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lundi 21 mars 2022

Un programme de droite

Depuis quelques jours, on connaît enfin les propositions du candidat-président pour un nouveau quinquennat. « Demain on rase gratis », cette expression bien connue pour désigner des promesses non tenues, s’applique parfaitement à cette série de propositions qui ne peuvent que confirmer l’ancrage à droite de Monsieur MACRON,

Madame PÉCRESSE, candidate de la Droite républicaine, ne s’y est pas trompée. Elle a immédiatement dénoncé le « pillage » de son propre programme. Il est évident que l’adepte du « en même temps » n’a pas suggéré une politique susceptible de mettre fin aux injustices sociales qui affectent un grand nombre de nos concitoyens.

Le plein-emploi comme objectif ne peut évidemment qu’être approuvé. Il manque cependant une dimension essentielle pour y parvenir : quels moyens seront mis en œuvre qui n’accroîtront pas les inégalités. Là, force est de constater que les mesures envisagées auront des effets négatifs pour celles et ceux qui sont déjà confrontés à des difficultés.

Il en est ainsi de l’allocation de solidarité que constitue le RAS. Pour être attribuée, il faudrait que le bénéficiaire justifie d’une activité. Que se passerait-il si cette activité n’est pas assurée ? On peut imaginer facilement un développement de la grande pauvreté qui finirait par jeter à la rue les victimes de ce dispositif inhumain.

Reculer à 65 ans l’âge permettant de bénéficier d’une retraite est une autre proposition révoltante. Elle ne se justifie, aux yeux du candidat MACRON, que pour des raisons économiques qui ne tiennent pas  compte  de l’aspiration des salariés à profiter d’une tranche de vie  moins  éprouvante. On  fait  miroiter  le compte épargne-temps qui permettrait de « mieux gérer son  temps  de  travail  dans  son cycle de vie ». C’est, une fois de plus, une tromperie pour « endormir » l’opinion. On est à l’opposé de ce que défend le Parti Socialiste et sa candidate : maintenir l’âge légal à 62 ans et prendre en compte réellement la pénibilité. Rappelons que c’est le président sortant et sa majorité actuelle qui ont modifié à la baisse les dispositions mises en œuvre en 2015 par François HOLLANDE et sa majorité d’alors, dispositions qui permettaient de prendre en compte les facteurs de pénibilité de certaines activités professionnelles pour prendre sa retraite dès l’âge de 60 ans.

Pour  mieux  faire  passer  ces  pilules amères  de  la  régression  sociale, « Pôle emploi » deviendra « France travail ». On change l’emballage mais le contenu est encore plus indigeste.

Je reviendrai dans un prochain blog sur le projet éducatif du candidat MACRON qui imagine une privatisation de l’Education Nationale. 

Au vu de ces propositions réactionnaires, la question se pose : comment des électrices et des électeurs de gauche pourraient-ils encore envisager de voter MACRON ? A eux de voir, en leur âme et conscience.