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jeudi 24 février 2022

L’Histoire ne doit pas se répéter

Jusqu’où peut aller la folie des hommes et notamment celle qui amène certains responsables de certains Etats à engager des opérations de guerre ?

C’est évidemment la question que l’on se pose ce matin alors que la Russie vient d’attaquer l’Ukraine. Cette question reste sans réponse si on se livre à une analyse de la situation en regard de l’Histoire. Celle-ci nous enseigne que ce pays aura connu, au fil des siècles passés, des vicissitudes de toute nature. Partages, découpages, annexions ont marqué l’Ukraine depuis l’Antiquité. On constate à plusieurs reprises, le rôle important de la Russie. C’est sans doute en regard de cette Histoire que presque naturellement, en 1922 (il y a tout juste un siècle), la création de l’URSS a fait de l’Ukraine une de ces « républiques » soviétiques. La fin de cet empire, à partir de la chute du mur de Berlin en 1989, a permis à l’Ukraine de retrouver une souveraineté d’Etat. Au cours des vingt années écoulées, le pouvoir ukrainien a été secoué par de nombreuses crises intérieures dans lesquelles la Russie a toujours, plus ou moins, été mêlée. 

Monsieur  POUTINE  connaît  bien  l’histoire  des  relations  entre la Russie et l’Ukraine. Dans un discours jugé « glaçant » par tous les observateurs, il a justifié de l’intervention de son armée dans un pays souverain. La Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine avec comme objectif la « dénazification » de ce pays. On mesure le poids des mots et on se pince pour être sûr que nous ne sommes pas dans un cauchemar qui puiserait ses sources dans un passé que l’on pouvait croire révolu.

Malheureusement, c’est bien la réalité, même si on ne peut qu’espérer que le peuple russe se désolidarisera rapidement de ce « tsar » des temps modernes qui dirige actuellement la Russie.

C’est à Munich, en Allemagne, que s’est déroulée, il y a quelques jours, une conférence internationale sur la sécurité. Les dirigeants occidentaux ont tenu un langage de fermeté dont on mesure aujourd’hui l’inefficacité. Est-ce un mauvais clin d’œil à l’Histoire que ce soit dans cette ville bavaroise qu’une telle conférence ait eu lieu ? C’est là que furent signés, en 1938, des accords entre les représentants d’Etats européens, dont HITLER lui-même. Cela semblait alors un moyen d’éviter la guerre. On sait ce qu’il en advint moins d’un an plus tard. 

Plus que jamais est nécessaire aujourd’hui une très forte cohésion de l’Union Européenne pour que Monsieur POUTINE comprenne que ses actes belliqueux seront suivis d’effets à l’encontre de son pays. On mesurera avec intérêt la capacité dont fera preuve le président en exercice du Conseil de l’UE, Monsieur MACRON. Il importe qu’une aide soit fournie à l’Ukraine, à l’initiative des Etats membres solidaires. Il importe de ne pas retrouver les tergiversations vécues en 1936 lorsque fut décidée la « non-intervention » pour soutenir les Républicains espagnols qui subissaient l’insurrection militaire du dictateur FRANCO.

Munich,  Espagne,  FRANCO, POUTINE : l’Histoire  ne  se  répète  pas  dit-on. Souhaitons que cela se vérifie.