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jeudi 7 avril 2022

Ensemble, changeons d’avenir

Dans trois jours, nous connaîtrons les noms des deux candidats qui s’affronteront pour le second tour de l’élection présidentielle, le 24 avril prochain. Pour l’instant, ils sont douze à ambitionner, et avec eux leurs supporters, de se trouver dans ce challenge. On le sait, les sondages accordent plus ou moins de chance à certains qu’à d’autres mais, à cet instant, et jusqu’à dimanche, c’est au vote du premier tour qu’il faut s’intéresser.

Les commentateurs de la classe politique, les sondeurs, quelques bons esprits parmi ceux qu’on qualifie d’intellectuels se livrent régulièrement, et cela depuis plusieurs semaines, à des supputations sur les résultats définitifs tels qu’ils seront connus dans un peu plus de deux semaines. Ceux-là ne servent pas la Démocratie. Je dirais même qu’ils la desservent car certains électeurs et électrices, influencés par ces commentaires, considèrent que le « vote utile » s’impose puisque le candidat ou la candidate qui a leur préférence n’aurait aucune chance de passer le cap du premier tour.

C’est aberrant et cela interpelle sérieusement sur la crédibilité démocratique de nos institutions. Ne permettre seulement qu’aux deux candidats arrivés en tête du premier tour d’être présents au second ne facilite pas la recherche indispensable d’un compromis entre les sensibilités politiques. Celles-ci sont nombreuses dans notre pays, il faut en convenir. Cependant elles se regroupent assez facilement entre les extrêmes, de gauche comme de droite, la Gauche de gouvernement  et  la  Droite  républicaine. Il  faudra  bien  qu’un  jour,  on  corrige  ce  dispositif « couperet » qui prive un grand nombre de citoyens d’exercer leur droit de vote de façon démocratique.

Pour l’heure, je l’ai dit, c’est le vote du premier tour qui importe. Certes, il déterminera les conditions du second tour dans le système électoral actuel. Mais il ouvrira par ailleurs un autre cycle électoral qui se conclura le 19 juin, dans deux mois, avec la désignation des Députés. C’est à ce moment-là que les Français pourront dire exactement quelle politique ils souhaitent, pour la France et pour l’Europe.

Pour bien préparer cette échéance, il importe donc de voter dimanche prochain selon ses convictions profondes. Plus de 10 millions d’électrices et d’électeurs ont voté pour François HOLLANDE, au premier tour, en 2012. Cinq ans plus tard, en 2017, ils n’étaient plus que 2,3 millions à apporter leurs suffrages au candidat soutenu par le Parti Socialiste. Beaucoup d’entre eux, trompés par le comportement des frondeurs, convaincus (peut-être !) par le projet porté alors par le candidat-président avaient fait un choix qui marquait un désamour avec le PS. Or, celui-ci, malgré les erreurs qu’il a pu commettre dans son histoire, récente ou plus ancienne, est à l’origine de toutes les avancées sociales depuis près d’un siècle. Ne l’oublions pas.

Aujourd’hui, c’est Anne HIDALGO qui incarne cette histoire et qui, surtout, propose un projet politique qui peut, de façon responsable, changer notre avenir. Le choix du second tour viendra après.