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jeudi 21 juin 2018

Socialisme


Un grand quotidien national du soir, le journal « Le Monde », consacre un quart de page, dans son édition de mercredi, à la venue de François HOLLANDE à Lille, le 18 Juin dernier.

Cet article rend compte d’un événement qui s’est déjà produit dans de nombreuses villes de France : l’ancien Président de la République a écrit un livre, « Les leçons du pouvoir », qu’il vient dédicacer pour ceux de ses lecteurs qui le souhaitent.

L’incontestable réussite de ces manifestations, le succès de librairie de l’ouvrage, l’impressionnante réaction des militants socialistes que François HOLLANDE rencontre, chaque fois qu’il se trouve dans une région, tout cela ne peut qu’interpeller toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à la vie politique.

Au premier rang de ceux-là, ce sont les adhérents du Parti Socialiste qui doivent trouver là des raisons de croire en l’avenir de leur Parti.

Ce dernier serait en voie de disparition selon certains commentateurs. Il est vrai que beaucoup l’ont quitté, et non des moindres. Les deux « finalistes » de la primaire, VALLS et HAMON ont déserté. Quel courage politique !

Le Parti Socialiste a, depuis sa création en 1905, un fonctionnement démocratique. Les débats y sont libres, ce que ne comprennent pas toujours ceux qui sont à l’extérieur. Cette démocratie interne a comme conséquence de déterminer une position par une majorité qui peut parfois être unanime.

Certains, dans les rangs du PS, n’acceptent pas ce mode de fonctionnement. Ce fut le cas des frondeurs durant tout le quinquennat précédent. On ne dénoncera jamais assez le mal produit par ces derniers. Celles et ceux qui les ont encouragés portent également une lourde responsabilité.

Il est vrai aussi que MACRON et MELENCHON ont, l’un et l’autre, l’objectif de « tuer » le PS. Ils n’y parviendront pas.

Dans notre histoire, de grands hommes ont défini le Socialisme : JAURES, BLUM, MITTERRAND sont des références pour celles et ceux qui, en France, mènent le combat politique pour tendre vers cet idéal.

François HOLLANDE, à Lille comme il le fait ailleurs, a convaincu les militants qu’il rencontre que le Socialisme est porteur et défenseur de valeurs qui, elles, ne disparaîtront pas. Les départs, les trahisons, les critiques parfois acerbes n’auront pas d’effet sur son avenir. Encore faut-il qu’il s’exprime.

François HOLLANDE y contribue. D’autres doivent y œuvrer, en particulier Olivier FAURE, le Premier Secrétaire. Ce doit être aussi la mission de toutes celles et tous ceux qui exercent une responsabilité au nom du Socialisme.


lundi 18 juin 2018

Valeurs


Ce matin, le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur de RUGY, répondait à une interview radiophonique. Interrogé sur ce qu’était le macronisme, il répondait : « Ce sont des valeurs ». Pressé de questions, il en énumérait quelques-unes dont une « valeur de transformation ».

Décidément, nous ne donnons pas le même sens au mot « valeur ». La transformation de la société n’est pas une valeur, tout au plus un objectif politique et sociologique.

Il est vrai que le citoyen de RUGY en sait quelque chose de la transformation, lui qui aura été successivement écologiste, élu député en Loire Atlantique grâce aux Socialistes qui lui abandonnent une circonscription, candidat à la primaire socialiste, devenu macroniste pour accéder au perchoir.

Ce n’est plus de la transformation, c’est du transformisme.

Quant à la transformation et l’avènement d’un nouveau monde, le projet de loi du Gouvernement MACRON-PHILIPPE-LE MAIRE intitulé PACTE est une éclatante démonstration du libéralisme économique, « valeur » chère aux « premiers de cordée » qui dirigent aujourd’hui la France.

Certes, ce texte n’a pas encore été examiné par le Parlement. On peut donc espérer des modifications susceptibles de rétablir une sorte d’équilibre entre patrons et salariés. Le projet du Gouvernement fait apparaître, pour l’instant, de nouvelles remises en cause des droits des salariés.

La « valeur de transformation » que porte Monsieur MACRON, selon Monsieur de RUGY s’est accompagnée, ces derniers jours, d’une « valeur de silence ». En effet, même sous la forme d’une discussion privée avec ses collaborateurs, filmée et diffusée largement, on n’a pas entendu le Chef de l’Etat manifester une quelconque compassion à l’égard des passagers de l’Aquarius.

C’est finalement le Premier Ministre socialiste espagnol qui aura fait preuve de solidarité en direction des migrants.

On ne le dira jamais assez, la Solidarité fait partie des valeurs fondamentales du Socialisme, ce qui ne semble pas être spontanément le cas du macronisme.

Quoi que fasse le pouvoir politique, malgré la situation difficile dans laquelle se trouve aujourd’hui le Parti Socialiste, les valeurs qu’il porte sont indéfectibles. C’est à partir de ces valeurs que le P.S. doit défendre âprement qu’il retrouvera la confiance de l’opinion.