Réagissez !

vendredi 20 octobre 2017

Une fois de plus...



Ainsi, les députés macronistes ont une nouvelle fois, la nuit dernière, témoigné de l’orientation libérale de la majorité gouvernementale. Tous les commentateurs s’accordent à reconnaître l’interventionnisme du Président de la République dans tous les aspects de la politique. Il est évident que le vote des Parlementaires n’est que la traduction de la volonté de M. MACRON.

Il s’agit, rappelons-le, d’un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les actions, les placements et autres moyens d’épargne alors qu’auparavant ce taux était différencié en fonction de l’impôt sur le revenu entre 15,5 % et 60,5 %. C’est dire que grâce à M. MACRON, les épargnants à faible revenu paieront davantage. Dans le même temps, les plus riches verront leur charge fiscale diminuer.

Décidément, c’est bien un président pour les riches qu’une majorité de Français a élu.

Certains ne manqueront pas de me dire que mon opposition à la politique que mène le Chef de l’Etat devient une obsession. Ce n’est pas le cas. C’est simplement une détermination à lutter contre toutes les formes d’injustice sociale. C’est l’un des principes fondamentaux du socialisme. J’entends bien également ceux qui, à court d’arguments, souligneront la situation d’échec du Parti Socialiste et sa disparition programmée. Ceux-là aussi se trompent. Le socialisme et les valeurs qu’il porte ne s’éteindront pas. Il suffit d’être patient et résolu.

La refondation devra partir d’une analyse approfondie des difficultés de la social-démocratie en France mais aussi dans la plupart des pays européens. Elle devra être une réponse claire à la montée du populisme, du radicalisme et du socialisme utopique qu’incarne aujourd’hui Benoît HAMON.

Il faudra des hommes et des femmes porteurs de propositions susceptibles de convaincre nos concitoyens.

A ce titre, le contre-budget 2018 proposé par les Députés socialistes dont l’objectif est de réduire les inégalités et de renforcer la reprise en est une bonne illustration. C’est un document de trente pages qui formule des propositions alternatives à celles du gouvernement et que l’on trouve aisément sur le site du Parti Socialiste.
Bonne lecture à celles et ceux qui voudront s’en donner la peine.


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J’ai signé la pétition en ligne demandant au gouvernement de publier l’impact de sa politique sur les Français les plus riches. J’invite toutes celles et tous ceux qui me lisent à faire de même.


lundi 16 octobre 2017

Autosatisfaction !



Homme de gauche, j’ai voté pour M. MACRON, au 2e tour, en mai dernier alors que je n’approuvais pas les propositions libérales qu’il présentait. Il s’agissait d’éliminer l’extrême-droite. Nous sommes nombreux dans ce cas-là.

C’est dire que je considère que le Président de la République a une dette à honorer en direction de la Gauche.

Compte-tenu des orientations droitières qu’il a données à sa politique au cours des cinq premiers mois de son quinquennat et parce que les observateurs prévoyaient que le Chef de l’Etat annoncerait des mesures de réelle justice sociale, j’ai écouté M. MACRON avec attention.

J’aurais préféré qu’il s’exprime sur une chaine du service public plutôt que sur la télévision du bétonneur Bouygues et avec des journalistes complaisants. Néanmoins, j’ai regardé avec espoir.

Déception !

Je ne sais pas ce qu’en auront retenu les téléspectateurs. D’ailleurs, y avait-il quelque chose de nouveau à retenir ? Non bien sûr.

Nous avons eu la confirmation de la personnalité de celui qui doit son élection, pour une large part, aux électeurs de gauche. Sa suffisance coutumière, celle du monsieur « je sais tout », sûr de lui, persuadé d’avoir raison, a percé l’écran.

C’était en fait une prestation d’autosatisfaction renforcée par l’idée que le vote majoritaire des Français en sa faveur l’autorisait à « tourner la page de décennies d’immobilisme ». A plusieurs reprises, il n’a pas hésité à critiquer celui qui l’a fait roi, François HOLLANDE, son prédécesseur disait-il pour ne pas citer de nom.

Je l’ai dit : suffisant et même méprisant. Ainsi, lorsqu’il déclare : « celui qui a le mandat du peuple souverain, c’est le Président de la République », il oublie délibérément que les Parlementaires représentent également la volonté des citoyens.

S’il n’en est pas convaincu, qu’il se renseigne sur ce que la France a connu il y a tout juste vingt ans, lorsque M. CHIRAC alors Président de la République a dû s’incliner devant la majorité de gauche élue à l’Assemblée Nationale et le gouvernement de Lionel JOSPIN.

Mais, on ne peut pas être « premier de cordée », chef d’un parti hétéroclite qu’il a fondé, dit-il lui-même, et avoir un sens de la mesure et du respect pour les autres.

« Il faut de la solidarité et de la modestie » dans l’action politique disait ce matin, sur les ondes de France Inter, Bernard CAZENEUVE, ancien Premier Ministre.

Dans ce domaine, l’actuel Chef de l’Etat a beaucoup à faire.