La vie politique est incontestablement marquée par l’agression meurtrière de la Russie contre l’Ukraine. Une situation de guerre ne laisse jamais indifférent. C’est encore plus évident lorsque cela rappelle trop ce que le monde a connu avec les nazis, à la fin des années 30. De plus, cette guerre motivée par la folie expansionniste du sinistre POUTINE se déroule aux frontières de l’Europe. Cela ne fait qu’inquiéter davantage nos concitoyens. Cette inquiétude n’est pas sans conséquence sur l’état de l’opinion en regard de l’actualité française.
Celle-ci est marquée aujourd’hui par la publication officielle de la liste des candidats à l’élection présidentielle. Depuis jeudi soir, le « suspense » est levé : le président sortant sera candidat. S’inspirant de François MITTERRAND, c’est par une lettre aux Français que le candidat-président a fait connaître ses intentions. Il marque cependant, d’entrée de jeu, la manière selon laquelle il envisage d’aborder le débat démocratique que l’on est en droit d’attendre. « Je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité ». Merci POUTINE, pourrait-il ajouter.
Il faut donc craindre en conséquence que les réponses aux préoccupations des Français passeront au second plan, ne seront peut-être même pas prises en compte. Au-delà de l’excuse toute trouvée de la situation internationale et de la pandémie qui nous affecte depuis plus de deux ans, la pratique politique du candidat-président au cours des cinq années écoulées nous a montré le peu de cas qu’il fait de la Démocratie. L’absence de considération pour les élus et les corps intermédiaires aura été la marque de fabrique de ce fameux nouveau monde que le macronisme prétendait instaurer en 2017.
Dans ce contexte, de nouveaux renégats se sont déclarés. Issus de la Gauche comme de la Droite, ces opportunistes misent sur le succès de celui qu’ils soutiennent aujourd’hui. Ils espèrent en retour des reconnaissances concrétisées par des fonctions diverses qui leur seraient attribuées par le Prince. Ils jettent aux orties, sans scrupule, la famille politique qui leur a permis de devenir ce qu’ils sont.
Au-delà de ces péripéties, l’important désormais réside dans la perception des enjeux par nos concitoyens. S’il importe que la France joue un rôle de premier plan sur la scène internationale et en Europe, il importe tout autant que le pouvoir d’achat des salariés, la protection de la planète, la formation de nos enfants, la lutte contre le chômage, la défense de la République, la santé pour tous, la sécurité fassent l’objet de propositions qui devront devenir réalités.
Le projet porté par Anne HIDALGO répond aux préoccupations des électrices et des électeurs. Ce projet s’inscrit dans la continuité des avancées politiques, économiques, sociales, environnementales mises en œuvre par la Social-Démocratie depuis un siècle. Il importe d’en écrire une nouvelle page.