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jeudi 11 juillet 2019

Municipales


Ainsi les macronistes ont désigné leur prétendant au titre de Maire de Paris. Ce Monsieur GRIVEAUX est la traduction vivante de la trahison. Ancien socialiste, comme beaucoup de ces opportunistes qui ont considéré depuis 2017 que leur « carrière » politique passait par le macronisme, il vient d’être promu au rang de challenger pour mettre Paris dans l’escarcelle des marcheurs.

A Lyon comme à Lille, le choix jupitérien n’est pas encore connu. Dans ces deux villes, la situation est différente puisque dans la première, Lyon, il s’agit de savoir si le soutien à Gérard COLLOMB sera la monnaie de retour pour ce personnage qui, lui aussi, a fait de la trahison sa doctrine de référence.

A Lille, la situation est plus incertaine pour les différentes prétendantes. Pour Monsieur MACRON, l’objectif doit être de mettre en difficulté Martine AUBRY qui a toujours manifesté son opposition au libéralisme macronien. Elle mérite en cela le soutien de tous les Socialistes et de la Gauche en général.

Les macronistes ont confié à une commission, dite « d’investiture », le soin de désigner les candidats. Ce ne sont pas les simagrées du président de cette commission, Alain RICHARD, autre traitre du socialisme, qui nous feront croire que ce n’est pas à l’Elysée que les choix sont arrêtés.

A la rentrée, des sondages vont fleurir à l’envi et nous éclaireront sur les intentions des électrices et des électeurs. Je ne peux pas croire que les Français voudront que leur commune soit gérée par les tenants d’une politique nationale qui a fait de l’injustice sociale sa ligne de conduite.

Il appartiendra à la Gauche d’être convaincante sur ce chapitre et de présenter un projet municipal qui contribue à compenser les méfaits du libéralisme macronien.

Au sein de cette Gauche, les Socialistes devront d’abord témoigner de leur volonté de rassemblement comme ils l’ont fait aux récentes élections européennes et cela sans volonté hégémonique.

La Gauche est plurielle depuis des décennies. C’est sa richesse lorsqu’elle sait mettre de côté ses divergences et se donner des objectifs partagés. Cette théorie peut devenir réalité. C’est à ses acteurs d’en décider.


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Dans quelques jours, nous célèbrerons notre Fête Nationale. C’est un moment du calendrier qui marque le début d’une période au cours de laquelle, généralement, la vie politique connaît une certaine trêve.

Comme chaque année, depuis 2006, je suspendrai la publication de mon blog et ce jusqu’au 2 septembre.

Bonnes vacances à toutes celles et tous ceux qui me lisent.


lundi 8 juillet 2019

Stratégie macroniste


Ainsi, les macronistes viennent de révéler leur stratégie électorale pour les élections municipales de 2020. L’hebdomadaire « Le Point » du 4 juillet dernier nous révèle que « la chasse aux maires socialistes » est ouverte pour le parti du Président de la République.

Dans ce parti, on le sait, s’y trouvent des hommes et des femmes de droite. Messieurs LE MAIRE et DARMANIN en sont les exemples vivants. On peut comprendre leur opposition historique à la Gauche.

On y retrouve aussi des anciens socialistes séduits en 2017 par le discours de celui qui allait devenir Chef de l’Etat au prix d’une trahison et d’un reniement. Ces anciens socialistes ne sont sans doute pas les derniers à vouloir mettre en difficultés leur ancienne formation politique d’où ils tirent leur carrière antérieure. Les derniers convertis ne sont pas les moins prosélytes.

Si telle était la voie choisie en définitive par LREM, il conviendrait de rappeler que ce sigle, LREM, est synonyme de libéralisme et d’injustices sociales criantes.

Olivier FAURE, au nom du PS, l’a rappelé dès qu’il a eu connaissance de ces intentions.

Les élections municipales s’articulent toujours autour d’un projet pour la commune, de personnalités dont celle de la tête de liste et d’un bilan lorsque le candidat maire est sortant.

Les amis de Monsieur MACRON ont dans leurs rangs des personnalités qui parfois s’affrontent. On le voit à Paris et dans d’autres villes, dont Lille. Mais quel projet ont-ils pour nos communes, eux qui ne se réfèrent qu’à la parole du « guide suprême » ? Est-ce le Chef de l’Etat qui va définir les politiques municipales ?

Le délégué général de la République en Marche vient de dénoncer lui-même le fonctionnement trop vertical de son mouvement. Les anciens socialistes devenus macronistes devraient inculquer à leurs nouveaux amis des leçons de démocratie interne.

Force est de constater que le macronisme tolère difficilement le pluralisme et qu’il tend de plus en plus vers une forme de totalitarisme qui s’installe subrepticement. Il suffit de se référer aux critiques et même aux empêchements auxquels sont confrontés les journalistes, par exemple, pour s’interroger sur l’évolution du système politique au pouvoir aujourd’hui en France.