De bonnes âmes se lamentent régulièrement sur les divisions de la Gauche française. Beaucoup de ces « pleurnichards » ressemblent d’ailleurs au crocodile et à ses fameuses larmes, synonymes d’hypocrisie. Il en est même qui parle de « l’agonie » du Parti Socialiste qui ne « serait plus que l’ombre de lui-même ». C’est aller un peu vite dans le « de profundis » déclamé à l’occasion d’un décès. C’est oublier les résultats des élections municipales de 2020, régionales et départementales de 2021.
La Gauche est divisée. C’est bien connu et cela n’est pas nouveau. Cela tient d’abord au fait qu’à Gauche, on débat, on discute, on confronte des avis, des propositions. En théorie, la raison finit par l’emporter et un programme de gouvernement, au plan local ou national, est partagé par diverses sensibilités. Si une majorité d’électrices et d’électeurs approuve ce programme, des difficultés d’un autre ordre vont apparaître car la confrontation de « l’idéal et de la réalité » selon la formule de Jean JAURÈS, va faire ressortir des antagonismes historiques.
A ce jour, le débat, la discussion entre les différents candidats et les partis qui les soutiennent n’ont pas eu lieu. Il est très improbable qu’ils se tiennent et on sait à l’avance que l’échec est au bout du chemin. Il faut donc, d’ores et déjà en accepter l’hypothèse et rappeler la responsabilité de ceux qui ont repoussé la proposition d’Anne HIDALGO de participer à cette « primaire populaire » qu’il eut fallu, bien entendu, organiser de façon plus démocratique.
La vie politique, pour la France et pour la Gauche ne s’arrêtera pas au soir du premier tour, le 10 avril prochain. D’autres rendez-vous électoraux sont annoncés : les élections législatives des 12 et 19 juin. Quelle que soit la personne qui deviendra Chef de l’Etat pour le prochain quinquennat, c’est à l’Assemblée Nationale que les décisions politiques traduites par des lois seront ou non votées. C’est dans cette perspective qu’il faut désormais se placer.
Si le Parti Socialiste entend jouer un rôle important pour les années à venir, tous ses militants ont un devoir impérieux, et sans état d’âme : tout faire pour que leur candidate, Anne HIDALGO, obtienne un maximum de voix le 10 avril prochain. C’est à l’aune de ces résultats qu’une majorité parlementaire de gauche devra être recherchée.
Pour ce faire, les Socialistes disposent d’un programme en 70 propositions pour la France, celui porté par Anne HIDALGO. Il conviendrait que les médias consacrent à ce programme autant d’intérêt et de place que ce dont bénéficie notamment le candidat multi-condamné d’extrême-droite.
La phase électorale dans laquelle nous sommes entrés est loin d’être terminée. Elle va durer encore cinq mois, la présidentielle puis les législatives. Mettons cette période à profit pour convaincre les Françaises et les Français que c’est avec la Gauche et le Parti Socialiste que la justice sociale, la protection de notre environnement, la Démocratie seront le mieux défendues.