La tempête qui souffle avec violence sur la France et, en particulier sur le Nord, la situation tendue et menaçante qui pèse sur l’Ukraine, sont deux sujets parmi quelques autres qui retiennent davantage l’attention de l’opinion que la campagne pour l’élection présidentielle. Plusieurs raisons sont à l’origine de ce manque d’intérêt pour un rendez-vous démocratique d’une grande importance pour l’organisation de notre vie collective pour les années à venir.
Le fait que le président sortant n’ait pas déclaré officiellement ses intentions contribue peut-être à ce désintérêt. Si tel est le cas, il faut dépasser rapidement cette réserve. Monsieur MACRON sera candidat à sa succession. Il ne l’a pas dit clairement mais tous ses actes accomplis en tant que Chef de l’Etat ou président en exercice du Conseil de l’Union Européenne sont des actions de campagne électorale. Il sera d’ailleurs intéressant d’observer comment le président-candidat intégrera dans ses comptes de campagne tous les moyens mis en œuvre depuis le 1er juillet 2021, c’est-à-dire neuf mois avant l’élection comme le prévoit la loi. Souhaitons que la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCPF) soit particulièrement vigilante sur ce point.
Monsieur MACRON sera donc l’un des candidats et, si on ne connaît pas précisément son projet pour les cinq années à venir, la politique qu’il a menée depuis 2017 nous éclaire suffisamment sur le libéralisme économique, l’injustice sociale, l’absence de démocratie qui l’ont caractérisée. Il est donc possible de faire des comparaisons avec les propositions des autres candidates et candidats potentiels. Nous en connaîtrons définitivement la liste dans une dizaine de jours, lorsque seront constatés les parrainages nécessaires, au moins cinq cents.
D’ores et déjà, Anne HIDALGO, candidate socialiste, en a enregistré plus de mille, soit plus du double de ce qui est nécessaire. C’est un signe de la bonne représentation du PS sur le territoire national, en contradiction avec les commentaires alimentés par la publication des sondages.
Déplorons au passage la trahison de ces trois anciennes ministres, « socialistes » en leur temps mais ayant déjà fait preuve d’opportunisme depuis quelques années, qui se sont tournées vers un autre candidat. Je tairai leur nom tant elles ne méritent, de mon point de vue, aucune considération.
Si la tempête et l’Ukraine sont des sujets d’importance, le pouvoir d’achat et les salaires, l’équilibre des finances publiques mis à mal par le « quoi qu’il en coûte », la précarité de l’emploi qui s’accentue malgré les annonces triomphales de l’exécutif, le fonctionnement démocratique de nos institutions malmené régulièrement, les dysfonctionnements de certains services publics du fait de l’insuffisance de moyens, les déficiences constatées à l’égard des personnes âgées, tous ces sujets et quelques autres comme l’école, le logement, la jeunesse, l’environnement et la protection de la planète, l’Europe doivent devenir les thèmes prioritaires à porter à l’attention de nos concitoyens.
Pour chacun d’entre eux, Anne HIDALGO a formulé des propositions. Il s’agit de les faire connaître.