Le monde entier se prépare à fêter Noël, fête religieuse pour les chrétiens, mais surtout aujourd’hui fête des enfants et de la famille. Une année nouvelle se profile avec tous les espoirs que suscite un changement d’unité dans notre calendrier grégorien. La France n’échappe pas à cet usage, à cette tradition. La politique a tendance à s’inscrire dans la trêve traditionnelle en cette période.
Pourtant, les sujets de préoccupation ne manquent pas pour celles et ceux qui veulent agir pour qu’il fasse bon vivre dans notre société et sur notre planète. Il faudra s’y replonger dans quelques jours.
Pour les femmes et les hommes de gauche, quelques lueurs apparaissent et sont encourageantes. La social-démocratie n’est pas morte, contrairement à ce que nous rabâchent régulièrement quelques observateurs. Elle est installée ou se réinstalle dans plusieurs pays d’Europe. Elle a triomphé, au Chili, quarante-huit ans après l’assassinat de Salvator ALLENDE. Au soir de l’élection du nouveau président chilien, Gabriel BORIC, la foule rassemblée clamait : « El pueblo unido jamás será vencido » (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu »). On se prend à rêver que les MÉLENCHON, JADOT, ROUSSEL reprennent à leur compte et entonnent avec Anne HIDALGO cette formule révolutionnaire chantée par le groupe chilien QUILAPAYÚN en 1970.
Car tout le monde le sait, c’est la condition sine qua non pour qu’une candidature de gauche soit présente au second tour, compte-tenu de notre système électoral présidentiel qu’il faudra corriger pour l’avenir. C’est ce qu’a proposé la candidate socialiste, Anne HIDALGO, qui, dans l’état actuel de la campagne électorale engagée, se doit de défendre les valeurs et le projet portés par la social-démocratie française.
Certains, même dans les rangs du PS, ne comprennent pas qu’opposé hier à une primaire, on puisse aujourd’hui s’y rallier. « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas » nous dit l’adage et les scientifiques savent que « l’intelligence, c’est la capacité d’adaptation ». Dans le cas présent, il était nécessaire de s’adapter au contexte politique, de faire preuve d’intelligence et de prendre une initiative. Certains ont choisi de rejeter cette idée. S’ils persistent, ils deviendront ceux par qui le « peuple sera vaincu ».
L’an 2021 se termine. L’année 2022 lui succèdera. Souhaitons qu’elle permette à la Gauche de retrouver sa nécessaire union.
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Pour m’inscrire dans la tradition que j’évoque au début de ce billet, j’interromprai la publication de mon blog jusqu’au 6 janvier prochain. Je souhaite à toutes celles et ceux qui me lisent une bonne fin d’année et que 2022 leur apporte joie, bonheur et santé.