Réagissez !

jeudi 28 avril 2022

Discutons !

Je le disais lundi dernier, au lendemain de l’élection présidentielle, nous sommes entrés dans une nouvelle page de notre histoire politique. Les acteurs d’hier, avant 2017, ont été malmenés par les électeurs, pour plusieurs d’entre eux. Le libéralisme macronien a remporté cette élection dans les conditions que l’on connaît et qu’il faudra sans cesse rappeler au cours de ce nouveau quinquennat : le Président de la République a été élu parce qu’une majorité de citoyens ont voulu sauver la République et ses valeurs fondamentales de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Ce n’est pas un blanc-seing qui lui a été donné pour réaliser le programme qu’il a présenté, retraites, enseignement, santé, institutions.

C’est dire l’importance que revêt désormais l’élection des Députés dont la mission première sera de voter les textes de lois proposés par le Gouvernement ou suggérés par eux-mêmes. Ces élections législatives seront forcément préparées sur les bases esquissées pendant la campagne présidentielle. Laissons la droite libérale s’organiser autour du macronisme et du sarkozysme. Quelques soutiens du président réélu tentent de faire croire qu’ils constituent la branche social-démocrate de cette famille hybride qui accompagne Monsieur MACRON. C’est un mensonge éhonté qu’il faudra dénoncer énergiquement. Social-libéral peut-être. Social-démocrate, assurément non.

L’extrême-droite tentera de compenser son échec du 24 avril en tentant de recueillir à nouveau le soutien de celles et de ceux qui ont voté pour sa candidate, sans mesurer les dangers et les incohérences qui auraient découlé de la mise en œuvre de ses propositions.

A Gauche, les discussions sont engagées pour mettre au point un programme de Gouvernement. On connaît parfaitement les difficultés qui pèsent sur l’exercice. Encore faut-il se mettre autour de la table pour les recenser, rechercher les compromis et aboutir à un accord. Si celui-ci n’est pas possible dans l’immédiat, il peut l’être plus tard, sous des formes démocratiques à déterminer, à condition que l’on ne soit pas avec des interlocuteurs tenant du « tout ou rien ».

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont placé Jean-Luc MÉLENCHON largement en tête des candidats de Gauche. Nombreux sont ses électeurs qui ont fait ce choix au vu des sondages qui attribuaient un score particulièrement faible à la candidate socialiste et au candidat écologiste. Il s’agissait pour eux de permettre la présence d’un candidat de gauche au second tour. Si cela confère aux mélenchonistes une responsabilité pour la suite, cela ne doit pas les amener à imposer leur vision radicale de l’organisation de notre société. 

La discussion est en cours. Qu’elle continue sereinement.