Le PS serait « mort » selon quelques commentateurs bien intentionnés à son égard. Le Parti Socialiste doit se refonder déclarent à qui veut les entendre celles et ceux dont je suis parce qu’ils sont convaincus qu’en France comme en Europe et ailleurs dans le monde si on se réfère au vote australien du 21 mai, le Socialisme a toute sa place.
C’est un courant politique qui porte des valeurs indéfectibles. Ces valeurs conservent tout leur sens dans une société au sein de laquelle la justice sociale et la Démocratie doivent être défendues avec acharnement et sans relâche.
Si le Socialisme demeure une référence idéologique incontournable, ses défenseurs n’ont pas tous, et loin s’en faut, la même position sur les moyens à mettre en œuvre pour transformer la société libérale, capitaliste aurait dit Karl MARX, dans laquelle nous vivons. Ce n’est pas nouveau. C’est le 26 Novembre 1900, il y a 122 ans, que Jean JAURÈS et Jules GUESDE s’affrontaient, à Lille, dans deux allocutions contradictoires devenues « les deux méthodes ».
Si le guesdisme sert de référence pour l’organisation de la vie politique autour du Parti, Jean JAURÈS a fixé la ligne de la social-démocratie moderne : « Aller à l’idéal en passant par le réel ». Les Socialistes ont fait leur cet objectif en se mettant toujours en situation d’exercer le pouvoir.
D’autres, à gauche, restent dans l’incantation, la contestation, la rupture, l’insoumission. Cela ne permet pas de gagner la confiance d’une majorité d’électrices et d’électeurs pour pouvoir gouverner. On mesure alors l’importance de définir un programme d’actions gouvernementales partagé par diverses sensibilités.
La Gauche française aborde les élections législatives à partir d’un accord électoral. C’est très bien pour obtenir des sièges à l’Assemblée Nationale. Ce n’est pas suffisant pour mettre en œuvre une politique de transformation de la société. Prétendre que dans quatre semaines on élira un Premier Ministre est une tromperie à l’égard des Français. On élira des députés qui, pour une partie d’entre eux pourront constituer une majorité. Celle-ci soutiendra le Premier Ministre et son gouvernement.
A l’issue de ces élections, des Députés de gauche seront élus. Parmi eux on comptera certainement des députés socialistes. Leur nombre sera l’indication du bien-fondé ou non de la stratégie décidée par la direction du PS. Dans tous les cas la refondation s’impose.
Dans les rangs du PS, des voix se font entendre. C’est la démonstration qu’il existe des potentialités et que le PS est loin d’être en voie de disparition.
Il importe de procéder par étape : d’abord les élections législatives. Viendra alors le temps du renouveau. Quelle belle perspective !