On ne rappellera jamais assez la responsabilité d’Emmanuel MACRON et de ceux qui le soutiennent depuis dix ans dans la situation que connaît la France aujourd’hui, situation qui paraît inextricable. Mais l’heure n’est pas seulement à dénoncer les méfaits de la politique macronienne. Il importe d’abord de trouver les voies et moyens qui permettront de sortir de l’impasse dans laquelle nous a engagé la macronie.
Pour la troisième fois en deux semaines, plusieurs centaines de milliers de citoyens, jeunes et moins jeunes, ont manifesté leurs exigences de réponses aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Face à cette situation, un gouvernement timoré tarde à présenter des solutions et le fait dans une certaine confusion qui n’arrange rien. Les jeunes et leurs exigences légitimes de pouvoir étudier dans de bonnes conditions, les familles et leur demande d’amélioration de leur pouvoir d’achat ne peuvent se satisfaire des tergiversations de l’Exécutif.
C’est pourtant au Gouvernement, au Premier Ministre, d’afficher une volonté de résoudre les problèmes posés. Les statistiques publiées par le ministère de l’Education Nationale selon lesquelles 1% seulement des établissements scolaires seraient bloqués en ce jour de rentrée ne sont pas forcément rassurantes. Les lycéens, les étudiants, les enseignants, les parents d’élèves doivent avoir des engagements fermes et programmés de la part de l’Etat pour redonner à notre système éducatif les moyens dont il a besoin.
Le pouvoir en place mettra en avant les difficultés financières du pays. La dette abyssale dans laquelle il nous a entraînés, l’impossibilité apparente d’équilibrer le budget demeureront tant qu’on ne voudra pas rechercher des recettes en imposant davantage les plus hauts revenus. La théorie macroniste du « ruissellement » a montré son inefficacité pour ne pas dire son inexistence.
Il faut rapidement passer à autre chose et cesser de donner l’impression que l’on a choisi le « pourrissement » de la situation sans que l’on sache d’ailleurs où cela mènerait. D’aucuns font un rapprochement avec ce que la France a connu en 1968. Le contexte est complètement différent. A l’époque, le Chef de l’Etat, le Général DE GAULLE, avait été élu en 1965 pour un septennat. Il avait encore quatre années devant lui. Ce n’est pas le cas de l’actuel Président de la République qui, dans six mois, aura un successeur.
Qui plus est, il y a 58 ans, l’extrême-droite n’occupait pas le devant de la scène politique comme c’est le cas aujourd’hui. Les Insoumis n’existaient pas. La Gauche et la Droite dite républicaine s’affrontaient démocratiquement au Parlement et dans les urnes. Dans l’avenir immédiat, les risques sont réels. Ils pèsent sur le fonctionnement de nos institutions. Ils menacent notre République. Nous le redisons : les intentions formulées par les deux candidats que les sondages annoncent présents au second tour sont dangereuses. Il faut les combattre vigoureusement. Le Gouvernement doit montrer l’exemple en apportant des réponses à celles et ceux qui ont choisi la rue pour clamer leur colère.