La tentative d’assassinat sur le Président des Etats-Unis interpelle forcément sur l’usage de la violence dans la pratique politique, violence pouvant aller jusqu’à la mort de la personne combattue. C’est une pratique qui doit être condamnée par tous les défenseurs de la Démocratie, pratique encore plus inadmissible dans un pays où l’élection des responsables est la procédure habituelle.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que ce genre de situation se produit aux Etats-Unis. En 1865, Abraham LINCOLN qui préside le pays pendant la guerre de sécession et qui avait aboli l’esclavage fut le premier à périr assassiné. D’autres, malheureusement, connaîtront le même sort, le dernier en date étant John KENNEDY en 1963. Plus près de nous, Ronald REAGAN et TRUMP lui-même ont fait l’objet d’attentat. Ce n’est pas vraiment surprenant dans ce pays de cow-boys. Les nombreux films avec ces personnages nous ont montré comment les américains avaient la gâchette facile au cours de leur histoire. De plus, le deuxième amendement de la Constitution américaine garantit le droit de posséder une arme. La limitation de ce droit revient régulièrement sur le devant de l’actualité mais les défenseurs de cette pratique sont encore majoritaires dans le pays. TRUMP lui-même en fait partie.
Cette agression armée dont l’auteur a été rapidement maîtrisé n’a heureusement pas eu de conséquences dramatiques. Tous les commentateurs, en France et dans le monde, considèrent que cet événement rend service à TRUMP qui apparaît comme une victime. Il en est même qui se demandent s’il ne s’agirait pas d’une mise en scène lui permettant de bénéficier d’un regain de confiance dans l’opinion. Nous n’irons pas jusque-là, bien sûr, même si le président américain n’a pas manqué d’en tirer avantage.
Cet attentat n’a pas résolu les problèmes existants au Moyen-Orient, Iran, Liban, Palestine. C’est parce que cette situation de guerre qui fait peser de sérieuses menaces sur les équilibres internationaux, a des conséquences sur la politique intérieure française que nous ne pouvons pas nous en désintéresser. En France, une organisation, LFI en l’occurrence, exploite outrageusement les drames qui pèsent sur les pays concernés pour recueillir le soutien de citoyens français désireux de voir la paix rétablie dans cette partie du monde.
Qui pourrait ne pas partager ce souhait ?
Cela ne fait pas pour autant de celles et de ceux qui militent pour la création d’un Etat palestinien ou pour l’arrêt des agressions israéliennes contre le Liban, des partisans du hamas ou du hezbollah. Ce sont des mouvements terroristes qui ont recours aux exactions meurtrières pour faire triompher leur volonté hégémonique. C’est cela que ne dénoncent pas les mélenchonistes, trompant ainsi les électeurs de gauche attachés à la paix.
Hier, la France a rendu hommage aux victimes de la déportation par les nazis. Il y avait là l’occasion d’afficher une volonté sans faille de défense des libertés et de la Démocratie. Devant les Monuments aux Morts et les lieux de mémoire, des rassemblements ont été organisés à l’initiative des élus locaux et des organisations patriotiques. On a malheureusement constaté, ici et là, l’absence des Insoumis à ce genre de manifestation. Cette absence de considération à l’égard de faits historiques qui ont marqué l’humanité de façon dramatique est condamnable. On a bien affaire à des personnes qui font peu de cas des valeurs de la République.
Si c’est cela la nouvelle France que nous propose la mélenchonie, nous n’en voulons pas.