pas le cas, on tombe très vite dans la routine et dans le conservatisme.

C’est malheureusement aujourd’hui ce qui semble l’emporter chez bon nombre de nos concitoyens, pour ce qu’on appelle « les corps intermédiaires », et même parmi quelques responsables politiques : toute proposition de changement devient suspecte.

On a parfois l’impression que certains s’emploient à critiquer d’abord l’idée exprimée avant même de rechercher les éléments positifs qui pourraient en découler.

Jeudi dernier, le Premier Ministre Manuel Valls abordait plusieurs thèmes d’actualité au cours d’un entretien radio télévisé.

Cela concernait entre autre le Parti Socialiste et la Gauche, l’élargissement de la majorité, le droit du travail, les institutions.

Immédiatement, les condamnations ont fusé, à droite et à gauche.

Je regretterai toujours que des suggestions d’évolution, même si elles ne me conviennent pas a priori, ne soient pas d’abord analysées avant que des arguments contradictoires soient avancés.

La crise économique qui pèse sur notre pays, la crise politique cultivée par certains tant à gauche qu’à droite, tout cela devrait nous faire réfléchir davantage.

Nos institutions et la Démocratie ont placé en responsabilité une majorité parlementaire et un Président de la République.

La confiance apportée alors au moment des élections ne doit pas être remise en question en permanence.

Le problème se posera en 2017.

Le faire avant est contraire à notre fonctionnement républicain.

vendredi 24 octobre 2014

Assumons et avançons

De tous les événements qui ont marqué cette semaine politique, je retiendrai l’abstention d’anciens ministres dans le vote de la première partie de la loi de finances.

En d’autres termes, poursuivant la démarche suicidaire des « frondeurs », ils n’ont pas voté les recettes du budget de l’Etat qu’ils avaient approuvées en tant que membres du gouvernement il y a moins de deux mois.

Rappelés à l’ordre par des responsables, l’un d’entre eux aurait déclaré « ne pas avoir de leçons à recevoir ».

Bien sûr que si : il est clair que ces abstentionnistes ont oublié le B.A. – BA de l’action politique collective : quand une décision est prise à la majorité, on l’applique.

Dans la phase préparatoire des Etats Généraux du PS, les contributions fleurissent. C’est une bonne chose.

J’en ai moi-même signé une sur les Droits de l’Homme et la légalité internationale en Palestine et en Israël.

J’ai apporté immédiatement mon soutien à celle intitulée « Assumons et avançons ! » dont le premier signataire est Patrick Kanner accompagné de la plupart des parlementaires nordistes.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : il faut assumer et il faut avancer.

« On doit faire remonter la colère du terrain » disent certains.

On doit surtout, quand on est membre du PS, expliquer en permanence l’action du gouvernement et convaincre autour de soi qu’il n’y a pas d’autre politique possible pour sortir de la crise qui mine notre économie.

D’autres veulent « faire gagner le quinquennat de François Hollande ». J’en suis, sans état d’âme, mais je n’assortis pas mon soutien de critiques et de propositions irréalistes.

Oui, il faut assumer les difficultés du moment, même si elles durent malheureusement. Il ne faut pas tomber dans les faux procès après telle ou telle déclaration du Premier Ministre.

Oui, il faut avancer. C'est tous ensemble que nous réussirons.