La France a désormais un budget pour l’année 2026. Les motions de censure de l’extrême-droite et des Insoumis n’ont pas été adoptées à l’Assemblée Nationale. Tout permettait d’imaginer un tel résultat. Cependant, parce qu’en politique rien n’est jamais définitif et parce que le résultat d’un vote n’est jamais connu d’avance en démocratie, il fallait attendre la proclamation du résultat pour analyser la situation.
Le budget ainsi voté permet la mise en œuvre d’une politique qui ne répondra pas aux attentes d’un très grand nombre de nos concitoyens. Fallait-il pour autant renverser le Gouvernement et plonger la France dans une situation davantage encore insupportable et dangereuse ? Assurément non. C’est le choix qu’ont fait les députés socialistes en ne votant pas la motion de censure des mélenchonistes.
Pour ces derniers, on l’a déjà dit, leur seule stratégie consiste à créer un climat d’instabilité dont ils espèrent tirer profit dans les échéances électorales à venir. On ne peut que regretter la position des communistes et des écologistes qui ont partagé cet objectif. Cela ne remet pas en question la nécessité d’un rassemblement de la Gauche de Gouvernement. Il faut désormais s’employer à élaborer puis à présenter un projet et un programme qui entraîneront l’adhésion d’une majorité de nos concitoyennes et concitoyens.
Pour l’heure, ce sont les élections municipales des 15 et 22 mars qui retiennent l’attention de tous. Les habitants des villes et des villages mesurent l’intérêt et l’importance de ces élections. Il y va de leur vie quotidienne dans leur environnement avec des services organisés pour répondre à leurs besoins.
Les candidats proposent des politiques locales. Certains n’hésitent pas à faire preuve de démagogie en suggérant des actions inadaptées ou en évoquant des thèmes sans rapport ni avec les compétences des élus locaux ni avec les moyens dont ils disposent.
A propos de ces moyens, il faut déplorer les choix politiques de la macronie dans ce domaine notamment. Au cours des neuf années écoulées, le Président de la République a toujours montré sa méconnaissance du rôle des collectivités territoriales. Cette méconnaissance s’est trop souvent accompagnée d’une absence de considération à l’égard des élus locaux. Ce sera une raison suffisante pour ne pas voter pour les listes qui se réclament de leur proximité politique avec le Chef de l’Etat. On observe d’ailleurs une certaine discrétion dans l’affichage de cette proximité. Il est évident qu’elle n’est pas porteuse.
Les Insoumis, à quelques exceptions près, dans la campagne électorale pour les élections municipales, se comportent de la même façon nihiliste qu’au plan national. Plutôt que de s’en prendre à la Droite ou à l’extrême-droite, ils préfèrent attaquer frontalement les candidats socialistes. Ils ont bien mesuré que leurs électeurs ont été des hommes et des femmes de gauche qui ont voté socialiste et que le bon moyen pour ne pas les perdre consiste à dénigrer, parfois avec violence, les porteurs de démocratie, de liberté et de justice sociale.
C’est la défense de ces valeurs qui doit se retrouver, dans le vote aux élections municipales, sur les candidats de la gauche responsable.