Réagissez !

lundi 29 septembre 2014

De nouvelles perspectives

Même si certains commentateurs, et ils ont raison, considèrent que le résultat des élections sénatoriales de ce dimanche n’est pas en soi significatif dans la vie politique de notre pays, ne pas en parler marquerait un désintérêt pour nos institutions.

Le Sénat en fait partie même si je suis de ceux qui pensent que son rôle et son existence même mériteraient une réflexion.

Il était évident qu’il ne pouvait pas en être autrement : l’alternance en faveur de la Droite qui s’est produite en mars dernier dans de nombreuses communes, ne pouvait pas avoir d’autres conséquences en la matière.

La Droite profite de ce phénomène qui pèse sur notre vie politique : il est difficile, voire impossible d’avoir la même majorité au plan local et au plan national. Depuis plusieurs décennies, l’opposition nationale, qu’elle soit de Droite ou de Gauche, profite toujours de sa situation pour engranger de bons résultats au plan local.

Là aussi, comme pour le Sénat, une réflexion approfondie doit être engagée. C’est d’autant plus nécessaire que nous ne sommes plus en 1958 avec, l’avènement de la Vème République telle que l’avait voulue le Général De Gaulle.

J’entends bien certains clamer la nécessité d’une sixième République. Le numéro n’a pas d’importance. C’est le contenu des règles arrêtées qui compte.

La période n’est pas propice à des modifications institutionnelles. On le voit bien avec les réactions que suscite aujourd’hui la réforme des collectivités territoriales.

Parce que « gouverner, c’est prévoir », il appartient aux responsables politiques, et à ceux du Parti Socialiste en particulier, d’engager cette réflexion et de formuler des propositions. On verrait alors rapidement les conservateurs « sortir du bois ». La différence apparaîtrait nettement entre progressistes et réactionnaires.

Le récent discours du « revenant » Sarkozy et les sujets qu’il a abordés témoignent qu’entre la Droite et la Gauche, il y a des différences de fond d’une grande ampleur.

Alors, élections sénatoriales perdues par la Gauche, certes, mais devant nous de nouvelles perspectives.

vendredi 26 septembre 2014

Et demain ?

Il aura fallu la disparition brutale, l’assassinat d’Hervé Gourdel par une bande de fanatiques sanguinaires pour, qu’en France, une forme d’union nationale apparaisse.

La seule fausse note est venue de l’extrême droite : cela ne surprend pas. Il n’y a rien à attendre de la part de ceux qui bâtissent leur audience politique sur le racisme et la xénophobie.

Je veux saluer la mobilisation et les réactions positives des Français pratiquant la religion musulmane. Ils ont bien compris qu’ils étaient les mieux placés pour démontrer à l’opinion que ces assassins n’ont rien à voir avec leur croyance.

Les actes criminels ainsi perpétrés en Algérie ou au Moyen Orient illustrent à l’évidence que le monde civilisé est agressé dans ses valeurs et, si rien n’est fait, dans son intégrité territoriale. Cela a commencé dans le Sahel puis en Irak et en Syrie.

Et demain ?

Il était indispensable de réagir. François Hollande, devant les représentants des Nations du Monde, à New-York, à l’ONU, a exprimé avec force la détermination de la France à s’engager dans la défense des libertés, là où elles sont bafouées.

« La lutte contre le terrorisme sera poursuivie, amplifiée autant qu’il sera nécessaire » a-t-il déclaré.

Cette position a été clairement défendue par Manuel Valls devant l’Assemblée Nationale.

Je m’en réjouis en même temps que je déplore les basses critiques du « revenant » Sarkozy. Ce dernier croit devoir s’engager dans une opération de revanche. Il oublie un peu vite que son échec de 2012 n’est dû qu’au rejet de la politique qu’il a conduite pendant sa présidence.

A l’image de Monsieur Seguin qui rappelait sa chèvre, les supporters de l’ancien président lui crient : « Reviens ! Reviens ! ». Ils oublient un peu vite que le loup a fini par dévorer Blanquette.

En l’occurrence, j’ai peur qu’ils confondent la chèvre et le loup.