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vendredi 26 octobre 2007

Une belle semaine

Cette semaine qui s’achève aura été riche en évènements.

Lundi, la réforme de la carte judiciaire a fait l’objet d’un débat au Conseil Général. J’ai proposé une motion adoptée par une très large majorité, des élus de droite votant avec la gauche, d’autres s’abstenant.

Il s’agissait de dénoncer auprès du gouvernement, destinataire de cette motion, le « déménagement du territoire » auquel se livre SARKOZY et sa majorité.


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Mardi, à l’Assemblée Nationale, j’ai commencé les auditions qui me faciliteront la rédaction d’un rapport sur la loi de juillet 2005 transposant en droit français plusieurs directives européennes et modifiant les conditions d’accès à la fonction publique. Ce rapport permettra d’apprécier la mise en œuvre de cette loi.


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Mercredi, j’ai présidé une réunion du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale au cours de laquelle deux ministres, celui des collectivités locales et celui de la Fonction publique, sont venus nous présenter leurs projets.

J’ai eu l’impression que les représentants du gouvernement prenaient conscience que les 1 700 000 agents des communes, départements et régions que nous représentons au CSFPT, n’étaient pas disposés à se laisser traiter n’importe comment.


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Jeudi, j’ai travaillé sur plusieurs affaires touchant à la vie départementale : la protection de l’enfance, les personnes handicapées, l’enseignement, la culture figuraient parmi les sujets abordés au cours de différentes réunions. Cette diversité rend la fonction que j’exerce particulièrement intéressante, voire même passionnante.


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Ce vendredi matin, le ministre de la Fonction Publique a souhaité me présenter les mesures qu’il a proposées une heure plus tard aux représentants syndicaux des fonctionnaires. Tout comme moi, ces syndicalistes ont été désagréablement surpris par la faiblesse des propositions. Ils ont même quitté la réunion fâchés et en colère.

J’ai publié le communiqué suivant :

Communiqué de Presse de
Bernard DEROSIER
Président du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale

Pouvoir d’achat des fonctionnaires : absence d’ambition du Gouvernement



Bernard DEROSIER, Président du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT), a rencontré ce jour Eric WOERTH, Ministre du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique, ainsi qu’André SANTINI, Secrétaire d’Etat chargé de la Fonction Publique.

Ces derniers ont présenté aux représentants des collectivités territoriales, les mesures salariales qu’ils annonceraient une heure plus tard aux responsables des syndicats de la Fonction Publique.

Bernard DEROSIER a fait observer aux ministres que ces mesures ne comportent aucune disposition permettant d’améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires de façon pérenne. Elles constituent en tous points un simulacre des mesures qu’il serait nécessaire d’adopter et qui doivent d’abord concerner la valeur du point d’indice.
Plus que jamais, le pouvoir d’achat des fonctionnaires devrait être au cœur d’une véritable négociation avec les syndicats de la Fonction Publique.

En tant que Président du CSFPT, Bernard DEROSIER souhaite que les agents du service public de l’Etat, des collectivités territoriales et des hôpitaux soient pris davantage en considération : il y va de la qualité du service public offert aux usagers.


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Ainsi, au fil de la semaine, j’ai vraiment eu le sentiment de remplir la mission que m’ont confiée mes concitoyens. La campagne électorale dans laquelle nous entrons chaque jour davantage, pour les municipales et pour les cantonales, me permettra d’être encore plus à leur écoute, aux côtés des candidats que je soutiens. J’y reviendrai.

mardi 16 octobre 2007

Respectons les valeurs

Cet après-midi avait lieu, à Bailleul, les obsèques du sapeur pompier décédé la semaine dernière en luttant contre un incendie.

Moment de tristesse. Moment de solidarité surtout : témoigner à la famille, à sa femme, à ses très jeunes enfants, à ses collègues, que le Président du SDIS est à leurs côtés dans la peine.

Je n’étais pas seul. Nous étions très nombreux, rassemblés sur la place de Bailleul. Le Président de la République était également présent.


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Mes amis, mes camarades dans l’action ont été désignés pour conduire les listes aux élections municipales de mars prochain.

Avec Martine AUBRY à Lille, Jean-Michel STIEVENARD à Villeneuve d’Ascq, Gilles PARGNEAUX à Hellemmes, Alain RABARY à Ronchin et Marc GODEFROY à Lezennes, je vais m’employer à faire gagner leurs équipes. Bien sûr, il y aura à démontrer les arguments des adversaires. Bien sûr, il faudra convaincre les citoyennes et les citoyens.

Les excellents bilans dont chaque maire de ma circonscription peut se prévaloir constituent un très bon point de départ.

Les critiques, les contre-propositions font partie du débat démocratique.

A l’inverse, l’esprit de revanche n’a pas sa place dans la confrontation des points de vue. Si d’aucun en était animé parmi nos adversaires, qu’il sache que la calomnie et le dénigrement ne sont pas des valeurs humaines.

samedi 13 octobre 2007

Il n'y a pas de justice.

Dans mon blog de début de semaine, je dénonçais le libéralisme au service de l’injustice.

Plusieurs événements, ces derniers jours, ont montré que la justice pouvait servir le libéralisme.

