Adhérer à un parti politique, c’est d’abord vouloir participer à l’organisation de la vie collective. Cela concerne aussi bien le plan local, la commune, le département, la région, que le plan national et européen.
Adhérer à un parti politique, c’est s’engager à porter et à défendre les valeurs de référence de ce parti. Pour les Socialistes c’est la Démocratie, les libertés, la justice sociale et la solidarité, la laïcité et la protection de notre environnement.
Adhérer à un parti politique, c’est apporter sa contribution à l’élaboration et au choix des projets qui deviendront réalisations si une majorité de citoyennes et de citoyens le décident par leur vote.
Adhérer à un parti politique, c’est enfin désigner les candidats aux élections, là encore, qu’elles soient locales ou nationales, pour un scrutin de listes ou uninominal et même lorsqu’il n’y a qu’un seul candidat qui porte les valeurs ou le programme du parti considéré.
L’élection présidentielle à venir est l’occasion de démontrer le bien-fondé de ces dispositions de base, conséquences de l’engagement politique. C’est en tout cas ce qu’il faut souhaiter pour la Gauche et, en son sein, pour le PS.
On mesure la difficulté de l’exercice compte-tenu du pluralisme des sensibilités tel qu’il a existé et qui existe encore. Le parti unique n’est pas concevable en démocratie. A partir de ces évidences, il appartient à celles et à ceux qui ont été désignés pour diriger telle ou telle formation politique qui s’inscrit dans la perspective d’une politique de gauche de rechercher les voies et moyens qui permettront la victoire électorale.
Mardi dernier, un meeting organisé à Paris a rassemblé quelques-uns de ces responsables. Il y a quelque temps, l’idée d’une primaire ouverte était apparue sans que l’on sache la composition du corps électoral appelé à voter. Des réserves se sont exprimées. « La primaire a du plomb dans l’aile » a même déclaré une oratrice. Au sein du PS, le Premier Secrétaire Olivier FAURE, porteur de cette hypothèse, n’est pas suivi par une majorité de dirigeants du Parti. Il faut donc imaginer rapidement des modalités de désignation d’un ou d’une candidat(e) de rassemblement de toutes les sensibilités de la Gauche de Gouvernement.
Si l’on veut bien se rappeler que ce sont les adhérents qui désignent leur candidat, l’organisation de cette désignation peut revêtir différentes formes. Il appartient aux responsables de rechercher et de trouver un accord pour présenter ce candidat ou cette candidate unique capable d’être au second tour. Car tel est l’objectif prioritaire. Si, comme nous l’avons connu en 2002 lorsque Lionel JOSPIN n’a pas pu être présent au 2ème tour, la Gauche est représentée par plusieurs personnalités, elle est quasiment assurée qu’aucune ne passera le cap du premier tour.
En s’inspirant de la formule de Karl MARX qui invitait les prolétaires de tous les pays à s’unir, on pourrait dire : adhérents de tous les partis de gauche, unissez-vous pour demander à vos responsables de se mettre d’accord pour proposer au vote des électrices et des électeurs la personne qui portera un projet commun.