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jeudi 19 février 2026

Contre l’outrance

L’émotion soulevée par la mort d’un jeune militant d’extrême-droite, assassiné par d’autres militants, d’extrême-gauche ceux-là, continue d’être très vive dans l’opinion. Comment peut-on aller jusqu’à tuer un adversaire politique dans un pays démocratique ? C’est la question qui se pose aujourd’hui aux responsables politiques et à tous les citoyens défenseurs des libertés individuelles et collectives.

La mort de ce jeune homme est inadmissible et insupportable. L’est tout autant l’exploitation qui est faite de ce drame par certains. Le Gouvernement est concerné au premier chef. Les déclarations du Ministre de la Justice, Gérald DARMANIN, ou de la porte-parole sont inappropriées ? En vertu du principe fondamental de séparation des pouvoirs, l’Exécutif doit s’en tenir à rappeler que c’est à la justice qu’il revient désormais de rechercher, de juger et de punir les coupables.

Parce que la victime est issue de ses rangs, l’extrême-droite récupère à son avantage ce drame. Il faudrait un peu plus de retenue de la part de ceux dont l’idéologie trouve ses fondements dans le pétainisme, lui-même complice du nazisme et du fascisme. Le Rassemblement National, son président, BARDELLA, peut-être candidat à l’élection présidentielle de l’an prochain, pensent tirer un bénéfice à leur profit. Les citoyennes et les citoyens qui se laisseraient convaincre que leur sécurité et leur avenir passent par un vote pour l’extrême-droite se tromperaient lourdement. Celle-ci n’a qu’un seul objectif, celui de mettre à mal nos institutions, la Démocratie, la République.

Le comportement, les déclarations des responsables mélenchonistes ne sont pas davantage acceptables. Continuer à soutenir le mouvement extrémiste dissous en juin 2025 et dont des responsables sont très vraisemblablement impliqués dans cet assassinat, c’est se rendre complice d’un crime. Les Insoumis se disent victimes d’un complot à leur encontre, pensant sans doute que se victimiser leur permettra de ne pas être éclaboussés.

On observe pourtant que ce comportement extrémiste (de Gauche ?) se traduit par des attaques permanentes contre le Parti Socialiste. La campagne électorale des municipales en fournit de nombreuses illustrations. Les candidats LFI n’ambitionnent qu’une seule chose, battre les élus socialistes lorsqu’ils sont sortants, imposer leurs méthodes totalitaires en reniant leur appartenance supposée à la Gauche.

François HOLLANDE a eu raison de déclarer que la relation avec LFI est rompue. Olivier FAURE, au nom du PS, a dénoncé les outrances des Insoumis et leur refus de renoncer à une relation avec un groupe dont certains de ses membres ont été condamnés pour violences volontaires. C’est une clarification nécessaire dans le contexte du moment. 

Il faut désormais que la Gauche attachée à la Démocratie et au débat dénué de violence s’emploie à se rassembler et à retrouver le soutien de l’opinion.

lundi 16 février 2026

Evènement dramatique et perspectives d’avenir

Une campagne électorale est généralement l’occasion d’échanges vifs, parfois violents, entre les représentants d’organisations politiques différentes. En démocratie, et nous sommes en démocratie, lorsque cette violence entraîne la mort d’une personne, les limites du tolérable sont largement dépassées et cela, quelle que soit la sensibilité de la victime.

Samedi, à Lyon, un jeune militant d’extrême-droite est mort à la suite de l’agression dont il a été victime de la part d’autres militants, d’extrême-gauche. C’est en tout cas, ce qui ressort des informations qui circulent. C’est inadmissible. Malheureusement, les extrémistes ont fréquemment recours à la violence physique pour faire triompher leurs théories.

Cet évènement, la mort d’un jeune homme à Lyon, ne doit pas pour autant influencer l’opinion publique dans ses choix, au moment des élections. Ce sont les candidats, les projets qu’ils portent qui doivent guider la décision des électrices et des électeurs, le jour du vote. On se souvient malheureusement des conséquences de l’assassinat d’un vieux monsieur à Orléans, quelques jours avant l’élection présidentielle de 2002. Jean-Marie LE PEN avait alors recueilli plus de suffrages que Lionel JOSPIN, ce qui lui permettait d’être présent au second tour face à Jacques CHIRAC.

C’est dans quatorze mois qu’aura lieu la prochaine désignation du Président de la République si elle intervient à la date prévue par la Constitution. Quel que soit le nombre de candidatures issues de la Gauche, on ne répètera jamais assez que l’objectif, c’est d’être présent au second tour. Des noms commencent à circuler. Dans son édition du 14 février dernier, le journal Le Monde présente une excellente analyse de la situation et évoque l’éventuelle candidature de François HOLLANDE. Le moment est venu de ne plus ressasser les insatisfactions de son quinquennat 2012-2017 pour valoriser les avancées sociales, économiques, sociétales, culturelles, environnementales de la politique conduite alors. Il faut passer du « verre à moitié vide » au « verre à moitié plein ».

Tout le monde s’accorde à reconnaître chez François HOLLANDE sa connaissance des problèmes nationaux et internationaux. Cela constitue un atout incontestable dans les débats à venir, tant avec la Droite qu’avec l’extrême-droite. D’ailleurs, les rapprochements de plus en plus visibles et évidents entre les deux seront assurément clarifiés à l’occasion de la campagne présidentielle.

Le Parti Socialiste vit un moment des plus importants de son histoire. Il lui faut conserver des villes, Paris, Marseille, Lille et quelques autres. Il lui faut en gagner de nouvelles et retisser le maillage de ses élus locaux dans le plus grand nombre de communes. Si cette épreuve est remportée dans des conditions satisfaisantes, tout sera possible pour la présidentielle de 2027. Restera néanmoins à définir le projet et à désigner le candidat qui le portera.