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jeudi 6 janvier 2022

Des propos inquiétants

« J’ai le pouvoir, j’en use et j’en abuse ». C’est ainsi qu’il faut traduire les propos scatologiques du Président de la République, propos tenus il y a deux jours dans un quotidien national. Il ne s’agit pas de critiquer la formule employée qui fait partie, qu’on le déplore ou pas, du vocabulaire courant de la plupart d’entre nous. Par contre, son usage dans le cadre de la gestion de la très grave crise sanitaire que connaît notre société, traduit une fois de plus le peu de considération du Chef de l’Etat à l’égard des Français

Le pouvoir qu’il détient du vote d’une majorité d’électeurs en 2017 n’est pas contestable d’un point de vue démocratique. Il faut cependant rappeler encore et toujours comment Monsieur MACRON a organisé sciemment sa trahison à l’encontre de celui qui lui avait accordé sa confiance, en l’occurrence François HOLLANDE.

Mais si ce pouvoir obtenu par des voies indubitables est incontestable, son exercice n’a cessé de l’être depuis cinq ans. Cela a commencé par la suppression de l’impôt sur la fortune ou la réduction de l’aide personnalisée au logement (A.P.L.) qui a fait plus de perdants que de gagnants, selon un rapport sénatorial, mesures particulièrement injustes qui ont immédiatement fait du nouvel élu le Président des riches, des très riches même dira François HOLLANDE.

La gestion de la pandémie depuis deux ans aura montré l’amateurisme, sinon l’incompétence de ceux qui nous gouvernent. Les conditions du retour à l’école par les enfants et les adolescents après les vacances de Noël en sont une nouvelle illustration.

Alors, pour marquer son incapacité à conduire une politique cohérente, au service des Français, le président-candidat utilise l’invective, voire l’injure. Cette pratique politique se limitera-t-elle aux seuls non-vaccinés, ce qui est en soit inacceptable, ou s’appliquera-t-elle à d’autres catégories sociales, culturelles, sociétales ? Il n’est pas interdit de craindre que ce nouvel exercice du pouvoir, issu de la formule choquante utilisée, s’applique à d’autres sujets que la non-vaccination. Le comportement provocateur du « candidat sans le dire » constitue un moyen, selon lui, pour récupérer des voix à droite et à l’extrême-droite.

C’est une raison de plus pour empêcher le candidat sortant de renouveler son mandat. La campagne est entrée, après la traditionnelle « trêve des confiseurs » dans une phase plus active. Elle n’entrera dans sa phase finale que lorsque seront connus celles et ceux des candidats putatifs du moment qui auront obtenu les 500 parrainages minimums. Il est difficile de dire aujourd’hui qui restera effectivement en lice. A l’extrême-droite comme à droite, les électrices et les électeurs y trouveront leur compte.

A gauche, c’est plus compliqué, on en conviendra. Même si elle demeure encore très partagée, la Gauche existe et elle le prouvera, rassemblée ou éparpillée, le 10 avril prochain. Pour l’heure, défendons, avec détermination, la candidature d’Anne HIDALGO seule représentante de la social-démocratie dont il faudra bien rappeler toutes les avancées qu’elle aura permises dans notre pays.