En ce début de semaine, les médias, et c’est normal, évoquent largement la tenue de la COP 27 qui s’ouvre à Charm el-Cheikh en Egypte. Cela contribue à une sensibilisation de l’opinion quant à l’impérieuse nécessité de protéger la planète. C’est une bonne chose.
Cette conférence internationale consacrée aux conséquences du changement climatique est organisée par l’O.N.U. Celle de Paris, en 2015, sous la présidence de François HOLLANDE, avait conclu à un accord international sur le climat. Les Nations-Unies (ONU), organisation créée à la Libération pour garantir la paix dans le monde est le lieu idoine pour veiller à ce que les pays signataires de l’accord respectent leur engagement. Nous n’y sommes pas encore et trop de gouvernements, à travers le monde, ne s’engagent pas suffisamment et ne prennent pas assez rapidement les mesures indispensables. António GUTERRES, socialiste portugais, Secrétaire Général de l’O.N.U., a évoqué récemment une « alerte rouge pour l’humanité ». On ne peut qu’approuver cette initiative.
Pour les sceptiques, cette COP 27 ne servirait pas à grand-chose. Pourtant, le simple fait que deux cents Chefs d’Etat ou de gouvernement se rassemblent et s’expriment sur cette problématique de l’humanité constitue en soi une avancée.
Pour certains, il faudrait aller plus vite. Ils ont raison. Sans tomber dans « l’écolo-manie », les organisations politiques françaises, et le Parti Socialiste parmi elles, se devraient de préparer davantage nos concitoyens à changer notre mode de vie. Pour ce faire, ni les incantations de certains, ni les actions spectaculaires d’autres ne sont les bonnes formules. A l’inverse, la qualification d’école-terroriste attribuée par le Ministre de l’Intérieur aux manifestants s’opposant à ce qu’il est convenu d’appeler les « méga-bassines » agricoles n’est pas acceptable.
Monsieur DARMANIN, dans ce domaine comme en matière de sécurité ou de lutte contre l’immigration retrouve ses références, celles qu’il a acquises lorsqu’il était le collaborateur d’un député d’extrême-droite.
Si la protection de la planète et la lutte contre les conséquences du réchauffement climatique doivent être une des préoccupations majeures des responsables politiques, il est un tout autre sujet qui apparaît de plus en plus dangereux, celui du contenu des messages diffusés sur les réseaux sociaux. On assiste à un façonnement des esprits à partir de fausses ou d’incomplètes informations ou d’analyses farfelues. Trop peu de réactions se manifestent chez les philosophes ou les sociologues, à ce sujet. L’esprit critique tend à disparaître. Il nous faudrait un nouveau DESCARTES pour encourager une prise de conscience.
On pourrait considérer qu’il n’y a pas de lien entre la protection de la planète et celle de l’influence néfaste des réseaux sociaux. Il y en a pourtant un : comme la première relève d’une action internationale, la seconde passe également par une prise de conscience à l’échelle mondiale et la recherche de réponses dans chaque pays où la démocratie et les libertés constituent les valeurs fondamentales de référence.
Il n’est pas trop tard pour s’en préoccuper.