Regarder les chaînes d’information continue à la télévision contribue certainement à entretenir les sentiments d’inquiétude, voire d’angoisse, qui pèsent sur nos concitoyens. Même la météo s’en mêle lorsque nous sont annoncées, en cette mi-septembre, des températures caniculaires et qu’on nous rappelle que c’est la conséquence d’une absence de volontarisme dans la protection de notre environnement et de notre planète.
Le contexte international influence assurément cette anxiété en raison des guerres qui continuent de sévir en Ukraine et au Moyen-Orient et sur la menace de leur extension. Ce ne sont pas les propos incohérents du président des Etats-Unis qui peuvent rassurer. Bien au contraire.
En France, la campagne présidentielle occupe les médias où on nous rebat les oreilles d’une élection quasiment acquise de la candidate d’extrême-droite face à celui de l’extrême-gauche, en l’occurrence Jean-Luc MÉLENCHON. Il faut déplorer la belle part que font les médias audiovisuels aux représentants du RN ou à ses supporters. Ce n’est pas ainsi que l’on défendra la Démocratie.
Fort heureusement, des réactions se manifestent. Il faut saluer celle de France-Inter où, par la grève durant deux jours, est dénoncée l’arrivée au sein de la rédaction d’un journaliste porteur de thèses extrémistes. Le pluralisme est une très bonne chose mais il a ses limites surtout quand il banalise l’extrême-droite. « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté » disait SAINT-JUST à la Révolution de 1789. Ce concept est toujours d’actualité. Il n’est pourtant pas pris en considération par la « mélenchonie ».
En effet, dans un débat législatif engagé à l’Assemblée Nationale sur une proposition de loi transpartisane signée par 241 députés de différents partis, contre les violences sexuelles, on observe que les Insoumis n’en sont pas au prétexte que le texte serait trop répressif. Entendre une pareille ineptie de la part de ceux qui prétendent bouleverser l’ordre établi est aberrant. Les électrices et électeurs de gauche, les jeunes en particulier, séduits par le discours du candidat MÉLENCHON doivent ouvrir les yeux et prendre en compte le comportement irresponsable de LFI.
Plus que jamais, à ce moment de notre histoire contemporaine, nous devons œuvrer pour le rassemblement. Cela vaut pour les Socialistes d’abord qui ne manqueront pas de se diviser, de se disputer même à l’occasion de cette primaire qui ne réglera rien. Cela vaut pour la Gauche de Gouvernement qui devra soutenir celui ou celle qui pourra être présent au second tour. C’est une nouvelle Gauche qui est à réaliser. Encore faut-il que la raison l’emporte sur l’ambition personnelle. En politique, l’ambition est indispensable. Encore faut-il qu’elle soit au service du collectif.