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lundi 13 juillet 2026

Une décision importante

La décision des militants socialistes du 9 juillet dernier est d’une très grande importance. Elle a mis fin à des incertitudes qui pesaient sur la vie du Parti, conséquences d’une stratégie imaginée par la direction du PS et son Premier Secrétaire Olivier FAURE. La solution retenue par 55 % des membres du Parti va permettre la désignation du candidat que le PS soutiendra pour l’élection présidentielle d’avril 2027. Dix ans après l’échec de Benoît HAMON, la Gauche de Gouvernement pourra envisager son retour aux responsabilités.

De nombreuses étapes sont encore à franchir, la prochaine consistant en l’organisation de la désignation du candidat PS. Elle est envisagée début octobre, la période estivale ne permettant pas raisonnablement d’imaginer cette procédure avant la rentrée. D’ores et déjà des candidatures se sont manifestées, d’autres viendront. Il n’est pas l’heure d’évoquer ici celle que nous soutiendrons. Il faudra d’abord analyser sereinement les capacités de chaque prétendant à exercer la fonction de Chef de l’Etat. Il faudra surtout se mettre en situation d’être présent au second tour. 

Il appartient donc au Premier Secrétaire, Olivier FAURE, de préparer cette désignation. Même si le choix qu’il proposait le 9 juillet n’a pas été retenu et que donc il a perdu ce vote, il demeure en responsabilité et personne ne lui demande de démissionner. Nul doute que celles et ceux qui défendaient le mode de désignation décidé par les militants socialistes veilleront à l’application de cette décision dans les meilleures conditions possibles.

La campagne électorale à venir sera l’occasion de présenter un programme d’action gouvernementale. Depuis dix ans, la « macronie » libérale a suscité beaucoup d’insatisfactions. Les Socialistes n’ont pas exercé de responsabilités politiques au cours de cette période. Par contre, ils peuvent se prévaloir des avancées sociales, économiques, culturelles, sociétales à l’origine desquelles ils ont joué un rôle déterminant à chaque fois qu’ils ont gouverné le pays. La direction du PS a été trop en retrait, depuis plusieurs années, sur ce nécessaire rappel. Il importe de redire à nos concitoyens ce que les gouvernements de gauche dirigés par des Socialistes ont fait pour changer la vie des Français. Ce fut le cas entre 1981 et 1995, pendant les deux septennats de François MITTERRAND, entre 1997 et 2002 avec Lionel JOSPIN et entre 2012 et 2017 sous la présidence de François HOLLANDE.

Nous ne nous livrerons pas ici à l’établissement d’une liste de ces décisions qui ont contribué à plus de justice sociale et à des politiques économiques positives. Il faudra cependant le faire pour que les électrices et les électeurs manifestent à nouveau majoritairement leur confiance en la Gauche.


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Sans préjuger des évènements et de l’actualité politique des quelques semaines à venir, je suspendrai la publication de ce blog jusque début septembre. 
Bonnes vacances à celles et ceux qui me lisent.

jeudi 9 juillet 2026

Défendre la morale politique

Depuis deux jours, les médias nous « bassinent » à propos de la candidature de Madame LE PEN à l’élection présidentielle et cela, malgré sa condamnation. Nombreuses sont les erreurs d’interprétation de la situation judiciaire. 

La décision de se pourvoir en cassation ne fait pas de Madame LE PEN une personne présumée innocente. Cet acte juridique, le pourvoi en cassation, n’annule pas la condamnation, elle en suspend l’application. La condamnation demeure. Madame LE PEN a été reconnue coupable des actes délictueux qui lui sont reprochés de détournement de fonds publics. Deux instances judiciaires, le tribunal de première instance puis la Cour d’Appel, ont reconnu les faits et ont prononcé des condamnations.

La Cour de cassation désormais saisie ne jugera pas sur le fond les faits reprochés. Son rôle est de vérifier que la forme juridique du procès a été respectée, que la Loi a bien été appliquée. Si elle « cassait » la décision du tribunal, en l’occurrence la Cour d’Appel, là, Madame LE PEN redeviendrait « présumée innocente » jusqu’à ce qu’un nouveau jugement soit prononcé par un nouveau tribunal.

C’est dire qu’à ce jour, le Rassemblement National, parti d’extrême-droite, présente une personne coupable et condamnée à la magistrature suprême de notre République. L’éthique, la morale politique, voudraient qu’un élu reconnu coupable et condamné se retire de la scène publique. Ces deux valeurs, l’éthique et la morale, ne font pas partie des références de Madame LE PEN.

Cette situation suscite des réactions diverses. On sait que des électrices et des électeurs demeurent dans l’état d’esprit de voter malgré tout pour la candidature du RN. Ce sont les mêmes qui fustigent une justice accusée d’être laxiste, trop indulgente vis-à-vis des auteurs de délits. Dans le cas présent et bien que le délit soit avéré et condamné, cette accusation de la Justice est oubliée.

Ce sont les mêmes également qui dénonceront par principe les responsables politiques, « tous pourris » à leurs yeux. Or, dans le cas présent, on a bien affaire à une candidate qui, pendant plusieurs années, a utilisé des fonds publics pour des intérêts partisans, ce qui est interdit par la Loi.

La campagne présidentielle devrait amener tous les autres candidats à réprouver cette pratique qui vient aggraver encore le fait que l’extrême-droite est porteuse d’idées dangereuses pour la Démocratie et pour la République.