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lundi 9 mai 2022

Le coup d’après

La Gauche française, dans ses composantes démocratiques et responsables, est incontestablement porteuse de valeurs défendues par les acteurs de la Révolution Française de 1789 : la Démocratie, les libertés, la justice sociale. Elle est constituée de sensibilités différentes parfois antagonistes. Elle a su cependant dépasser ces différences et ces antagonismes pour exercer le pouvoir et mettre en application ces valeurs dont elle se réclame.

Ce fut le cas en 1936 avec le Front Populaire de Léon BLUM, souvent cité ces jours-ci en référence au 86ème anniversaire de son arrivée au pouvoir. Ce fut le cas en 1981 avec François MITTERRAND, en 1997 avec Lionel JOSPIN, en 2012 avec François HOLLANDE. A chaque fois, cette Gauche a permis des avancées significatives que, malheureusement, on a oubliées trop vite pour ne retenir que les erreurs ou les insuffisances.

En 2017, une recomposition profonde du paysage politique français s’est produite. Les raisons en sont multiples et ce n’est ni le lieu, ni le moment de les énumérer. Cette recomposition a produit ses effets, en les accentuant parfois, à l’occasion de l’élection présidentielle d’avril dernier. Les électrices et les électeurs de gauche ont clairement exprimé, à travers leurs votes, qu’ils voulaient le rassemblement. Le Parti Socialiste, dans la situation dramatique dans laquelle l’a placé sa direction actuelle, ne pouvait pas être absent de ce rassemblement. Il a conclu un accord électoral avec les organisations qui y participent. Cet accord électoral prévoit des candidatures uniques dans chacune des 577 circonscriptions. Bien sûr, le PS aurait pu prétendre à désigner des candidates et candidats dans un plus grand nombre d’entre elles. Le contexte créé par les résultats de l’élection présidentielle du 10 avril explique les résultats de cet accord à défaut de les justifier.

On sait qu’en France, aujourd’hui, l’opinion de gauche n’est pas majoritaire. Si cela était le cas, Jean-Luc MÉLENCHON aurait été présent au second tour et aurait été élu Président de la République. Cette échéance est passée. Il fallait préparer la suivante, en l’occurrence les élections législatives des 12 et 19 juin. Pour affronter ce scrutin il était indispensable que la Gauche, dont le Parti Socialiste est une des composantes, se présente rassemblée. C’est fait pour ce qui concerne les candidatures. C’est à faire pour ce qui est d’un programme commun de gouvernement.

Pour l’heure, l’objectif pour celles et ceux qui se réclament de la Gauche, est d’élire le plus grand nombre possible de députés présentés par la Nouvelle Union Populaire Sociale et Ecologique. Lorsque cette épreuve sera passée, il sera alors indispensable pour le PS de s’atteler à une refondation qui intégrera les attentes des Françaises et des Français. Un beau programme en perspective pour celles et ceux qui y participeront.