Je ne retiendrai que ce scandale d’Etat que constitue la vente très profitable des actions d’EADS par quelques capitalistes bon teint. Ce sont des personnes qui ont fait des profits considérables avec la complicité du gouvernement d’alors, gouvernement dont l’omni-président d’aujourd’hui était membre. Qui plus est, parmi les présumés coupables du délit d’initié figure le « frère » (c’est ainsi qu’il le nomme) du Président de la République, Monsieur LAGARDÈRE.

Comment ne pas être outré par de tels comportements quand on a, comme c’est mon cas, la responsabilité d’accompagner dans leurs difficultés, les 74 000 allocataires du RMI dans le Nord.

Il n’y a pas de justice !


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A propos de justice, j’ai entendu, hier matin, le Premier Ministre et sa Garde des Sceaux, nous présenter la réforme de la carte judiciaire dans le Nord.

En les écoutant, je me demandais si ces gens là, comme disait Jacques BREL, ont conscience des besoins de justice de nos concitoyens.

Certes, il y a les tribunaux. Il y a aussi et surtout l’injustice sociale que le gouvernement SARKOZY – FILLON ne corrige pas. Bien au contraire, je pense qu’il l’aggrave.

A l’occasion de cette réunion, j’ai pu dire au Premier Ministre que ce dont nous avions besoin dans le Nord, c’était moins d’une réforme de la carte judiciaire que de moyens humains mis en œuvre par l’Etat, pour servir les nordistes. Plus de policiers, plus de magistrats, plus de médecins et d’infirmières, plus d’enseignants : voilà ce que veulent les nordistes. Ils n’ont que faire de l’agitation médiatisée de leur Président.

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La semaine prochaine sera triste puisque mardi auront lieu les obsèques de ce jeune sapeur-pompier volontaire, père de trois enfants, mort en combattant un incendie à Bailleul.

Je serai présent pour témoigner de la solidarité des responsables politiques vis-à-vis de ces collaborateurs qui mettent leur vie en danger pour secourir les autres.

C’est une leçon de courage que l’on voudrait voir retenue par beaucoup.

lundi 8 octobre 2007

Le libéralisme au service de l'injustice

La vie d’une collectivité territoriale est rythmée notamment par la préparation, la discussion puis le vote de son budget annuel.

Le Département n’échappe pas à ce type de fonctionnement.

Ce matin, avec mes collègues de la majorité, nous avons réfléchi et discuté de notre action au service des nordistes.

J’ai souligné combien les lois votées depuis les élections de juin dernier, celles qui nous sont annoncées par l’omni président viennent renforcer les injustices que nous combattons par notre politique de solidarité départementale.

Le « paquet fiscal » (13 milliards d’euros de cadeaux aux plus favorisés), la franchise médicale, la TVA sociale sont quelques illustrations de la logique libérale à l’œuvre.

Il nous faudra faire preuve d’une volonté politique sans faille pour que, à partir d’un constat lourd sur les difficultés du Nord en matière sociale, nous continuions à témoigner de notre volonté de solidarité en direction de celles et de ceux qui en ont besoin et cela avec des moyens limités.

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En cette fin d’après-midi, je serai présent aux côtés de Martine AUBRY et Gilles PARGNEAUX pour l’hommage qui sera rendu à Jean-Raymond DE GREVE.

Il était communiste, je suis socialiste. Nous avions des divergences mais tellement de convergences. Nous avions surtout une grande et sincère amitié.

Sa disparition après de grandes souffrances m’a vivement peiné. Jean-Raymond aura été un compagnon dans l’action politique locale. Il est désormais une référence dans ma mémoire.

mardi 2 octobre 2007

Le parlement doit contrôler le gouvernement

Je sors à l'instant de la séance des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale.

C'est un moment, très formel certes, qui permet cependant aux Députés, et notamment à ceux de l'opposition, d'interpeler les ministres sur des sujets d'actualité.

Nous n'avions pu le faire depuis le mois de février dernier. C'est une des conséquences de notre système institutionnel. La modification de la Constitution fait partie des sujets que la majorité de droite veut traiter. Sarkozy et une partie de ceux qui le soutiennent au Parlement veulent renforcer le rôle du Président de la République. N'en a-t-il pas assez quand on constate que les Députés n'ont pas pu interroger le Gouvernement depuis bientôt huit mois ?.

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Hier, en tant que Président du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale, j'ai participé à la première de cette série de conférences consacrées, à l'initiative du Gouvernement, à la Fonction publique et donc aux services publics.

Le Premier ministre lui-même nous a rappelé la volonté de la droite déjà exprimée par le Président de la République, à Nantes, il y a quelques jours. Il s'agit ni plus ni moins que de mettre en oeuvre une logique libérale complètement contraire aux principes d'égalité et de neutralité qui caractérisent la Fonction publique française.

J'ai pu rappeler la principale question à laquelle la droite française ne répond pas alors qu'elle prend les fonctionnaires comme boucs émissaires : quels services publics veut-on pour notre Nation ?

Je veux croire encore que le temps de dialogue qui s'est ouvert permettra de répondre à cette question.