C’est aujourd’hui la rentrée parlementaire. Députés et Sénateurs seront amenés à échanger leurs arguments pour donner à la France et aux Français les moyens d’affronter les problèmes du moment. Le pouvoir d’achat et la crise énergétique, conséquence de la guerre en Ukraine, sont incontestablement ce qui préoccupent le plus nos concitoyens. C’est dans un contexte difficile, comme celui que nous traversons, que la solidarité prend tout son sens. Or cette valeur ne semble pas figurer parmi les objectifs de l’Exécutif.
En effet, le premier sujet abordé à l’Assemblée Nationale sera celui de l’assurance chômage. Le projet de loi mis en discussion porte un titre éloquent : « Mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi ». Traduction : pour qu’il y ait plein emploi, il faut qu’il n’y ait plus de chômage et pour qu’il n’y ait plus de chômage, il faut supprimer les allocations de solidarité verser aux demandeurs d’emploi. Telle est la théorie macroniste.
Or, il faut rappeler qu’il y a un an, une réforme de cette assurance chômage a été instaurée. A ce jour, aucune donnée n’est communiquée sur les résultats de cette réforme. Il semblerait que c’est plus d’un million de chômeurs qui ont été pénalisés. Non, la solidarité ne figure vraiment pas dans les intentions de Monsieur MACRON et de son gouvernement.
Quand on voit que le Ministre du Travail, en charge de ce mauvais coup porté aux salariés en difficulté, est un ancien socialiste, Olivier DUSSOPT, qui s’illustrait, avant son entrée au gouvernement par son appartenance à la Nouvelle Gauche de Benoît HAMON, cela donne des nausées.
On sait d’avance que cette nouvelle réforme scélérate sera adoptée grâce au soutien de la Droite. Cela confirmera une nouvelle fois le positionnement libéral de la macronie.
On mesure l’importance que revêt une opposition de gauche rassemblée. Le Parti Socialiste est détenteur d’une part de ce rassemblement, à équivalence de responsabilité avec ses trois autres partenaires de la NUPES. Encore faut-il qu’il soit lui-même porteur de propositions qui répondent aux attentes des Français. C’est tout l’enjeu du prochain Congrès dont les modalités d’organisation seront arrêtées demain lors du Conseil National.
D’ores et déjà, des analyses et des propositions sont formulées. « Refonder, rassembler, gouverner », est une contribution proposée par Hélène GEOFFROY qui portait, en septembre 2021, au précédent Congrès de Villeurbanne, un texte dont le titre est toujours d’actualité : « Debout les Socialistes ». Cette contribution s’ajoute au Manifeste de Bernard CAZENEUVE, aux initiatives de Carole DELGA ou Stéphane LE FOLL et, depuis hier, à un texte intitulé « Refondations ! », lui aussi, texte signé par 150 responsables et non des moindres.
Le débat est lancé. Il appartient aux militants socialistes d’en faire le point de départ de la reconquête de l’opinion.