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lundi 14 février 2022

Machiavélisme

Il y a quelque chose de machiavélique dans le comportement du Président de la République. Pour ne pas être désagréable à son encontre, je renvoie à la définition de cette doctrine politique telle qu’on peut la trouver dans le dictionnaire (Larousse ou Petit Robert). La manière qu’il utilise pour assurer sa réélection est en effet une ruse grossière. Il se garde bien de faire acte de candidature mais il se déplace à grands renforts de soutiens médiatiques, au frais de l’Etat, en France et ailleurs dans le monde, pour défendre son bilan et présenter un programme d’action pour les années à venir.

Personne n’est dupe de cette stratégie mais c’est davantage la multiplicité des candidatures à droite, à l’extrême-droite et à gauche qui retient l’attention des observateurs et commentateurs plutôt que le fond même de la politique conduite par l’actuel Chef de l’Etat.

Prenons l’exemple de l’emploi. Le Gouvernement se targue d’une baisse du taux de chômage. C’est une réalité, certes. Encore faudrait-il rappeler qu’elle a commencé à la fin du quinquennat de François HOLLANDE et que s’il y a moins de demandeurs d’emplois sur le marché du travail, la précarité de l’emploi a augmenté. Toutes les analyses officielles en témoignent.

Une étude économique réalisée en septembre dernier faisait apparaître que six Français sur dix se plaignaient de la baisse du pouvoir d’achat. Plusieurs manifestations qui se sont déroulées ces derniers temps ont confirmé cette revendication légitime.

En termes de bilan du macronisme, rappelons qu’en 2017 le candidat MACRON avait formulé 401 promesses. On peut constater aujourd’hui que seulement 68 ont été tenues. Cherchez l’erreur.

Plus on se rapproche de l’échéance du 10 avril prochain, plus la réponse à une question simple est indispensable à la clarté du débat : quelle France voulons-nous ?

S’il s’agit d’assurer la prospérité à ceux qui en sont nantis, Monsieur MACRON l’a réalisée au cours du quinquennat. Il entend bien persévérer dans cette voie en s’appuyant sur « les premiers de cordées » qu’il affectionne ou en pratiquant « le ruissellement » qui ne fait qu’alimenter les plus favorisés.

« Il faut faire confiance au temps » suggérait Nicolas MACHIAVEL au prince Laurent DE MÉDICIS, il y a cinq siècles. Le président-candidat a fait sienne cette théorie et revendique d’être le maître des horloges. Cela lui permet de faire lanterner les Français sur ses véritables intentions.

C’est du machiavélisme à l’état pur dont les citoyens attachés à la Démocratie ne doivent pas être dupes.