La Gauche française est en pleine confusion. Au sein de cette gauche, le Parti Socialiste n’a pas su trouver, au cours des cinq années écoulées, les ressources nécessaires à son retour sur le devant de la scène. « La situation est grave mais pas désespérée » titrait un film de Jacques BESNARD en 1976. Cette formule pourrait s’appliquer au PS. Il faudra encore du temps avant que nos concitoyens fassent à nouveau majoritairement confiance à la social-démocratie.
Il faut cependant assurer le présent marqué en cette période par l’élection présidentielle. Saluons le courage d’Anne HIDALGO, candidate légitime désignée par le PS, qui doit faire face à des adversaires, à droite et à l ’extrême-droite, mais aussi à ses concurrents dans cette Gauche « balkanisée » telle que nous la connaissons aujourd’hui. Plus grave, des voix s’élèvent régulièrement dans les rangs socialistes pour mettre en doute, voire contester cette candidature.
Cela déclenche alors des commentaires largement relayés dans les médias mais, « les chiens aboient et la caravane passe » nous dit un proverbe arabe. La détermination de la candidate et de celles et de ceux qui la soutiennent permettront de dépasser les difficultés du moment.
Parallèlement à la campagne électorale, il importe de préparer la suite. Car, je l’ai déjà dit, la vie politique ne s’arrêtera pas le 10 avril au soir. Les élections législatives qui se dérouleront normalement en juin constitueront une nouvelle occasion, pour les Socialistes, de rappeler leur bilan, et pas seulement celui du quinquennat de François HOLLANDE. Personne ne peut contester les grandes avancées sociales telles que la France les a connues depuis 1936 d’abord avec le Gouvernement de Front Populaire que dirigeait Léon BLUM puis avec François MITTERRAND, Lionel JOSPIN et François HOLLANDE. Elles ont été le résultat des politiques mises en œuvre par les Socialistes lorsqu’ils étaient au pouvoir.
L’Histoire nous enseigne que dans notre Démocratie, la vie politique se déroule selon des cycles. Pour l’heure et pour le PS, c’est le creux de la vague. Le macronisme n’aura qu’un temps, ce d’autant plus qu’il n’a pas de base idéologique et qu’il ne s’appuie que sur l’opportunisme.
La défense de la planète a la même importance pour les Socialistes que celle de la justice sociale. C’est dire l’importance que revêt aujourd’hui la préparation, pour le PS, de l’avenir à court et à moyen terme. J’évoquais, au début de ce billet, les ressources que le PS n’a pas su retrouver depuis 2017.
Ces ressources, elles sont d’abord humaines. Elles existent. Encore faut-il qu’elles s’engagent, tel Bernard CAZENEUVE, ou qu’elles ne soient pas occultées par des dirigeants falots comme on en connaît aujourd’hui.
Ces ressources sont aussi idéologiques. Il suffit de les rappeler avec force car elles constituent un socle de références toujours actuelles bien qu’elles aient plus d’un siècle et demi d’existence.
Ces ressources sont enfin programmatiques. Les 70 propositions de la candidate Anne HIDALGO en sont la base. Elles serviront les candidats aux prochaines législatives. Elles peuvent recueillir l’approbation d’un grand nombre d’électrices et d’électeurs.
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Erratum : Dans mon précédent blog, j’ai donné des chiffres inexacts pour la primaire citoyenne de 2011. Il y a eu 2 661 231 votants, au 1er tour et 2 860 157 au second, François HOLLANDE en obtenant 1 607 268.