Réagissez !

lundi 18 avril 2022

Attention ! Danger !

Il ne faut pas injurier l’avenir dit-on. Cependant, quand on lit ou entend dans les médias que le vote blanc domine chez les soutiens de Jean-Luc MÉLENCHON, il y a lieu de s’inquiéter sérieusement. Je ne peux pas croire que ces électrices et électeurs, assurément de gauche pour le plus grand nombre d’entre eux, prennent le risque de permettre l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir en France. Ce serait trop lourd de conséquences et cela compromettrait la reconstruction de la Gauche, en France. Or, même si c’est regrettable aux yeux de beaucoup, il n’y a qu’un seul moyen d’éviter une catastrophe, le mot n’est pas trop fort, pour la Démocratie, pour les libertés, pour le vivre ensemble et la solidarité, c’est d’utiliser le bulletin au nom du candidat MACRON pour battre le fascisme menaçant.

Il est évident que si le président-sortant est réélu, cela ne signifiera pas, pour les femmes et les hommes de gauche, une acceptation de sa politique, sauf s’il en changeait radicalement, ce qui est improbable. Il vaut mieux être dans l’opposition que dans la résistance.

Il sera temps, quand nous connaîtrons les résultats, dimanche soir, de développer des arguments et des propositions pour l’avenir, à court et moyen terme. Pour l’heure, la priorité réside dans la démonstration des dangers pour la France et pour l’Europe qui figurent dans les propositions de la candidate d’extrême-droite. Ces propositions peuvent séduire quand on les entend ou qu’on les lit pour la première fois. Elles sont cependant irréalisables pour la plupart d’entre elles pour des raisons soit économiques, soit constitutionnelles. Des spécialistes éminents nous le rappellent en permanence, dans cette campagne de second tour. Il faut que leurs arguments soient entendus et pris en compte au moment du vote. 

Plus grave : nous avions au premier tour, un repris de justice, multi-condamné, en la personne de ZEMMOUR. Il n’est plus dans le coup. Tant mieux. Nous avons aujourd’hui une accusée soupçonnée de détournement de fonds publics européens à une hauteur significative. L’Office européen de lutte antifraude qui porte l’accusation ne s’inscrit pas dans une démarche médiatique de déstabilisation de la candidate mais bien dans une enquête régulière et en application de dispositions légales. Tout citoyen attaché au respect des règles de droit ne peut pas faire confiance à quelqu’un suspecté d’une telle malversation. 

Certes, la présomption d’innocence doit prévaloir. A ce niveau de responsabilité politique, la simple  suspicion  doit  conduire  à  la  réserve  de  l’intéressée. Son  avocat ne nie pas les « faits anciens de plus de dix ans », dit-il. Anciens, c’est vrai, mais réels, c’est également vrai.