Lorsque des évènements d’une intense gravité occupent le premier plan de l’actualité, la vie politique est forcément concernée. La France est en campagne électorale présidentielle, mais l’Ukraine est envahie par la Russie. Ces deux situations, en apparence complètement différentes, sont pourtant liées car chacune concerne chacun d’entre nous.
Quelques candidats, à l’extrême-droite et pour l’insoumis MÉLENCHON, ont bien du mal à justifier le soutien qu’ils apportaient jusqu’alors, voire leur admiration, pour POUTINE et son régime dictatorial. Les Français ne sont pas dupes et il importe de démontrer la dangerosité et l’irresponsabilité qui sont les caractéristiques des positions antérieures de ces candidats.
Le Chef de l’Etat, alors qu’il n’a toujours pas déclaré s’il solliciterait ou non un renouvellement de son mandat, a tenté d’occuper le terrain de la diplomatie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut un échec, et bien entendu, il faut le regretter. On observe chez le président-candidat une agitation, une fébrilité même pour accréditer l’idée qu’il occupe le premier rôle dans la recherche d’un compromis au conflit international engagé par le président russe.
On ne peut que se satisfaire de la cohésion qui règne au sein de l’Union Européenne en regard de cette guerre déclenchée à ses frontières. Il faut souhaiter ardemment que cela dure. La décision qui vient d’être prise par l’UE et ses Etats membres d’apporter à l’Ukraine un soutien en matière de moyens de défense est une bonne décision. Il ne s’agit pas d’une escalade dans un processus de guerre. Il s’agit d’abord de faire preuve de solidarité vis-à-vis d’un pays aux institutions démocratiques, menacé dans son intégrité territoriale. Il s’agit ensuite de montrer au sinistre POUTINE que ses velléités expansionnistes et dominatrices seront combattues par les démocraties européennes. Si la situation n’était pas aussi grave, on pourrait presque le remercier d’avoir permis un renforcement de l’UE.
La campagne présidentielle en France n’en perd pas pour autant de son importance. Hier, à Bordeaux, Anne HIDALGO a fait la démonstration de sa capacité à exercer cette fonction de Chef de l’Etat. Elle a fait d’un meeting initialement conçu comme une étape ordinaire de campagne électorale une réunion de soutien à l’Ukraine. Une jeune ukrainienne a pu témoigner de la situation vécue par ses compatriotes. Incontestablement, et en comparaison avec tous ses concurrents, la candidate socialiste a pleinement défendu l’Ukraine et l’Europe face aux ambitions hégémoniques du dirigeant russe.
Il importe que les Françaises et les Français, trop peu nombreux selon les sondages à envisager d’apporter leur suffrage à Anne HIDALGO, retiennent de son engagement pour l’Ukraine sa détermination à conduire en France une politique économique, sociale, environnementale à l’opposé de ce que nous impose la droite macronienne.