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jeudi 17 mars 2022

Ecologie et justice sociale

Lundi dernier, j’évoquais la radicalité du chef des insoumis engagé dans la campagne présidentielle sur des bases irrationnelles, voire irresponsables. Il est un autre candidat qui défend des positions empreintes de radicalité, dans un domaine au moins, celui de la défense de l’environnement. Il s’agit de Yannick JADOT, candidat écologiste. Celui-ci « surfe » sur l’inquiétude qui progresse dans l’opinion compte tenu du réchauffement climatique et de ses conséquences pour la planète. Cette inquiétude s’accroît encore lorsque des rapports très officiels confirment l’augmentation de la température ambiante. 

Il ne serait pas responsable de nier cette situation qui nous entraînerait vers des catastrophes humanitaires si des mesures n’étaient pas prises. Cependant, concentrer son ambition et ses propositions sur ce seul sujet, c’est tromper les citoyens sur l’ensemble des enjeux de notre société. 

Le Parti Socialiste, depuis de nombreuses années, a pris en considération cette priorité parmi d’autres. Il a intégré dans son appellation la référence à l’écologie. Tous ses textes d’orientation, votés à chaque congrès, y consacrent une place importante. A Villeurbanne, en septembre 2020, le PS a réaffirmé son attachement à la transition écologique nécessairement progressive, concertée, consentie et démocratique. L’écologie doit mettre en son cœur les principes socialistes de justice et de réduction des inégalités. C’est là toute la différence avec les « ayatollahs de l’écologie » dont Yannick JADOT est le chef de file.

Pour Anne HIDALGO, l’écologie est le combat du siècle. Ses propositions concernent le droit à la nature, la planification et la fiscalité écologique, le développement des énergies renouvelables. Dans le même temps, elle suggère des mesures pour revaloriser le travail, pour défendre la République et la Démocratie, pour permettre à l’Education de bâtir notre avenir, pour garantir de nouvelles sécurités sociales touchant à la retraite ou à la santé. C’est dire que dans la compétition qui oppose, à gauche, la social-démocratie à la radicalité d’au moins deux concurrents, les électrices et les électeurs ne devront pas se laisser berner par des propositions irréalistes.

Au début du XXe siècle, le Socialisme a été la force politique nouvelle qui a représenté, pour toutes celles et ceux qui aspiraient à davantage de justice sociale, de libertés, le mode de société idéale vers lequel il faut tendre. 

En ce début du XXIe siècle, la protection de la planète est devenue une nouvelle bataille politique. Au cours des 50 années écoulées ce thème a obtenu le soutien d’un nombre croissant de citoyens. C’est à eux qu’il reviendra, le 10 avril prochain, de préparer notre avenir en considérant que la protection de l’environnement est indissociable de la lutte contre les inégalités.