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lundi 21 septembre 2026

Primaires, encore…

L’organisation de la désignation du candidat ou de la candidate de gauche suit son cours à partir d’élections primaires dont les modalités ont été arrêtées par un vote des militants socialistes. Elles ont été acceptées par deux organisations dont les leaders sont candidats à ces primaires, Raphaël GLUCKSMANN pour Place Publique et Emmanuel MAUREL pour la Gauche républicaine et socialiste. Le PS, pour sa part, présente trois candidats. 

Depuis que l’on connaît les cinq postulants, les commentaires vont bon train quant au choix de l’un des cinq. On constate que des Socialistes, certains exerçant des responsabilités importantes, appellent à voter pour un candidat non membre du PS. C’est insupportable et inadmissible.

Quand on s’engage dans un parti politique comme le PS, on en accepte les règles et on soutient celui ou celle, membre de son parti, qui répond le mieux aux critères à prendre en considération pour exercer la fonction concernée. Or, certains appellent à choisir le représentant d’une organisation, certes engagée dans le processus des primaires, mais extérieure au Parti Socialiste.

Ce candidat, Raphaël GLUCKSMANN en l’occurrence, a conduit à deux reprises la liste soutenue par le PS pour les élections européennes. Dans cette liste figuraient et ont été élus davantage de Socialistes que de membres de Place Publique. C’est un scrutin de liste, comme aux municipales ou aux régionales. Ce n’est pas un scrutin uninominal. On ne peut que s’interroger : pourquoi Raphaël GLUCKSMANN, depuis sept ans, n’a-t-il pas rejoint le PS ? Il n’est pas de « sauveurs suprêmes » nous dit l’Internationale, hymne de référence des Socialistes. Il est temps que ceux-ci se ressaisissent et fassent confiance, d’abord, à leur Parti.

Au  moment  du  choix,  il  faut  s’interroger  sur  les  capacités  du candidat à exercer le mandat auquel il prétend. Si aucun ne les possède, le vote « blanc » est le moyen de remplir son devoir démocratique. Nous serons mieux à même d’apprécier les qualités respectives de chaque candidat lors des débats entre eux prévus à la télévision. Le premier devrait avoir lieu ce mercredi 23 septembre.

Les adhérents des trois organisations instigatrices de ces primaires et les citoyens non engagés qui y participeront moyennant le paiement d’une somme de 15 euros choisiront celui ou celle qui leur paraîtra en capacité de porter le projet de la Social-démocratie.

Les sondages nous informeront alors sur les réactions de l’opinion à l’égard de cette candidature. S’il n’était pas à la hauteur de nos attentes, il faudrait avoir la sagesse d’en tirer les conclusions et de soutenir, toujours selon les sondages, le représentant de la Gauche de Gouvernement qui pourra battre l’extrême-droite.

jeudi 17 septembre 2026

Une primaire, et après ?

Nous y sommes… ou presque. On connaît les candidats à la primaire voulue par trois organisations dont le Parti Socialiste. Ils seront cinq, quatre candidats et une candidate, à solliciter le vote en leur faveur des adhérents du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste.  Pourront  également  participer  au  scrutin, des  citoyennes  et des citoyens, non membres de ces trois formations, qui s’acquitteront d’un « cens » qui leur donnera le droit de voter. Trois débats relayés par des chaînes de télévision devraient permettre à ces postulants à une fonction d’une très grande importance de se faire connaître d’abord, pour certains, de démontrer ensuite leur capacité d’analyse du contexte national et international. Car c’est à cela qu’on reconnaîtra celui ou celle qui aurait les qualités indispensables pour discuter et affronter demains les TRUMP, POUTINE et autres chefs d’Etats retors et puissants.

Il suffit d’imaginer chaque prétendant dans cette position de représentant de la France pour, immédiatement, se forger une opinion. Pour être Président de la République il ne suffit pas de le vouloir, d’en avoir envie et d’en posséder l’ambition. Il faut « porter le costume » et là, quel que soit le tailleur, on observera rapidement les « retouches » qu’il faudra apporter.

Ces cinq personnalités seront amenées à formuler des propositions relatives aux grands problèmes du moment et pour lesquels nos concitoyens attendent des solutions. Pour trois d’entre elles, membres du Parti Socialiste, ce sera chose facile puisque le PS a adopté un projet et un programme il y a quelques semaines. On imagine mal l’un des trois défendant une proposition qui serait contraire à ce qu’a décidé le Parti. Pour les deux autres on découvrira peut-être ce qui fait la différence entre leur formation respective et le Parti Socialiste. Elle doit être mineure.

En effet, le fondateur de Place Publique, Raphaël GLUCKSMANN a, à deux reprises, conduit la liste socialiste aux élections européennes et a été élu grâce à la logistique du PS et en défendant les positions politiques de ce parti. 

Le représentant de la Gauche républicaine et socialiste, Emmanuel MAUREL connaît le PS pour en avoir été membre avant de rejoindre les Insoumis. Elu député en 2024, il siège au sein du groupe communiste…

Il faudra attendre le 10 octobre pour connaître les résultats d’un premier tour et le 17 du même mois s’il est nécessaire de voter une seconde fois. Cette formalité étant accomplie, il faudra alors que la Gauche de Gouvernement se mette en situation d’être présente au 2ème tour de l’élection présidentielle, le 2 mai 2027. Les sondages, qui ne font pas l’élection, seront néanmoins un bon indicateur de l’audience, dans l’opinion, des différents candidats.

Socialistes, communistes, écologistes devront s’accorder s’ils veulent éviter une confrontation des extrêmes. Au-delà de la primaire à venir, c’est là que se situe le véritable enjeu.