S’engager en politique, c’est vouloir participer à l’organisation de la vie collective, que ce soit au plan local ou au plan national. Ces deux niveaux d’action sont d’ailleurs étroitement liés car agir dans un conseil municipal, départemental ou régional dépend fortement de la politique nationale et même européenne. D’autre part, prétendre gouverner le pays en négligeant la vie locale peut entraîner des mouvements d’insatisfaction voire de colère de la part des citoyens. On l’a constaté à plusieurs reprises au cours du premier quinquennat de Monsieur MACRON.
C’est dire l’importance, pour un parti politique, de préparer ses militants à affronter le suffrage universel pour, en cas d’élection, défendre les orientations politiques décidées par le Parti. Cela doit se faire dans un strict respect de la Démocratie. La caricature du récent congrès du Parti Communiste chinois n’est évidemment pas la référence.
De tous temps, le Parti Socialiste s’est organisé pour exercer le pouvoir, là encore tant au plan local que national. Le PS est un parti de gouvernement. Ce n’est pas le cas de toutes les organisations qui se réclament de la Gauche.
Dans une Démocratie, et c’est le cas en France, les politiques mises en œuvre sont soumises régulièrement au contrôle des électrices et des électeurs. Quand ces politiques ne satisfont pas l’opinion publique, souvent par manque d’explication, il y a alternance.
Le PS est, depuis 2017, dans l’opposition au libéralisme macronien qui amplifie les inégalités et les injustices. Il n’a cependant pas vocation à y demeurer éternellement. Il a démontré au cours des cinquante années écoulées, qu’il avait la capacité d’exercer pleinement des responsabilités gouvernementales. Encore faut-il qu’il s’y prépare en respectant la condition fondamentale : le rassemblement de la Gauche sur un programme d’actions qui, parce qu’elles répondront à l’attente de nos concitoyens remporteront leur adhésion.
Dans un contexte national et international qui est loin d’être enthousiasmant, on mesure l’ampleur des problèmes qui restent à résoudre. Ce n’est pas en déplorant tous les matins les insuffisances ou les erreurs constatées dans le passé, notamment à la fin du quinquennat de François HOLLANDE, que l’on sera en mesure de regagner la confiance d’une majorité de Français. Les Socialistes doivent être fiers de ce qui a été réalisé, à leur initiative, lorsqu’ils ont exercé des responsabilités gouvernementales.
Souhaitons que le Congrès de Marseille marque le début de cette nouvelle étape de reconquête et de refondation dont la Gauche toute entière a besoin. En son sein, les Socialistes, forts de leur Histoire, doivent continuer à défendre les valeurs qui leur sont propres, sans se renier. Ainsi retrouvera-t-on la ferveur qui régnait au Congrès d’Epinay, en 1971, puis au moment de la victoire de la Gauche en 1981. L’Histoire ne se répète pas, certes. Elle doit servir de référence au présent.