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lundi 27 avril 2026

Violence et politique

La tentative d’assassinat sur le Président des Etats-Unis interpelle forcément sur l’usage de la violence dans la pratique politique, violence pouvant aller jusqu’à la mort de la personne combattue. C’est une pratique qui doit être condamnée par tous les défenseurs de la Démocratie, pratique encore plus inadmissible dans un pays où l’élection des responsables est la procédure habituelle. 

Ce n’est malheureusement pas la première fois que ce genre de situation se produit aux Etats-Unis. En 1865, Abraham LINCOLN qui préside le pays pendant la guerre de sécession et qui avait aboli l’esclavage fut le premier à périr assassiné. D’autres, malheureusement, connaîtront le même sort, le dernier en date étant John KENNEDY en 1963. Plus près de nous, Ronald REAGAN et TRUMP lui-même ont fait l’objet d’attentat. Ce n’est pas vraiment surprenant dans ce pays de cow-boys. Les nombreux films avec ces personnages nous ont montré comment les américains avaient la gâchette facile au cours de leur histoire. De plus, le deuxième amendement de la Constitution américaine garantit le droit de posséder une arme. La limitation de ce droit revient régulièrement sur le devant de l’actualité mais les défenseurs de cette pratique sont encore majoritaires dans le pays. TRUMP lui-même en fait partie.

Cette agression armée dont l’auteur a été rapidement maîtrisé n’a heureusement pas eu de conséquences dramatiques. Tous les commentateurs, en France et dans le monde, considèrent que cet événement rend service à TRUMP qui apparaît comme une victime. Il en est même qui se demandent s’il ne s’agirait pas d’une mise en scène lui permettant de bénéficier d’un regain de confiance dans l’opinion. Nous n’irons pas jusque-là, bien sûr, même si le président américain n’a pas manqué d’en tirer avantage. 

Cet attentat n’a pas résolu les problèmes existants au Moyen-Orient, Iran, Liban, Palestine. C’est parce que cette situation de guerre qui fait peser de sérieuses menaces sur les équilibres internationaux, a des conséquences sur la politique intérieure française que nous ne pouvons pas nous en désintéresser. En France, une organisation, LFI en l’occurrence, exploite outrageusement les drames qui pèsent sur les pays concernés pour recueillir le soutien de citoyens français désireux de voir la paix rétablie dans cette partie du monde.

Qui pourrait ne pas partager ce souhait ?

Cela ne fait pas pour autant de celles et de ceux qui militent pour la création d’un Etat palestinien ou pour l’arrêt des agressions israéliennes contre le Liban, des partisans du hamas ou du hezbollah. Ce sont des mouvements terroristes qui ont recours aux exactions meurtrières pour faire triompher leur volonté hégémonique. C’est cela que ne dénoncent pas les mélenchonistes, trompant ainsi les électeurs de gauche attachés à la paix.

Hier, la France a rendu hommage aux victimes de la déportation par les nazis. Il y avait là l’occasion d’afficher une volonté sans faille de défense des libertés et de la Démocratie. Devant les Monuments aux Morts et les lieux de mémoire, des rassemblements ont été organisés à l’initiative des élus locaux et des organisations patriotiques. On a malheureusement constaté, ici et là, l’absence des Insoumis à ce genre de manifestation. Cette absence de considération à l’égard de faits historiques qui ont marqué l’humanité de façon dramatique est condamnable. On a bien affaire à des personnes qui font peu de cas des valeurs de la République.

Si c’est cela la nouvelle France que nous propose la mélenchonie, nous n’en voulons pas.

jeudi 23 avril 2026

Un programme

La direction du Parti Socialiste a élaboré un projet de programme soumis à l’examen des membres du parti. Enfin, serait-on tenté de dire. Depuis huit ans et le congrès d’Aubervilliers en 2018 qui a confié à Olivier FAURE la responsabilité première du PS on attendait que l’on sorte de la critique des politiques mises en œuvre durant le quinquennat de François HOLLANDE pour proposer à nos concitoyens un programme d’action gouvernementale. Désormais, les militants socialistes vont discuter de ces propositions, vérifier leur faisabilité, les améliorer. Dans quelques semaines, le PS pourra proposer à des partenaires qui s’inscriront dans une démarche de rassemblement de la Gauche, l’élaboration d’un programme commun ou partagé.

« Vivre libres » est le titre provisoire de ce texte. La liberté est l’une des valeurs fondamentales de notre République. Elle doit être défendue avec acharnement et détermination. Elle ne doit pas être confondue avec le libéralisme, doctrine économique et politique portée par la Droite et l’extrême-droite et qui caractérise notamment la politique menée en France depuis 2017 avec l’avènement de la macronie.

Les propositions formulées dans le document, la méthode retenue démontrent à l’évidence que l’on ne s’inscrit pas dans une démarche incantatoire telle que celle pratiquée par les mélenchonistes. Dans la période traversée, marquée par toutes les incertitudes causées par un contexte international particulièrement inquiétant, il s’agit d’abord de rétablir un sentiment de confiance en l’avenir qui passe par une organisation apaisée de notre vie collective. Or, l’extrême-droite comme les Insoumis entretiennent une fracture sociale dommageable pour notre avenir. 

Parmi les sujets traités dans le projet de programme, celui de la retraite figure en premier. On connaît l’intérêt que portent les Français à ce dispositif de solidarité. Les sondages l’ont souligné lorsque la réforme a été décidée par le Gouvernement d’Elisabeth BORNE, avant d’être suspendue par Sébastien LECORNU à la demande des Socialistes. On ne peut cependant pas en rester là et le problème devra être traité dès le lendemain de l’élection présidentielle à venir. L’âge de départ à la retraite est évidemment une question qui fera débat. Le financement de ces retraites est tout aussi important, sinon plus. La situation démographique marquée par un vieillissement de la population est une donnée significative à prendre en considération. Les cotisations salariales et patronales ne sont pas suffisantes. Il faudra donc des ressources complémentaires qui ne pourront venir que du budget de l’Etat.

La justice fiscale fait également partie des propositions formulées. Les débats des mois écoulés ont permis de mieux connaître les inégalités qui perdurent dans les contributions des citoyens. La formule « de chacun selon ses moyens » est loin d’être la règle. Trop de détenteurs de revenus importants ne sont pas imposés à la hauteur de leurs ressources.

De nombreux autres sujets font, bien entendu, l’objet de propositions concrètes parmi lesquelles la protection de l’environnement, la solidarité ou l’éducation figurent en bonne place. Au total ce sont plus de 600 mesures qui sont avancées. La confrontation avec ce que proposeront les autres formations politiques permettra à nos concitoyens de faire leur choix. Les Socialistes et la Gauche sont au rendez-vous.