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jeudi 29 janvier 2026

Créer une Fédération de la Gauche

L’élection présidentielle prévue normalement en avril 2027, dans un peu plus d’un an, suscite de plus en plus d’intérêt en même temps que d’interrogations. Dans l’opinion, parmi les citoyens, nombreux sont celles et ceux qui attendent de cette échéance qu’elle apporte des changements dans la politique inégalitaire de la macronie menée depuis neuf ans. Parmi les responsables politiques, on ne compte plus les candidatures déclarées ou implicites avec, à chaque fois, le sentiment d’un destin national. Et puis il y a ceux qui n’ont pas encore formellement évoqué l’hypothèse de leur présence devant le corps électoral.

Viendra le temps, immédiatement après les élections municipales de mars prochain, où il faudra démontrer avec force les dangers qui découleraient de l’élection du candidat ou de la candidate d’extrême-droite ou de Jean-Luc MÉLENCHON. Ces dangers concernent la France, en premier lieu. Les libertés individuelles et collectives risqueraient d’être mises à mal. L’Europe dans sa construction et dans le rôle qu’elle peut jouer serait assurément confrontée à des remises en question. Les relations internationales seraient sérieusement perturbées. Et cela, dans les deux cas.

Attendons que la droite ait trouvé son ou ses porte-parole pour analyser les conséquences de l’élection de l’une ou de l’un de ses représentants. Sans les citer tous, car ils sont plusieurs, n’évoquons que l’un de ceux qui multiplie les occasions d’occuper le devant de la scène politique, Gabriel ATTAL. Il fut l’un des éphémères Premier Ministre nommé par Emmanuel MACRON dont il est une sorte de clone. Les conditions de la dissolution ratée de l’Assemblée Nationale en juin 2024 ont provoqué une sorte de rupture entre les deux hommes.

Ne nous y trompons pas, le Chef de l’Etat, qui ne peut pas se représenter, soutiendra forcément l’un de ceux qui lui donnera le sentiment de la continuité de sa propre action. Dans ce registre, ATTAL est bien placé. Il faudra alors rappeler la trahison de l’élu socialiste qu’il était en 2016, quand il a fait le choix (il n’était pas le seul malheureusement) de soutenir celui qui, après avoir trahi lui aussi, allait devenir Président de la République en 2017. La France a besoin d’un changement en profondeur que ne permettrait pas l’élection du clone ATTAL.

A gauche, la situation n’est guère plus claire et rassurante. L’hypothèse envisagée d’une « primaire » pour désigner l’un ou l’une des six ou sept prétendants déclarés ne garantirait en rien la désignation de la personne assurée  d’être  présente  au  second  tour. Dans  notre  précédent  billet, nous  avons  évoqué  la  nécessité  de  disposer  d’abord  d’un programme « partagé » par le plus grand nombre possible d’organisations. François HOLLANDE suggère de rassembler la Gauche réformiste dans une Fédération. C’est une très bonne idée qui permettrait de rechercher et de trouver la personne la mieux à même de fédérer et peut-être de gagner.