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lundi 26 octobre 2026

Ne pas renoncer

Si nous avons dû subir depuis quelques jours des images, des informations, des commentaires sur le congrès du RN à Orléans, deux bonnes nouvelles nous ont été apportées ce matin : l’extrême-droite a été battue en Serbie et au Brésil à l’occasion d’élections démocratiques. C’est une bonne nouvelle car elle permet d’espérer des résultats comparables en Israël demain mardi et aux Etats-Unis dans une semaine. Si ces élections permettaient d’éliminer le Premier Ministre israélien, NETANYAHOU, et de mettre en minorité au Congrès américain le sinistre TRUMP, on pourrait imaginer un scénario identique en France dans six mois.

Pour en arriver là, il faudra convaincre les Françaises et les Français que la réponse à leurs attentes ne peut pas venir des extrêmes. Ni Marine LE PEN, ni Jean-Luc MÉLENCHON ne sont porteurs de projets politiques cohérents, réalistes et responsables pour notre pays.

Le Parti Socialiste a mis sur la table des propositions programmatiques qui peuvent servir de bases à des discussions entre partenaires de la Gauche de Gouvernement. Ses militants, avec d’autres, ont désigné le candidat social-démocrate, Raphaël GLUCKSMANN, qui doit rapidement faire la preuve qu’il peut mener une campagne électorale présidentielle et aspirer à être présent au second tour. Si cet objectif n’apparaissait pas à travers les sondages sur les intentions de vote, il faudra en tirer les conséquences et se donner les moyens de la riposte aux attaques, tant de la part de l’extrême-droite que de celles des mélenchonistes.

Ces derniers, en effet, consacrent davantage de temps à critiquer le PS qui a pourtant permis à leur candidat d’aujourd’hui d’être ce qu’il est devenu, parlementaire, ministre, parce qu’il était socialiste. La trahison est malheureusement trop fréquente en politique pour qu’elle n’affecte pas ceux qui restent fidèles à leurs engagements.

A un moment où la France est touchée par un climat de violence et d’inquiétude, par une « banalisation » du racisme, les extrémistes de droite comme de gauche ambitionnent d’accéder au pouvoir. Ce pourrait être légitime s’il n’y avait au-delà de cette ambition des risques énormes pour la Démocratie, pour les libertés, pour les valeurs de la République.

Il est encore temps d’enrayer cette inexorabilité que nous décrivent certains, celle d’un choix de deuxième tour entre deux extrémistes. En accepter l’augure, c’est renoncer et le renoncement n’est pas de mise dans l’action politique. La social-démocratie a toute sa place dans cette perspective.

jeudi 22 octobre 2026

Quoi qu’il en coûte

Le 17 octobre 2026 restera assurément une date qui marquera l’histoire politique de la France. On devra retenir l’importance des manifestations revendicatives. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont voulu marquer leur volonté de changement en matière éducative, dans les lycées et les universités, ou pour réclamer une amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Malheureusement, sans doute, on retiendra d’abord tous ces actes des casseurs et pilleurs qui s’en sont pris aux commerces et aux bâtiments publics.

Ces actes méritent une condamnation sans appel et on ne peut que déplorer la faiblesse de certaines réprobations de ces actes de la part de quelques responsables politiques. On ne peut que s’insurger contre les amalgames de l’extrême-droite qui accuse des personnes d’origine étrangère. Cette argumentation est reprise par le sinistre TRUMP qui ne recule devant rien pour ne pas perdre les élections législatives du 3 novembre prochain aux Etats-Unis.

Cette situation angoissante créée par les casseurs et les pilleurs donne aussi au Gouvernement l’excuse de ne pas apporter de réponse aux revendications légitimes exprimées le 17 octobre. La première « non-réponse » figurait dans le discours du Président de la République, le lendemain des exactions, discours qu’il avait voulu solennel mais que de nombreux observateurs de tous bords, même de la macronie, ont jugé creux et sans fond. Il était surtout sans réponse.

« Quoi qu’il en coûte » nous répétait sans cesse le Chef de l’Etat pendant la  pandémie  de  Covid  en  2020.  Aujourd’hui,  la  crise  sociale justifierait une orientation identique. Malgré l’ampleur de la dette de l’Etat, malgré les difficultés d’équilibrage du budget du pays pour 2027, des annonces significatives doivent être présentées par l’Exécutif, « quoi qu’il en coûte ».

Au lieu de cela, nous avons, en pleine crise, un Président de la République  qui  abandonne  le  pays  pour  se  rendre  au  Moyen-Orient pour tenter de faire baisser le prix des carburants. C’est vrai que ce problème se pose à tous les Français qui utilisent leur voiture pour travailler. La situation dans le pays devait néanmoins passer en priorité et amener le « commandant » à rester à son poste.

C’est le Premier Ministre qui est « au charbon ». Il a reçu hier les organisations syndicales. Leurs responsables ont exprimé leur déception de n’avoir entendu aucune intention de mesures répondant à une contestation de grande ampleur. Il reçoit aujourd’hui les responsables politiques après avoir participé au conseil de sécurité réuni par le Président de la République. Après les violences de samedi dernier qui ont montré les défaillances du maintien de l’ordre, il est normal que l’Exécutif veille à ce que pareille situation ne se renouvelle pas. Un encadrement drastique des autorisations de manifester a été présenté par le Chef de l’Etat. Il faudra être attentif aux décisions qui seront prises à ce sujet. Le droit de manifester est un droit fondamental garanti par la Constitution.

Cependant, il est tout autant nécessaire d’apporter des réponses aux revendications en cours. Ne pas le faire est lourd de conséquences pour le fonctionnement démocratique de nos institutions.