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vendredi 24 octobre 2014

Assumons et avançons

De tous les événements qui ont marqué cette semaine politique, je retiendrai l’abstention d’anciens ministres dans le vote de la première partie de la loi de finances.

En d’autres termes, poursuivant la démarche suicidaire des « frondeurs », ils n’ont pas voté les recettes du budget de l’Etat qu’ils avaient approuvées en tant que membres du gouvernement il y a moins de deux mois.

Rappelés à l’ordre par des responsables, l’un d’entre eux aurait déclaré « ne pas avoir de leçons à recevoir ».

Bien sûr que si : il est clair que ces abstentionnistes ont oublié le B.A. – BA de l’action politique collective : quand une décision est prise à la majorité, on l’applique.

Dans la phase préparatoire des Etats Généraux du PS, les contributions fleurissent. C’est une bonne chose.

J’en ai moi-même signé une sur les Droits de l’Homme et la légalité internationale en Palestine et en Israël.

J’ai apporté immédiatement mon soutien à celle intitulée « Assumons et avançons ! » dont le premier signataire est Patrick Kanner accompagné de la plupart des parlementaires nordistes.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : il faut assumer et il faut avancer.

« On doit faire remonter la colère du terrain » disent certains.

On doit surtout, quand on est membre du PS, expliquer en permanence l’action du gouvernement et convaincre autour de soi qu’il n’y a pas d’autre politique possible pour sortir de la crise qui mine notre économie.

D’autres veulent « faire gagner le quinquennat de François Hollande ». J’en suis, sans état d’âme, mais je n’assortis pas mon soutien de critiques et de propositions irréalistes.

Oui, il faut assumer les difficultés du moment, même si elles durent malheureusement. Il ne faut pas tomber dans les faux procès après telle ou telle déclaration du Premier Ministre.

Oui, il faut avancer. C'est tous ensemble que nous réussirons.

lundi 20 octobre 2014

Se mobiliser

« Les résultats viendront si nous nous mobilisons tous ».

Ainsi s’exprimait le Président de la République le 18 septembre dernier à l’occasion de sa conférence de presse.

Un mois plus tard, cet appel au rassemblement reste toujours d’actualité.

Même si la cote de popularité de François Hollande n’est pas aussi satisfaisante qu’on pourrait le souhaiter, nombreux sont ceux, à Gauche, qui ont bien compris que les mesures engagées sont les seules susceptibles de nous permettre de sortir de la crise.

On ne répétera jamais assez que cette crise internationale qui pèse sur nos sociétés, où que ce soit à travers le monde, est la cause première des difficultés auxquelles est confrontée la France.

Je m’emploie, pour ce qui me concerne, à le dire à qui veut l’entendre.

Cela étant, il importe que des mesures soient engagées à l’initiative du gouvernement et de sa majorité parlementaire. Elles le sont et il n’est pas nécessaire de les rappeler. Il suffit d’observer l’évolution des positions au plan européen. La situation en Allemagne préoccupe aujourd’hui ses dirigeants et l’on peut penser que Madame Merkel sera plus conciliante dans les jours à venir.

Lorsque j’ai adhéré au Parti Socialiste en 1962, nous étions dans l’opposition. Nous allions y rester 23 ans entre 1958 et 1981. L’élection de François Mitterrand allait faire naître d’immenses espoirs.

Déjà la réalité économique du monde capitaliste et libéral dans lequel nous sommes s’est imposée. Pierre Mauroy et son gouvernement ont alors engagé le tournant de la rigueur.

Nous avons connu ensuite une succession d’alternances entre la Gauche et la Droite.

Aujourd’hui, nous devons tout faire pour que l’action des Socialistes se prolonge au-delà du présent quinquennat. Les résultats attendus ne manqueront pas d’apparaître même si, aux yeux de nos concitoyens, c’est long à venir.

« Les réformes engagées dès mai 2012 se poursuivront à un rythme accélérée » déclarait François Hollande hier soir.

Alors, mobilisons-nous pour qu'elles apportent leurs fruits.