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jeudi 4 juin 2026

Rassembler pour gagner

Quand voudra-t-on bien considérer que la France, dans son organisation politique depuis des décennies, n’est pas faite pour des primaires. Ce mode de désignation est inspiré de ce qui existe aux Etats-Unis où les candidats démocrates ou républicains, sont élus par les électeurs de ces partis. La culture politique française ne permet pas ce mode de désignation, source d’affrontements ravageurs et de divisions stériles.

C’est dire que la proposition d’Olivier FAURE, Premier Secrétaire du PS, d’organiser une « double primaire » n’est pas adaptée et ne garantit pas, loin s’en faut, la présence du candidat de la Gauche de gouvernement au second tour de l’élection présidentielle. Ce sont plus que des réserves qui se sont exprimées dès cette annonce et cela de la part de responsables socialistes. Il est donc urgent de considérer cette hypothèse comme irréaliste et de passer à autre chose.

Cette autre chose est déjà sur le métier. C’est le programme socialiste tel qu’il est discuté actuellement par les militants socialistes. Il est prévu qu’il soit adopté avant la fin de ce mois de juin. Le PS pourra alors engager une campagne de reconquête de l’opinion en proposant des mesures qui répondront à l’attente de nos concitoyens.

On en connaît les thèmes majeurs : le pouvoir d’achat, la retraite, la protection sociale, la santé, l’environnement, le logement, l’éducation. Ce ne sera pas suffisant car la mise en œuvre de cette nouvelle politique nécessitera un rassemblement le plus large possible des forces de gauche désireuses de gouverner. Les Socialistes n’ont jamais prétendu, dans leur histoire, gouverner seuls. Ils ont toujours recherché des accords politiques. Ne citons, pour mémoire, que 1936 et le Front populaire, 1981 et le programme commun, 1997 et la Gauche plurielle. Si l’Histoire ne se répète pas, on le sait, elle doit inspirer la préparation de l’avenir.

Dans l’hypothèse de la réalisation d’un programme de gouvernement partagé, le temps sera alors venu de désigner celui ou celle qui permettra d’accéder au second tour. On peut regretter que notre système institutionnel limite ainsi la présence au second tour aux deux candidats arrivés en tête au premier tour. Ce dispositif a été imaginé afin de simplifier le choix des électeurs et alors que le paysage politique français n’était animé que par deux courants de pensée majoritaires. Désormais, les extrêmes sont installés dans le débat et il faut compter avec eux. 

Il est évidemment impossible de modifier la Constitution sur cette question, avant avril 2027. Par contre, bien qu’ils ne fassent pas l’élection, les sondages donnent une indication susceptible de faciliter le choix du candidat.

Il n’est donc pas nécessaire de se précipiter pour retenir une formule, la primaire, qui créera plus de problèmes qu’elle n'en résoudra. Procédons par ordre avec la volonté de rassembler pour gagner.

lundi 1 juin 2026

Actualité

La victoire du « Paris – Saint-Germain » (PSG), samedi soir, en Ligue des champions, a soulevé un enthousiasme énorme chez les supporters de cette équipe et, assurément, au-delà. Le « sport-spectacle » passionne un grand nombre de personnes. Il contribue à développer la pratique sportive chez nos concitoyens, chez les plus jeunes en particulier. En cela c’est une bonne chose.

Les 22 joueurs, sur le terrain de Budapest ont bien travaillé. Il s’agit bien d’un travail, particulièrement bien rémunéré, sans comparaison possible avec les salaires que perçoivent un grand nombre d’ouvriers et de techniciens exerçant un métier tout aussi pénible, sinon plus. 

C’est ainsi. Les enjeux financiers, économiques, politiques, culturels sont tels qu’on peut difficilement imaginer qu’il en soit autrement. Il ne faut donc retenir d’un évènement de cette nature que le plaisir qu’il suscite chez les supporters ou la qualité technique des joueurs sur le terrain qui séduit les amateurs de foot. On ne peut que déplorer les débordements provoqués intentionnellement par des fauteurs de troubles.

Après avoir reçu l’équipe du PSG à l’Elysée, le Président de la République se consacre aujourd’hui à un autre challenge, celui d’accueillir des investisseurs étrangers sur le territoire français. C’est l’opération « Choose France » qui amène le Chef de l’Etat à recevoir, à Versailles, des chefs d’entreprises français et étrangers qui ont fait le choix de développer des activités économiques dans notre pays. A l’heure du mondialisme et du libéralisme économique triomphant, le fait que la plus haute autorité de l’Etat se préoccupe de défendre les intérêts du pays n’est pas critiquable. Monsieur MACRON est sans doute plus à l’aise dans cette fonction que pour mettre en œuvre la justice sociale et la justice fiscale. Mais, là encore, c’est ainsi.

C’est cependant possible pour les citoyens, dans notre Démocratie, d’influencer les choix des responsables politiques. Les élections, présidentielle et législatives à venir, le permettront.

Une information d’importance est diffusée ce jour par la Confédération syndicale internationale (CSI) : les travailleurs voient leurs droits reculer, en France notamment qui connaît son plus mauvais classement, signe d’un déclin des droits des travailleurs. Rappelons que l’acquisition de ces droits s’est faite à partir de l’organisation du monde ouvrier dans les syndicats et les partis de gauche. Les Socialistes ont joué un rôle déterminant dans la satisfaction des revendications du monde du travail. C’est dès la fin du XIXème siècle, dans les années 1880, qu’à l’initiative de Jean JAURÈS et Jules GUESDE, l’action politique a été menée et permettra les premières avancées sociales. Il importe de toujours bien retenir que dans ce domaine rien n’est jamais définitivement acquis. La CSI le constate.

Aujourd’hui, le Parti Socialiste élabore un programme d’action gouvernementale qui apportera des réponses aux attentes de nos concitoyens. Il appartiendra à ces derniers de faire le choix de la responsabilité et de ne pas succomber aux sirènes de la démagogie des partis extrémistes.