Ce n’est pas faire preuve d’alarmisme que de s’inquiéter des conséquences de décisions prises à travers le monde par des responsables politiques de certains Etats dont on pouvait penser qu’on y respecterait la Démocratie et les libertés.
Au Moyen-Orient, dans ce qu’il est convenu d’appeler la bande de Gaza, le gouvernement israélien mène de violentes agressions de guerre contre la population civile de ce territoire. L’éradication du Hamas, groupe terroriste s’il en est, reconnu comme tel par de nombreux pays, auteur de crimes inqualifiables, en est le prétexte. Or, depuis 1993 Israël a accepté que ce territoire soit administré par l’Autorité palestinienne. Il est inacceptable que des actes de guerre perdurent à l’initiative d’un Etat disposant d’un Parlement démocratiquement élu.
Plus proche de nous, en Turquie, l’arrestation du principal opposant au président-dictateur ERDOGAN est une autre illustration du peu de cas qui est fait de la Démocratie et des libertés. Ce principal opposant n’est pas n’importe qui. Ekrem IMAMOGLU est Maire de la capitale, Istanbul, régulièrement élu dans ses fonctions. Pour des raisons fallacieuses de prétendue corruption, il est emprisonné. Cette situation ne doit pas laisser indifférente la communauté internationale, celle qui est attachée bien sûr aux valeurs de la Démocratie.
En Algérie, l’incarcération de Boualem SANSAL est venue s’ajouter à ces nombreux emprisonnements de citoyens algériens là encore au prétexte qu’ils contestaient un système de pouvoir, en apparence démocratique mais d’abord au service de quelques-uns qui font de l’anti-France une sorte de « fonds de commerce » pour se maintenir au pouvoir. Ce ne sont pas les « coups de menton » du ministre de l’intérieur, RETAILLEAU qui vont arranger les choses. Il est urgent que la diplomatie reprenne ses droits et parvienne à rétablir des relations sereines avec ce pays. Il y va de l’intérêt des deux Etats et de leurs populations.
Plus grave enfin est l’attitude du président américain. Depuis son retour à la Maison Blanche, TRUMP n’a eu de cesse que de provoquer, d’humilier, de condamner tous ceux qui contestent ses actes. Le dernier en date nous semble d’une extrême gravité. Ce personnage bien décrit par le sénateur MALHURET a exhumé une loi de 1798, vieille de 227 ans, pour expulser 300 vénézuéliens vers le Salvador. Un juge fédéral a contesté cet acte et a décidé de suspendre cette opération. Or TRUMP a, ni plus ni moins, demandé la destitution du juge concerné. Jusqu’où ira ce forcené ?
Ces quelques références à des situations politiques d’une extrême gravité soulignent à l’évidence les dangers permanents qui pèsent sur la Démocratie et les libertés. Cela doit nous inciter, en France, à rappeler en permanence notre attachement aux valeurs fondamentales de la République.