Sur le plateau de France 2, ce dimanche soir, François HOLLANDE faisait fort justement remarquer que jamais, lors des élections présidentielles précédentes, les choses ne se sont déroulées comme on l’annonçait. Il avait raison et la situation présente le démontre.
A l’extrême-droite, celui qui, depuis des semaines, avec le soutien médiatique dont il bénéficie, à coups de mensonges, de déclarations racistes et xénophobes, connaissait une progression inquiétante de son audience dans l’opinion, enregistre depuis quelques jours un recul de l’intérêt qu’il suscitait. Il faudra observer si cette situation se confirme alors que l’individu en question se préparait, vraisemblablement, à faire acte de candidature.
Le candidat vert dont certains s’accordaient à voir en lui l’incarnation du renouveau, stagne dans les sondages, semble en retrait et doit tenir compte de l’effet négatif des accusations de harcèlement sexuel prononcées à l’encontre du « gourou » de l’écologie, Nicolas HULOT.
La droite conservatrice se prépare à désigner son « champion » dans quelques jours. Bien malin serait celui qui annoncerait avec certitude le nom du vainqueur de la primaire organisée par le parti sarkozyste. Une chose est certaine, celui ou celle qui sera choisi deviendra, dans le camp de la droite, le principal adversaire du candidat-président car l’un et l’autre seront porteurs de la même politique antisociale.
A gauche, Anne HIDALGO trace son chemin, sans doute trop discrètement. Cela n’est pas de son fait. Il faut souligner en effet que les relais médiatiques de ses déplacements à travers la France, de ses propositions formulées dans ces occasions sont quasiment absents en comparaison de tout ce qui nous est infligé à propos de l’extrême-droite et de l’actuel Chef de l’Etat. Rien n’est joué, bien entendu. C’est pourquoi il importe de continuer la campagne d’information entreprise.
Celles et ceux qui ont suivi l’émission « questions politiques » ce dimanche midi auront été convaincus de la capacité de la candidate socialiste à conduire des politiques économiques, sociales, internationales, sociétales qui répondront à l’attente de nos concitoyens.
Un très récent sondage de l’IFOP fait apparaître que 52 % des personnes interrogées ne souhaitent pas une candidature unique de la Gauche et 59 % ne veulent pas d’un rapprochement entre la candidate socialiste et le candidat vert. C’est une indication mais, là encore, ce serait prématuré d’arrêter un cadre définitif.
Durant les quelques semaines qui nous séparent du dépôt officiel des candidatures il faudra continuer, avec détermination, à proposer les réponses adaptées aux problèmes et attendues par les Français.