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lundi 26 janvier 2026

Un programme d’abord

Le Parti Socialiste est attaché à l’Union de la Gauche et au rassemblement de ses forces « plurielles » pour gouverner la France et instaurer davantage de justice sociale. Neuf années de « macronie » ont créé une société dans laquelle de plus en plus de nos concitoyens vivent des situations particulièrement difficiles.

Le PS a montré son attachement à cette union dès 1971 lorsqu’a été réalisé le rassemblement des organisations d’alors qui se réclamaient de la social-démocratie. La SFIO créée en 1905, 66 ans plus tôt par Jean JAURÈS et Jules GUESDE, avait contribué à des avancées sociales significatives toujours présentes dans les mémoires. Il fallait passer à autre chose et la complémentarité qui s’est établie alors entre François MITTERRAND et Pierre MAUROY allait permettre l’alternance de 1981. Il avait fallu attendre 23 ans pour réaliser ce changement. On ne peut que souhaiter que le moment qui nous sépare du retour de la Gauche au pouvoir ne soit pas aussi long. Encore faut-il s’en donner les moyens.

La leçon de ce qui s’est produit il y a 55 ans devrait être retenue par le PS d’aujourd’hui. Un programme socialiste a été préparé dès l’été 1971. Les militants d’alors y ont pris une part active. Ce programme a été adopté au début de l’année 1972 et soumis à la discussion avec des partenaires, le Parti Communiste notamment, qui avaient, eux aussi, des propositions. De ces échanges est né le programme commun signé le 12 juillet 1972 par les Socialistes, les Communistes et les Radicaux de Gauche.

Le processus était engagé. Il allait conduire à la victoire de François MITTERRAND à l’élection présidentielle de 1981. D’abord un programme partagé par le plus grand nombre d’organisations, ensuite le candidat ou la candidate le mieux à même de rassembler sur son nom les électrices et les électeurs de gauche, tel doit être le meilleur scénario pour permettre la présence au second tour.

Plusieurs responsables de formations politiques de gauche se sont retrouvés samedi dernier à Tours pour décider d’une « primaire » en octobre, ouverte à tous les candidats potentiels (et ils sont nombreux). Tours, une ville symbolique s’il en est puisque c’est là, en 1920, que fut actée la rupture entre Socialistes et Communistes. Malheureusement, la symbolique s’arrête là puisque les Communistes n’ont pas participé à cette décision. Ils n’étaient pas les seuls absents puisque Raphaël GLUCKSMAN, qui ne cache pas ses intentions, n’était pas non plus présent. L’absence de MÉLENCHON est anecdotique. Ce personnage et ceux qui l’entourent n’ont rien à voir avec la Gauche de Gouvernement et de responsabilité dans le respect des institutions.

Il faut donc « remettre le travail sur le métier ». Certains responsables socialistes ont, à juste titre, rappelé que c’était aux militants, membres du PS, de désigner leur candidat. Ce sont les règles (statuts) de fonctionnement du Parti qui l’imposent. A plusieurs reprises, la direction socialiste n’a pas respecté ces règles. Souhaitons que ce ne soit pas à nouveau le cas cette fois.

En résumé, un programme d’abord, un candidat ensuite sont les conditions à remplir pour espérer le changement.