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jeudi 31 mars 2022

Bien connaître les programmes

Voter est un droit. C’est aussi un devoir. Toutes celles et tous ceux qui, le 10 avril prochain, mettront un bulletin portant un nom dans une urne assumeront une responsabilité d’importance pour notre avenir collectif.

Désigner ses représentants dans une démocratie constitue une sorte d’engagement à contribuer à notre devenir. Cela sous-entend que le choix est l’aboutissement d’une réflexion individuelle, elle-même alimentée par une complète connaissance des tenants et des aboutissants de l’acte électoral ainsi accompli.

C’est une complète connaissance qui manque parfois chez les électrices et les électeurs. Ils s’en tiennent à quelques commentaires, à quelques déclarations plus ou moins tonitruantes des candidats sans prendre le temps de considérer les conséquences de la politique qui serait mise en œuvre par celui ou celle qu’ils ont choisi. 

Or, certains prétendants à la fonction ont un projet irréaliste donc irréalisable. D’autres sont porteurs d’idéologies qui menacent la Démocratie elle-même, nos libertés, notre vivre ensemble. D’autres enfin conduisent ou ont conduit des politiques qui ont entraîné un accroissement des inégalités et des injustices sociales.

De ce fait, et si l’on s’en tenait strictement aux projets proposés, celui porté par Anne HIDALGO recueillerait assurément un nombre de suffrages bien supérieur à celui que nous annoncent les sondeurs. Malheureusement d’autres éléments irrationnels entrent en jeu au moment du passage dans l’isoloir. Le contexte dans lequel se déroule le scrutin est sans doute le plus important. 

La pandémie qui pèse et fait des ravages depuis plus de deux ans a suscité un sentiment d’inquiétude dans la population, voire une sorte d’angoisse pour l’avenir. La guerre en Ukraine augmente assurément l’anxiété qui affecte bon nombre de personnes. Dans ce contexte, les préoccupations touchant au pouvoir d’achat, à la santé, à l’emploi, à l’environnement ne sont plus au premier plan des motivations à l’origine d’un vote en faveur de tel ou tel candidat.

Par ailleurs, la perception que peut avoir le citoyen de la personnalité des impétrants est un élément non négligeable dans le choix. Certains se laisseront circonvenir par MACRON, l’enjôleur ou par LE PEN, la démagogue ou par MÉLENCHON, le populiste ou encore par JADOT qui surfe sur la peur des Français en regard de l’avenir de la planète. 

A dix jours du vote, il est urgent d’appeler nos concitoyens à regarder en toute sérénité le contenu du programme d’Anne HIDALGO qui représente la social-démocratie. Celle-ci est au pouvoir dans plusieurs pays d’Europe, au Chili, en Colombie. Elle vient d’obtenir 43,5 % des voix au parlement régional de la Sarre, un land-allemand à nos portes.

Pourquoi les Français devraient-ils se comporter différemment ?