Réagissez !

jeudi 5 mars 2026

Situation internationale et municipales

La guerre au Moyen-Orient constitue l’élément principal de l’actualité internationale. Cette situation a des répercussions dans notre pays : nos concitoyens sont inquiets des conséquences de cette guerre et craignent notamment des problèmes concernant la distribution et le coût du carburant et du gaz. L’embrasement prend de l’ampleur. En Iran, en Israël, au Liban et d’autres pays de cette région des bombardements font de nombreuses victimes. On ne peut que souhaiter la fin de cette guerre et le retour de la diplomatie pour régler les conflits.

C’est le gouvernement israélien, au lendemain des attaques terroristes du Hamas en octobre 2023, qui a engagé des opérations militaires à Gaza d’abord puis au Liban contre le Hezbollah. Le Premier Ministre NETANYAHOU a réussi à convaincre TRUMP pour entraîner les Etats-Unis dans des attaques contre l’Iran. Ce dernier, qui n’est plus à une foucade près s’est, une nouvelle fois, posé en « maître du Monde ». Saluons la position ferme et courageuse de Pédro SANCHEZ, Premier Ministre espagnol qui n’a pas hésité à dire non à TRUMP. Il faudrait autant de détermination chez les responsables des Etats membres de l’UE pour montrer au président américain qu’il doit tenir compte de l’Europe.

En France, le Chef de l’Etat essaie de démontrer qu’il existe. Il « montre ses muscles » en décidant l’envoi du porte-avion « Charles de Gaulle » en méditerranée. Il a par ailleurs fait franchir un pas à la stratégie de dissuasion nucléaire française en prévoyant d’y associer les Etats membres de l’UE qui le souhaiteraient. A ce jour, sept d’entre eux s’y retrouvent. Il y a là un pas de plus qui est fait vers la construction d’une Europe de la défense. Il est dommage que pour en arriver là il aura fallu une guerre qui s’amplifie dans cette partie du monde.

Nous le disions dans notre précédent blog, la gravité du contexte international ne doit pas occulter l’importance des élections municipales en France. Pour les citoyennes et les citoyens, c’est l’occasion de choisir les élus qui s’occuperont de leur vie quotidienne. Des sondages sont publiés. Quand ils sont bons pour les candidats que l’on soutient, on s’en réjouit. Mais, attention ! Un sondage n’est pas l’élection elle-même. Celle-ci aura lieu dans dix jours.

Dans plusieurs grandes villes, Paris, Marseille, Lille, dans de très nombreuses communes moyennes et petites des maires socialistes sont engagés. Ils présentent leur bilan du mandat écoulé. Ils formulent des propositions pour les six années à venir. Les dix jours qui nous séparent du premier tour doivent être mis à profit pour intensifier encore davantage la campagne électorale. 

Le 15 mars au soir et le 22 lorsqu’il y aura un deuxième tour, on disposera des éléments pour apprécier la capacité du Parti Socialiste de retrouver la confiance d’une majorité d’électrices et d’électeurs de gauche. C’est alors que l’on pourra espérer retrouver davantage de justice sociale dans notre pays.

lundi 2 mars 2026

Non aux extrémistes

La situation au Moyen-Orient, en Iran en particulier, est très préoccupante. Les équilibres internationaux sont menacés. Le comportement irrationnel de TRUMP est angoissant. L’ONU doit retrouver son rôle de conciliateur. C’était celui qui lui était dévolu par ses fondateurs en 1945. Parmi eux, la France qui, malheureusement, a perdu de son autorité depuis quelques temps. C’est un problème qui se posera au moment de l’élection présidentielle de 2027 au même titre que les orientations politiques, économiques, sociales, environnementales propres à la France. Depuis 1958, la pratique institutionnelle a fait que c’est le Chef de l’Etat qui est l’acteur principal de notre politique étrangère. On ne peut pas dire que cela ait été une réussite depuis 2017.

Cette situation internationale ne doit pas faire passer au second plan les sujets de politique nationale. Dans deux semaines, le premier tour des élections municipales nous aura donné l’état d’esprit de nos concitoyens vis-à-vis des différentes sensibilités politiques. Ce serait très grave pour l’avenir de notre République et de nos libertés si l’extrême-droite voyait son audience dans le pays encore progresser. Nous aurons des éléments d’analyse qui permettront de bien préparer l’élection présidentielle d’avril 2027.

Le Conseil d’Etat chargé de dire le Droit dans notre pays lorsqu’il y a contestation a confirmé que la France Insoumise était bien un parti d’extrême-gauche. Extrémiste, assurément. De gauche, nous en doutons. On ne peut se revendiquer de la Gauche française quand on n’applique pas la démocratie dans son fonctionnement. Le « culte du chef » est monnaie courante dans un système politique qui ne respecte pas le pluralisme des idées et la liberté de les défendre.

Etre à gauche c’est refuser la violence, celle qui s’est manifestée à Lyon et qui a coûté la vie à un jeune homme. C’est ne pas soutenir une organisation dissoute dont les membres continuent de pratiquer des agressions physiques. Etre à gauche c’est condamner le terrorisme tel qu’il s’est produit en Israël en octobre 2023 et ne pas tenir des propos que l’on pourrait qualifier d’antisémites ou racistes. Or c’est ce qu’on observe chez le leader (on pourrait dire le gourou) de LFI, en l’occurrence MÉLENCHON.

Des électrices et des électeurs sincèrement de gauche ont cru, en 2017 puis en 2022, que le candidat le plus représentatif de leurs aspirations était celui-là. Ils se sont trompés. Ils ont été leurrés par un discours exaltant. Il y a désormais l’urgente nécessité de démontrer le caractère inacceptable des positions des Insoumis et de leurs responsables. On ne peut pas se trouver en présence de deux candidatures d’extrêmes, droite ou gauche, au second tour de l’élection présidentielle.

Pour éviter ce cas de figure et compte-tenu des nombreuses candidatures annoncées à Droite, il revient au Parti Socialiste de proposer un candidat de la Gauche de Gouvernement rassemblée le plus largement possible et capable d’être présent au second tour.