Pour affronter une élection précédée par une campagne électorale, trois conditions doivent être remplies : il faut un bon bilan, un bon programme, un bon candidat ou une bonne candidate.
En ce qui concerne l’élection présidentielle dont la campagne est engagée, ces trois conditions sont-elles au rendez-vous pour le Parti Socialiste ?
Si l’on écoute ou lit les commentaires acerbes de certains bons esprits, le PS ne pourrait pas prétendre être concerné par cette élection. Et pourtant.
Pour ce qui est du bilan, certes, Anne HIDALGO n’était pas en responsabilité, ni elle-même, ni les Socialistes, au cours du quinquennat écoulé. Cependant, elle dispose de la capacité qu’elle est seule à pouvoir utiliser, celle de s’appuyer sur toutes les avancées sociales ou sociétales que les gouvernements dirigés par de Socialistes ont mis en œuvre depuis près d’un siècle.
On ne va pas décider à nouveau des congés payés annuels pour les salariés, passés de 15 jours avec Léon BLUM à cinq semaines avec Pierre MAUROY. On ne va pas abolir une nouvelle fois la peine de mort, abolition décidée avec François MITTERRAND ou rendre possible le mariage pour tous autorisé par François HOLLANDE. Tout cela est acquis, et beaucoup d’autres choses encore sous la responsabilité des Socialistes. Le bilan est largement positif.
En regard de cela, celui du candidat-président non-déclaré suscite un grand nombre d’insatisfactions chez un grand nombre de Français. Il y a là matière à débat.
Pour ce qui est du programme, les 70 propositions présentées par Anne HIDALGO constituent la base responsable d’une action gouvernementale susceptible d’être mise en œuvre au lendemain de l’élection présidentielle. Elles serviront de référence pour les candidats du PS aux élections législatives de juin prochain.
De la revalorisation du travail ou du combat pour l’écologie, en passant par des institutions démocratiques et républicaines, une éducation au service de notre avenir ou de nouvelles sécurités sociales, tout y est pour permettre de « changer la vie » de nos concitoyens.
Oui, le programme est de qualité. Il est réaliste et exempt de démagogie, au contraire de certains autres à gauche.
La troisième condition est également parfaitement remplie. La candidate est une bonne candidate. Elle est Maire de Paris, la plus grande ville française. Elle a démontré, dans cette fonction, sa capacité à diriger, à animer, à décider.
J’entends bien certains parisiens grincheux se plaindre qui de la propreté de la ville, qui des conditions de circulation, qui encore de tel aménagement d’urbanisme. Ces critiques n’ont pas leur place si l’on veut bien prendre en compte la détermination, la compétence, l’art oratoire et, pourquoi ne pas le dire, l’entregent de la candidate.
Il importe désormais que le bilan, le programme, les qualités de la candidate soient relayés par les professionnels de la communication et de l’information pour que l’opinion soit mieux éclairée dans ses choix. La campagne électorale est devant nous.