Réagissez !

vendredi 13 novembre 2009

MONSTRUEUX !

Depuis quelques jours, l’actualité fait état de l’initiative insupportable d’un député sarkozyste demandant au ministre de la Culture d’appeler à un devoir de réserve Marie NDiaye, lauréate du prix Goncourt 2010.

Cette dernière a choisi de vivre à Berlin parce qu’elle estime, et c’est son droit, que certains ministres du gouvernement Sarkozy sont « monstrueux ».

Comme elle, je considère que lorsque le ministre de l’intérieur veut établir un couvre feu pour les mineurs de treize ans, c’est monstrueux.

Comme elle, j’estime que lorsque le ministre de l’immigration reconduit dans leur pays d’origine, contre leur gré, de jeunes afghans qui avaient fui le régime des talibans, c’est monstrueux.

Vais-je être rappelé au devoir de réserve par ce député de droite, voire d’extrême droite ?

Qu’aurait-il exigé pour Voltaire demandant la réhabilitation de Jean Calas, victime en 1762 de l’intolérance et de la persécution religieuse ?

Aurait-il cloué au pilori Emile Zola en 1898 lorsqu’il a ardemment contribué à la réhabilitation du capitaine Dreyfus injustement accusé de trahison ?

Ce qui doit nous interpeller aujourd’hui devant cette réaction d’un parlementaire, c’est que la liberté d’expression d’un écrivain et menacée quand elle déplait aux princes qui nous gouvernent.

Je n’ai ni lu ni entendu de condamnation de la démarche du député UMP par ses pairs : messieurs Sarkozy, Copé, Bertrand. Qui ne dit mot consent.

Ce silence est monstrueux.

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A noter aussi

Une rencontre avec la presse, ce jeudi 12 novembre, en tant que Député de la 2ème circonscription, m’a permis de faire un tour d’horizon des dossiers d’actualité.

Retrouvez les articles de Laurent WATIEZ, La Voix du Nord et Julien GILMAN, Nord Eclair sur :
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2009/11/13/article_bernard-derosier-dit-oui-a-la-presence-d.shtml

http://www.nordeclair.fr/Locales/Villeneuve-d-Ascq/2009/11/13/le-tour-d-horizon-du-depute-derosier.shtml

UNE VOLONTE RECENTRALISATRICE

Communiqué de presse de Bernard DEROSIER, Député du Nord
Bernard Derosier, Député du Nord, porte-parole pour le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale est intervenu ce vendredi 13 novembre dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de Finances pour 2010, mission « Relations avec les Collectivités Territoriales ».

Pour le Député, le Projet de Loi de Finances pour 2010 confirme le mauvais traitement réservé aux Collectivités Territoriales.

Avec une augmentation limitée à 0,6%, soit deux fois moins que l’inflation prévisionnelle estimée à 1,2%, les concours financiers de l’Etat aux collectivités connaissent une forte baisse en valeur réelle. Le Gouvernement poursuit ici, de façon flagrante, sa politique de compression des dotations aux collectivités territoriales, déjà en grande difficulté par la non-compensation intégrale des transferts de charge par l’Etat.

Par ailleurs, Bernard Derosier a affirmé que les Collectivités Locales sont légitimement très inquiètes de la suppression de la Taxe Professionnelle (TP), qui va représenter une perte importante de leurs recettes.

A ses yeux, remplacer la plus grosse part de la fiscalité directe des Collectivités Territoriales par une dotation constitue une attaque en règle contre leur autonomie fiscale, et donc contre leur liberté d’administration. Pour le Député, voilà précisément la raison pour laquelle cette autonomie fiscale est malmenée par le Gouvernement.

Ces mesures financières placent les Collectivités Territoriales dans une situation proche de l’asphyxie, avec le risque de l’impossibilité prochaine pour ces dernières de faire face à leurs compétences obligatoires !

Bernard Derosier a estimé que le Projet de Loi de Finances pour 2010 dressait devant les Collectivités Territoriales un mur d’incompréhensions, d’incertitudes et de difficultés inextricables.

Par cette mise à mal de l’autonomie fiscale et financière des Collectivités, le Gouvernement démontre une véritable volonté recentralisatrice, qui, à l’instar de la réforme territoriale en préparation, va à rebours du sens de l’Histoire, a conclu Bernard Derosier.