Les initiateurs de la « primaire populaire » ont rendu publics les résultats d’une consultation de 400 000 personnes pour promouvoir une candidature parmi d’autres.
Oh ! Surprise : c’est Christiane TAUBIRA qui arrive en tête d’un classement dont les modalités n’ont sûrement pas été comprises par la plupart des participants. Une chose est sûre : cette opération n’a rien à voir avec ce que l’on a connu en 2011 lorsque plus de 4,5 millions de citoyens ont voté et qu’une majorité de 2,5 millions a désigné François HOLLANDE. Les conditions du vote d’alors s’inspiraient des règles de notre système électoral. Même si je demeure hostile à ce mode de désignation d’un candidat à une élection, je reconnais que cette fois-là, en 2011, la désignation de François HOLLANDE revêtait une forme de légitimité nouvelle qui bouleversait quelque peu la pratique politique en France.
Cette fois-ci, nous avons eu affaire à ce qui n’est ni une élection, ni un sondage, car chacune de ces deux procédures obéit à des règles juridiques très strictes non respectées dans le cas présent. Des « apprentis sorciers » ont donné un nouveau coup à la Gauche, déjà bien perturbée. Malheureusement, comme dans l’œuvre de Paul DUKAS, en 1897, il n’y a pas un « maître » qui mettra fin à la catastrophe enclenchée par l’apprenti incompétent.
Je l’écrivais il y a quelques jours, en politique, on ne devient pas rassembleur par simple volonté. Il y a des interlocuteurs, en l’occurrence les responsables des formations politiques, qui, s’ils sont favorables à l’idée d’union, peuvent en discuter et en décider des modalités. Cela n’a pas été fait et même, certains ont refusé cette union, MÉLENCHON ou JADOT notamment. Le 10 avril prochain, les électrices et les électeurs de Gauche auront donc à choisir entre plusieurs personnes, celles qui obtiendront les 500 parrainages, minimum nécessaire pour participer au scrutin. C’est donc ce jour-là qu’aura lieu la véritable « primaire » à la française : au premier tour, on choisit, au second, on élimine.
Anne HIDALGO a été désignée selon les règles du Parti Socialiste. Les militants ont voté et, même s’ils sont bien moins nombreux qu’aux temps forts de l’audience importante du PS dans l’opinion, une majorité a choisi la Maire de Paris pour porter les valeurs et le programme de la social-démocratie. Le succès obtenu ce dimanche par les socialistes portugais devrait convaincre les sceptiques de l’intérêt pour un pays et ses habitants de confier la direction de la politique du dit-pays à un courant politique qui a permis tant d’avancées en matière de justice sociale et sociétale.
C’est sur ce socle incontestable des acquis et de la lutte inachevée contre les injustices et pour la Démocratie que les Socialistes et leur candidate doivent faire campagne.