Nous avons vécu, hier soir, le moment fort de la campagne électorale pour le second tour de la présidentielle. Dans un débat de cette nature, le téléspectateur est en mesure d’apprécier la personnalité de chaque candidat. Plus importants sont les arguments avancés sur les thèmes abordés et qui constituent les préoccupations de nos concitoyens en ce moment. Incontestablement, les téléspectateurs ont eu l’occasion d’apprécier tous les dangers que représenterait l’élection de la candidate d’extrême-droite.
Il convient de ne pas perdre de vue la signification de l’élection présidentielle française. Nos institutions confient une mission au Chef de l’Etat par la voix du suffrage universel. Il lui revient de mener une politique qui se traduira par des actes du Gouvernement et des textes législatifs votés par le Parlement. On sait que c’est la composition de l’Assemblée Nationale qui rend possible la mise en œuvre de cette politique. C’est dire l’extrême importance des élections législatives de juin prochain. Nous y reviendrons dans les prochains jours.
Pour l’heure, les Françaises et les Français ont à désigner le Président de la République. Or, le projet de la candidate LE PEN est assurément celui qui remet le plus en question les valeurs portées par cette République. Le débat télévisé de ce mercredi a permis de mieux encore discerner ses objectifs dans leur contenu inacceptable pour beaucoup d’entre eux. Lorsque cette candidate aborde les projets qui touchent la vie de nos concitoyens, pouvoir d’achat, retraite, indépendance énergétique par exemple, elle fait preuve d’une grande incompétence qui rend irréalisables ses intentions.
Cependant, plus graves sont les propositions formulées par la candidate d’extrême-droite en regard de notre fonctionnement institutionnel, de la Laïcité, de nos libertés fondamentales. Son élection ouvrirait la porte à un véritable coup d’état, tant elle semble disposée à faire fi de notre Constitution. Malheureusement, cette menace n’est pas toujours mesurée comme il le faudrait. Une partie de l’opinion est réceptive aux formulations démagogiques qui masquent les intentions réelles.
Il importe donc, dans les deux jours qui nous séparent du vote, de tout mettre en œuvre pour convaincre les hésitants qu’utiliser un bulletin portant le nom d’Emmanuel MACRON est le seul moyen de protéger la République et la Démocratie. Après, on verra. Une nouvelle bataille électorale s’engagera. Il faudra la conduire pour que la politique qui sera menée dans les prochaines cinq années soit celle de la justice sociale.