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vendredi 13 février 2026

En campagne…

Dans un mois se déroulera le premier tour des élections municipales dans toutes les communes de France, villes et villages. La campagne électorale entre chaque jour davantage dans sa phase active. Les candidats développent leurs arguments en utilisant les moyens traditionnels qui ont fait leurs preuves, tracts, affiches, porte à porte, réunions publiques. Plus sournoisement, les réseaux sociaux diffusent des messages, des commentaires pas toujours de bonne qualité. Ils permettent trop souvent d’exprimer des attaques personnelles à l’encontre des adversaires sans pour autant développer des arguments relatifs à un programme d’action municipale.

Les élus sortants présentent le bilan de leur mandat écoulé et proposent des réalisations nouvelles pour les six années à venir. Les adversaires critiquent ce qui a été fait, souvent davantage que de formuler des nouvelles politiques locales.

Parmi ces adversaires figurent les extrémistes, de droite comme de gauche, qui font de ces élections territoriales un moyen de développer leurs idéologies respectives qui, pour le Rassemblement National comme pour les Insoumis, n’ont qu’un seul objectif : préparer l’élection présidentielle de 2027.

Pour ce faire, les mélenchonistes privilégient les attaques violentes, démagogiques et mensongères à l’encontre des socialistes. L’objectif est clair : il s’agit d’obtenir le soutien du plus grand nombre possible d’électrices et d’électeurs de Gauche pour les retrouver, dans un an, dans un vote favorable à Jean-Luc MÉLENCHON. Chaque chose en son temps et pour l’heure c’est d’élections locales dont il s’agit.

Socialistes et Communistes se retrouvent très souvent ensemble dans des listes d’union. C’est une bonne chose si l’on veut bien considérer que les causes de la rupture en 1920 sont, aujourd’hui, devenues totalement obsolètes. C’est un autre débat qu’il faudra bien ouvrir un jour que celui de la réunification d’une gauche démocratique, progressiste et responsable.

Se réclamant de la Gauche pour certains d’entre eux, les écologistes font ici et là, liste à part. C’est là la traduction du peu d’intérêt qu’ils portent à la vie locale et à son organisation. Les ambitions personnelles l’emportent sur l’intérêt général. Alors que la plupart des organisations politiques considèrent comme nécessaire la protection de la planète et de notre cadre de vie, il n’est pas rationnel de ne se préoccuper que de l’écologie.

C’est le choix des Socialistes qui, à côté de mesures indispensables pour protéger notre environnement, se préoccupent tout autant de rendre effective la justice sociale, fiscale, de mettre en place des mesures sociétales, culturelles, éducatives, de veiller aux équilibres internationaux.

Avoir tout cela dans ses objectifs rend encore plus crédibles les politiques municipales menées jusqu’alors et à mettre en œuvre dans les six ans à venir par les candidats socialistes.

lundi 9 février 2026

Combattre l’extrême-droite

Commencer la semaine avec une aussi bonne nouvelle que la victoire écrasante (67 %) du socialiste Antonio SEGURO à l’élection présidentielle portugaise est assurément réconfortant pour les défenseurs d’une social-démocratie responsable. Cette élection a vu la présence, au second tour, du candidat d’extrême-droite. Ce phénomène sociologique et politique, celui de la résurgence dans de nombreux pays, en Europe, aux Etats-Unis, ailleurs dans le monde, de l’idéologie d’extrême-droite doit amener tous les défenseurs de la Démocratie et des libertés à se mobiliser pour enrayer ce mouvement.

Faudra-t-il  revenir  à  la  formulation  de  SAINT-JUST  pendant  la Terreur, au moment de la Révolution ? « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Nous n’en sommes pas là. Cela ne doit pas empêcher de dénoncer avec force ceux qui avancent masqués et qui touchent l’opinion par des propositions séduisantes pour résoudre les problèmes de société. Ils adhèrent, et parfois les masques tombent, à cette idéologie défendue il y a moins d’un siècle par le fascisme et le nazisme. Les millions de morts qui ont suivi l’avènement d’HITLER au pouvoir en Allemagne, et cela dans une procédure démocratique, doivent être rappelés en permanence.

L’Histoire ne se répète pas, certes. La propagation des idées qui en ont fait ses années les plus noires est susceptible de créer tous les excès dramatiques que l’on a connus. C’est dire combien il est indispensable de se donner les moyens de dissuader ceux de nos concitoyens qui votent pour les candidats d’extrême-droite d’apporter leurs suffrages à ces porteurs d’idées dangereuses pour la République.

La Gauche, et les Socialistes en son sein, doit être davantage offensive pour proposer des réponses aux préoccupations de nos concitoyens. La sécurité, le pouvoir d’achat, la santé, la protection de la planète figurent parmi ces préoccupations. L’extrême-droite les évoque à longueur d’interventions de ses porte-parole. Poser le problème est une chose, le résoudre en est une autre. Or là, c’est l’embrouille ou la contradiction d’un discours à l’autre.

Les campagnes électorales pour les municipales puis pour la présidentielle seront de bonnes occasions de démontrer l’argumentation fallacieuse de l’extrême-droite.