Les Universités de rentrée des partis politiques se sont déroulées. Pour le PS, c’est désormais Blois qui est devenu le lieu de la réflexion collective, à la fin de l’été. Des représentants des organisations de gauche ont eu l’occasion de partager leurs analyses et propositions. La Fête de l’Humanité s’est tenue ce week-end dans un nouvel endroit, dans l’Essonne, et non plus à La Courneuve en Seine-Saint-Denis. Là aussi, à l’initiative du Parti Communiste, les responsables des partis de gauche se sont exprimés et notamment Olivier FAURE au nom du PS. Ces manifestations témoignent du pluralisme de la Gauche française en même temps qu’elles sont des lieux d’échanges et de discussions. C’est la conséquence de l’accord électoral passé par les composantes de la NUPES en mai dernier.
Pour autant, il importe de ne pas confondre un accord électoral d’opportunité avec un accord programmatique déterminant les axes d’une politique gouvernementale à mettre en œuvre. Ce dernier reste à réaliser. C’est dire que pour l’heure, les Socialistes ne doivent pas rester passifs ou se fondre dans une nébuleuse au sein de laquelle ils perdraient leurs références à des valeurs fondamentales.
Pour cela, il importe d’être offensif, davantage sûrement que ce que nous connaissons. Dans les collectivités territoriales, qu’ils les dirigent ou qu’ils soient dans l’opposition, au Parlement, des propositions, des initiatives, doivent être en permanence mises en avant par les socialistes. C’est à cette condition que les électrices et les électeurs de gauche pourront à nouveau percevoir positivement la place du PS dans la vie politique française. Il ne faut pas seulement attendre les propositions de la droite macronienne pour réagir.
C’est dire l’importance du rôle de la direction du Parti. C’est à elle de susciter, semaine après semaine, des actions qui répondront aux attentes de nos concitoyens.
Le débat interne qui ne manquera pas de s’amplifier dans le cadre de la préparation du Congrès, dont on attend toujours de connaître la date, sera l’occasion pour les membres du PS de dire s’ils demeurent fidèles à ce qu’écrivait Léon BLUM en 1919 : « On est socialiste quand on a la volonté de justice, d’égalité, de solidarité ». On pourrait ajouter la défense de la liberté, de la Démocratie, de l’environnement et de la République.
Je ne suis pas sûr que ces objectifs soient entièrement partagés quant aux moyens à mettre en œuvre pour les atteindre par tous les promoteurs de la NUPES. Il importe que cela soit clarifié rapidement. Certains socialistes voient dans cette nouvelle union populaire une resucée de l’Union de la Gauche des années soixante-dix qui a permis la victoire de 1981. Pourquoi pas, à condition que l’on soit d’accord sur l’Europe, la défense, les équilibres internationaux, les institutions.
On voit bien la nécessité des discussions sur ces sujets et sur quelques autres. Le peuple de gauche est favorable à l’union. Elle sous-entend cependant le respect de quelques grands principes.