L’organisation de la désignation du candidat ou de la candidate de gauche suit son cours à partir d’élections primaires dont les modalités ont été arrêtées par un vote des militants socialistes. Elles ont été acceptées par deux organisations dont les leaders sont candidats à ces primaires, Raphaël GLUCKSMANN pour Place Publique et Emmanuel MAUREL pour la Gauche républicaine et socialiste. Le PS, pour sa part, présente trois candidats.
Depuis que l’on connaît les cinq postulants, les commentaires vont bon train quant au choix de l’un des cinq. On constate que des Socialistes, certains exerçant des responsabilités importantes, appellent à voter pour un candidat non membre du PS. C’est insupportable et inadmissible.
Quand on s’engage dans un parti politique comme le PS, on en accepte les règles et on soutient celui ou celle, membre de son parti, qui répond le mieux aux critères à prendre en considération pour exercer la fonction concernée. Or, certains appellent à choisir le représentant d’une organisation, certes engagée dans le processus des primaires, mais extérieure au Parti Socialiste.
Ce candidat, Raphaël GLUCKSMANN en l’occurrence, a conduit à deux reprises la liste soutenue par le PS pour les élections européennes. Dans cette liste figuraient et ont été élus davantage de Socialistes que de membres de Place Publique. C’est un scrutin de liste, comme aux municipales ou aux régionales. Ce n’est pas un scrutin uninominal. On ne peut que s’interroger : pourquoi Raphaël GLUCKSMANN, depuis sept ans, n’a-t-il pas rejoint le PS ? Il n’est pas de « sauveurs suprêmes » nous dit l’Internationale, hymne de référence des Socialistes. Il est temps que ceux-ci se ressaisissent et fassent confiance, d’abord, à leur Parti.
Au moment du choix, il faut s’interroger sur les capacités du candidat à exercer le mandat auquel il prétend. Si aucun ne les possède, le vote « blanc » est le moyen de remplir son devoir démocratique. Nous serons mieux à même d’apprécier les qualités respectives de chaque candidat lors des débats entre eux prévus à la télévision. Le premier devrait avoir lieu ce mercredi 23 septembre.
Les adhérents des trois organisations instigatrices de ces primaires et les citoyens non engagés qui y participeront moyennant le paiement d’une somme de 15 euros choisiront celui ou celle qui leur paraîtra en capacité de porter le projet de la Social-démocratie.
Les sondages nous informeront alors sur les réactions de l’opinion à l’égard de cette candidature. S’il n’était pas à la hauteur de nos attentes, il faudrait avoir la sagesse d’en tirer les conclusions et de soutenir, toujours selon les sondages, le représentant de la Gauche de Gouvernement qui pourra battre l’extrême-droite.