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jeudi 3 mars 2022

Ukraine – France (2)

Le Président de la République s’est adressé aux Français, ce mercredi soir, dans une déclaration télévisée. Le Chef de l’Etat était parfaitement dans le double rôle qu’il exerce actuellement.

A la tête de notre pays, il lui revenait de bien préciser la position de la France face à la guerre déclenchée par la Russie à l’encontre de l’Ukraine. Cette position est la bonne : la fermeté et la détermination dans l’affirmation d’une condamnation de l’acte de guerre en même temps que la volonté de sanctionner par des mesures financières le pays agresseur et de faire preuve de solidarité à l’égard du peuple ukrainien. Il a rappelé les dispositions mises en œuvre par la France pour aider l’Ukraine dans sa résistance à l’envahisseur.

Cette position a d’ailleurs été approuvée par les différents responsables politiques engagés dans la campagne électorale française. Ce fut notamment le cas d’Anne HIDALGO qui, au nom des Socialistes, réclamait dans un meeting à Bordeaux, dimanche dernier, des moyens de défense pour l’Etat ukrainien.

Dans son rôle de Président en exercice de l’Union Européenne, Monsieur MACRON a condamné « la vision révisionniste de l’Histoire » telle que la présente POUTINE. Il a appelé à l’unité de l’Europe telle qu’elle existe depuis le début de cette guerre et a indiqué un calendrier de rencontres européennes qui, selon lui, permettront à l’Europe de renforcer son statut de puissance indépendante, notamment en matière de défense. Là encore, le Président français a bien rempli son rôle.

Cependant, il en exerce un troisième qu’il ne faudrait pas oublier, celui de candidat à sa succession à la tête de l’Etat. Si les Français ont besoin d’être rassurés quant aux conséquences de la guerre en Ukraine, ils ne doivent pas pour autant perdre de vue que la France a besoin d’une autre politique économique, sociale, environnementale, institutionnelle que celle qui nous est imposée depuis 2017.

Dans un mois et une semaine nous connaîtrons les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Demain, nous saurons qui est effectivement candidate ou candidat à partir des cinq cents parrainages au moins à obtenir. Monsieur MACRON, bien qu’il n’ait encore rien dit, sera alors un candidat parmi d’autres. Il sera le seul cependant qui devra justifier d’un bilan, celui de sa politique depuis cinq ans. Il présentera un projet pour le quinquennat à venir qu’il faudra analyser à l’aune de ce qu’il a fait depuis son élection. Il faudra aussi le comparer aux propositions des autres candidats. Celles que présente Anne HIDALGO garantiront la justice sociale, la protection de la planète, la démocratie et les libertés bien plus sûrement que ce que nous avons connu depuis 2017.

Ce sont les électrices et les électeurs qui décideront, c’est évident. Il leur appartient de bien s’informer, de mettre en parallèle les orientations proposées. Libéralisme macronien d’un côté ou « rassembler la France pour changer d’avenir » avec Anne HIDALGO de l’autre, tel sera le choix.