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jeudi 14 avril 2022

Le moindre mal

C’est une évidence : la dimension internationale occupe une grande place dans la vie politique française. Elle retient l’attention des électrices et des électeurs qui choisiront quel Chef de l’Etat ils veulent pour la France en cette période. La guerre aux portes de l’Europe, la pandémie, la protection de la planète, la défense militaire de nos démocraties, toutes ces questions ne peuvent trouver réponses qu’à travers des accords entre les dirigeants des pays du monde, qu’ils soient démocratiquement élus ou tenants d’un régime autoritaire. C’est dire combien il est important de tenir compte des intentions des deux candidats qui s’affrontent pour le second tour du 24 avril prochain.

Des quatre sujets évoqués ci-dessus, deux sont à considérer en priorité : quelle attitude la France doit-elle avoir à l’encontre du génocidaire POUTINE ? L’heure n’est plus à tergiverser : la démonstration est faite de l’impossibilité d’avoir avec ce personnage une relation normale. Les images, les reportages diffusées par les radios, les relations du drame ukrainien dans la presse écrite sont sans équivoque. L’agression contre un pays indépendant, démocratique, est inacceptable. Le responsable doit être mis au ban de la société internationale. Or, ce n’est pas ce que préconise la candidate d’extrême-droite qui déclarait souhaiter que POUTINE « redevienne l’allié de la France ». Même si elle a depuis essayé de corriger cette déclaration en parlant de la Russie et non de son dirigeant actuel, il n’empêche qu’elle a laissé tomber le masque et que l’on sait à quoi s’attendre dans ce domaine.

Pour assurer notre défense et la protection de notre Démocratie, la France est membre de l’OTAN depuis sa création au lendemain de la guerre 39-45. C’était indispensable dans un monde toujours instable depuis plus de 75 ans. C’est aujourd’hui plus que nécessaire depuis l’invasion de l’Ukraine par l’armée de POUTINE que de se trouver dans une alliance militaire. L’OTAN a parfaitement rempli son objectif : dissuader tout agresseur de l’un de ses pays membres d’engager une attaque armée sous peine d’une réaction collective des pays alliés. Or, là encore, la fasciste de service, en l’occurrence la candidate LE PEN, projette ni plus ni moins que de quitter le commandement de l’OTAN pour lequel elle souhaite un « rapprochement avec la Russie ». On marche sur la tête. 

L’extrême gravité de la situation internationale doit rappeler les dangers permanents qui pèsent sur la Démocratie et donc sur les peuples qui la pratiquent. La France, en cette période d’élection présidentielle, n’est pas à l’abri de remises en question fondamentales de ses institutions. Le  projet  LE  PEN  en  est  rempli. Voter  pour  cette  candidate  signifie  DANGER !

Déjà, il y a cinq siècles, le philosophe MACHIAVEL écrivait : « En politique, le choix est entre le pire et le moindre mal ». Il n’y a donc pas d’hésitation possible. Le pire, c’est LE PEN, le moindre mal c’est MACRON. Les Françaises et les Français doivent choisir le moindre mal.