Le Parti Radical et ses responsables ont écrit des belles pages de notre Histoire depuis sa création en 1901. Emile COMBES, Edouard HERRIOT sont restés des personnalités de référence. Plus près de nous, Maurice FAURE a été un des acteurs de la victoire de François MITTERRAND en 1981.
Aujourd’hui, le radicalisme a pris une autre signification. Il désigne un positionnement politique qui n’a pas sa place dans une Démocratie tant il fait référence à des méthodes d’action inacceptables. Il caractérise le terrorisme des islamistes qui s’abritent derrière la religion pour commettre ses crimes. Il est la marque de certains dictateurs comme au Venezuela de CHAVEZ par exemple. On peut considérer aujourd’hui que le sinistre POUTINE est à ranger dans cette catégorie d’individus pour qui la vie humaine n’a pas d’importance quand il s’agit d’asseoir un pouvoir absolu.
En France, on observe que l’un des candidats à l’élection présidentielle, Jean-Luc MÉLENCHON, a les « yeux de Chimène » pour certains personnages cités généralement comme porteurs de théories radicales. Or, il est trop souvent cité comme le bénéficiaire potentiel du vote « utile » pour les électrices et électeurs de gauche, décontenancés par les études sondagières qui circulent.
Les propositions du candidat MÉLENCHON s’inspirent trop de ce radicalisme condamnable pour constituer une politique pour la France, pour l’Europe et en matière internationale.
Non, assurément, le vote en faveur de « l’insoumis en chef » ne servirait ni la République ni la Démocratie. J’ai utilisé le mot « chef » qui s’applique parfaitement au personnage dont les « fidèles » ne discutent pas les ordres dans une organisation où le fonctionnement démocratique n’est pas la référence. Ses dénonciations violentes de l’Europe, de l’OTAN, de nos institutions ne peuvent qu’inquiéter, à gauche, les partisans d’une social-démocratie responsable. « Il faut un président utile, pas seulement un vote utile » déclarait récemment François HOLLANDE.
Nous subissons actuellement une véritable intoxication par les sondages. Ils constituent une référence au moment « M » mais ne sont pas l’élection elle-même. La difficulté est de les faire évoluer pour que les citoyens de gauche prennent davantage en considération les propositions d’Anne HIDALGO. Aujourd’hui Maire de Paris, soutenue par le Parti Socialiste, elle déroule sereinement et courageusement un projet qui permettrait de « réunir la France » et de « changer d’avenir ».
Pour certains, défendre ainsi la candidate socialiste relèverait de l’irrationnel. A ceux-là, je rappellerai la citation attribuée à Guillaume D’ORANGE, à la fin du XVIe siècle : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ». Jusqu’au 10 avril, il importe de persévérer dans la défense du projet politique et de la candidature de la Gauche de responsabilité. C’est à cette condition que l’utile et la réussite peuvent se conjuguer.