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lundi 27 avril 2015

Laïcité

Depuis quelques temps, on observe, en France, l’expression de points de vue relatifs aux religions. Généralement, ceux qui en parlent ne manquent pas de faire référence à la laïcité.

Laïcité, que de faux débats on anime en ton nom dans notre pays.

La France est un pays laïque.

C’est un fait reconnu et admis sans discussion. Les institutions de la République fonctionnent sans qu’une religion quelle qu’elle soit, interfère.

Il n’en est pas de même dans de très nombreux pays où, par exemple, les séances parlementaires commencent par une référence à tel ou tel Dieu.

Les Français, quelle que soit leur religion ou, a fortiori s’ils n’en ont pas, doivent être attentifs au respect de ce principe fondamental de séparation des églises et de l’Etat. C’est ce qui garantit, assurément, la bonne qualité du « vivre ensemble ».

Pourtant, depuis quelques années, des débats sont ouverts dans notre société par des responsables politiques.

L’interdiction de manifester ostensiblement son appartenance religieuse dans les écoles publiques a été la conclusion de l’un de ces débats.

L’extrême-droite s’abrite derrière un pseudo attachement à la laïcité pour, en réalité, fustiger les adeptes d’une des religions pratiquées sur notre territoire, en l’occurrence l’islam. Certains, à droite, ne se privent pas d’utiliser les mêmes arguments.

Cette conception n’est pas acceptable. La laïcité est un principe constitutionnel. Récemment, le Président de la République rappelait que « la laïcité, c’est d’abord la liberté de conscience ».

Or, cette liberté ne peut s’exercer pleinement que si elle ne sort pas des limites que la conscience de chacun impose à soi-même et vis-à-vis des autres.

Disant cela, nous ne devons pas oublier que l’histoire de l’humanité fait apparaître de nombreuses intolérances d’une religion par rapport à une autre ou par rapport à des non-croyants.

Malheureusement, aujourd’hui, à travers le monde, et notre pays n’est pas épargné, on tue au nom d’un Dieu.

Cette situation présente devrait inciter chacune et chacun d’entre nous à un attachement sans faille à la Laïcité.

Le prosélytisme en faveur de telle ou telle religion et l’athéisme relèvent du débat philosophique. Ce débat ne doit pas intervenir dans l’organisation de la vie collective.

C’est parce que je suis laïque que je me refuse à voir mon pays entraîné dans un de ces faux débats.

vendredi 24 avril 2015

Pourquoi ?

Hier soir, je participais à une réunion au cours de laquelle le représentant d’un organisme de sondage a analysé devant nous les résultats des récentes élections départementales.

Tout a été dit, depuis presque un mois maintenant, sur l’échec des Socialistes à ces élections.

Tout a été dit mais aucune solution n’a été sérieusement avancée pour que, à l’avenir, les électeurs retrouvent la confiance en la Gauche dont ils ont témoigné en mai 2012.

Une question m’occupe l’esprit en permanence : pourquoi ?

Pourquoi y a-t-il autant d’abstentions considérées, après analyse, comme le fait des électeurs de gauche ?

Pourquoi le vote en faveur de l’extrême droite connaît-il une telle progression ?

Pourquoi pour 40 % de ceux qui ont voté et qui ont été interrogés, cette élection départementale a-t-elle été l’occasion de sanctionner la politique du Président et du gouvernement alors que 48 % se sont exprimés en fonction de considérations locales et 12 % seulement pour soutenir la politique nationale ?

Parmi les réponses qu’apportent certains, il en est une que je récuse : le gouvernement ne prendrait pas des mesures de gauche.

Je ne vais pas énumérer ici toutes les dispositions arrêtées depuis bientôt 3 ans qui traduisent clairement la différence entre la Gauche et la Droite. D’ailleurs, il suffit de regarder le vote des Députés de droite : ils s’opposent systématiquement à tout ce que propose le gouvernement, à de très rares exceptions près.

Il apparaît clairement de l’analyse considérée que les électeurs de François Hollande, 44 % d’entre eux, se sont abstenus.

Si, comme je le disais, aucune solution n’a été avancée pour contrecarrer cette situation, je pense quand même que le Parti Socialiste ne joue pas le rôle qui devrait être le sien quand il est au pouvoir.

Ce n’est pas nouveau. Depuis 1981, il en aura été ainsi : le gouvernement et le Président sont les seuls à communiquer et, qui plus est, ils ne le font pas toujours sans erreur.

C’est au Parti, à ses responsables, à ses militants, à tous les niveaux, de la section de base jusqu’à la direction nationale qu’il incombe encore et toujours, d’expliquer et de valoriser les initiatives du gouvernement.

Encore faudrait-il que celles et ceux qui s’expriment publiquement le fassent dans ce sens et qu’ils cessent de manifester des réserves, voire des oppositions à la politique conduite par le Président de la République.

Mais cela est un autre débat.