C’est assurément la situation au Moyen-Orient qui retient l’attention en ce début de semaine. La guerre engagée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran fait apparaître une capacité de résistance de l’Iran que l’on n’imaginait pas. A coup d’ultimatums répétés, TRUMP fait pression sur les dirigeants iraniens pour arracher un cessez-le-feu et la fin des actes de guerre. Ceux-ci ne donnent pas l’impression qu’ils sont prêts à céder et l’on attend avec une certaine inquiétude la date butoir fixée par le Président américain, ce mardi soir à 20 heures, heure locale, 2 heures du matin en France.
Depuis son élection, en novembre 2024, TRUMP nous a habitués à tellement de volte-face qu’il est difficile de prévoir ce qui se passera réellement. On peut s’attendre au pire comme à une nouvelle pirouette du locataire de la Maison Blanche. Ce ne serait pas la première fois qu’il prendrait le contre-pied de ce qu’il déclarait réaliser.
Un tel comportement auquel il faut ajouter les agressions verbales, les insultes mêmes proférées à l’encontre de tel ou tel dirigeant international amènent de nombreux observateurs à s’interroger sur l’état de santé mentale du personnage. On ne peut que s’en inquiéter tant sont énormes les moyens militaires et économiques dont disposent les Etats-Unis.
Ce pays et son peuple, à partir de sa propre Histoire, a, depuis longtemps, été une garantie d’équilibre mondial et donc de paix. Les Etats-Unis ont pris une part significative dans la création des Nations Unies (ONU) en 1945 et dans l’organisation d’une défense commune avec l’OTAN en 1949. Cette situation est remise en question par la volonté d’un individu dont on sait que c’est le « business » qui dicte sa conduite.
Hier, lors d’une conférence de presse, le président américain a consacré plus d’une heure à évoquer le sauvetage des pilotes américains abattus en Iran. Les propos qu’il a tenus étaient d’une réelle platitude, exprimés par le chef de la première puissance mondiale. Les louanges que lui a décernées son ministre de la défense qui s’est exprimé après lui étaient tellement outranciers qu’ils en devenaient caricaturaux. Répondant ensuite aux journalistes qui l’interrogeaient, TRUMP, fidèle à lui-même, n’a pas manqué de tancer vertement celui ou celle qui s’était permis de le critiquer dans de précédents articles.
Cette situation rend urgente la nécessité, pour l’Union Européenne, d’organiser sa défense alors que la guerre est à ses portes. La France, ses dirigeants, ses partenaires de l’UE ont un devoir impératif d’assurer la sécurité des populations des pays de l’Union. C’est l’un des sujets sur lesquels les propositions des candidats à l’élection présidentielle sont attendues.