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lundi 28 mars 2022

Nous réunir pour changer d’avenir

Nous sommes dans la dernière ligne droite dirait-on s’il s’agissait d’une course de fond. Deux semaines nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Avant même qu’il ait eu lieu, on nous annonce déjà les résultats du second tour : le président-candidat serait réélu. C’est possible mais ce n’est pas certain. La campagne électorale est entrée dans sa phase dite officielle. Pourtant, depuis des semaines, des mois même les candidates et candidats sont engagés et s’emploient à recueillir l’attention et le soutien de l’opinion.

Le contexte, on le sait, est loin d’être favorable à une campagne sereine. La pandémie continue de menacer la population, sans distinction d’appartenance politique. L’agression de l’Ukraine par le sinistre POUTINE fait courir le risque de développement d’une guerre dont les conséquences seraient terribles. Ce contexte ne facilite pas la perception que devraient avoir les électrices et les électeurs des différents projets qui leur sont présentés par les candidates et candidats. On observe un manque d’intérêt important, de la part de nos concitoyens, pour ce qui constitue cependant un élément déterminant de la Démocratie et de la République, à savoir l’élection du Président de la République et, quelques semaines plus tard, des députés.

Quel que soit le taux d’abstention que l’on constatera au soir du vote, il sera indispensable de se préoccuper de ce problème. Ce sera une œuvre de longue haleine qui concerne les responsables politiques, bien sûr, mais aussi, et tout autant, l’Ecole, les médias, tous les acteurs de la vie sociale, syndicats et associations notamment.

Pour l’heure, il importe de bien mesurer les différences entre les projets politiques proposés. En théorie, il y en a douze puisque douze prétendants à la fonction de Chef de l’Etat sollicitent les suffrages. La différence n’est pas toujours évidente. Si on veut bien considérer que la théorie du « en même temps » ou du « ni droite ni gauche » a fait la preuve de son inexistence, on en revient à l’approche du « monde d’hier » qui s’impose aujourd’hui, celle de l’opposition entre la Gauche et la Droite.

Dans chaque sensibilité, les extrêmes retiennent davantage l’attention bien que leurs projets ne soient pas réalisables. Cela circonscrit donc le choix. Je laisse les électeurs de droite se partager entre Valérie PÉCRESSE et Emmanuel MACRON. C’est le même programme.

 A gauche, on ne peut que déplorer la compétition suicidaire qui s’est engagée du fait de l’absence d’une plate-forme commune sur laquelle les trois ou quatre candidats concernés auraient pu se retrouver au second tour.

J’ai souvent dit et je répète que viendront ensuite les élections législatives, tout aussi importantes, sinon davantage. C’est en effet à l’Assemblée Nationale qu’une majorité se dégagera et soutiendra un gouvernement qui mettra en œuvre les réponses espérées par les Français. Ces réponses figurent dans les projets des candidats à l’élection présidentielle.

Dans la période difficile et peu rassurante que nous traversons, Anne HIDALGO veut réunir la France et changer d’avenir. Cette ambition doit être partagée par le plus grand nombre.