La pandémie mondiale provoquée par le COVID, le réchauffement climatique causé par l’espèce humaine et qui menace la planète et ses habitants, les dérèglements de l’économie mondiale déclenchés par le libéralisme, tout cela crée aujourd’hui un contexte nouveau radicalement différent de ce qu’il était lors de la période de guerre froide qui a pesé sur les équilibres internationaux pendant la seconde moitié du 20ème siècle. Nous ne sommes plus, non plus, à l’époque des grandes luttes sociales qui ont permis les avancées que l’on connait. Pourtant aucune de ces questions n’a trouvé de réponses satisfaisantes. Les injustices sociales ou les menaces qui pèsent sur la paix à travers le monde constituent toujours des sujets dont doivent se préoccuper les responsables politiques en France, en Europe et dans l’ensemble des pays.
Au-delà de ces sujets nouveaux, qui retiennent l’attention de l’opinion, on observe une évolution des comportements, elle aussi très préoccupantes. Ainsi, il semblerait selon certains sondages que des électrices et des électeurs qui ont voté à Gauche et qui ont éliminé l’extrême-droite en 2017 en apportant leur voix à l’actuel Président de la République envisagent de se prononcer à nouveau en faveur du candidat MACRON.
« Au secours, la Droite revient » affichait le Parti Socialiste en 1985. Cet appel est toujours d’actualité quand il s’agit de prendre en considération la politique menée depuis 5 ans par l’actuelle majorité présidentielle et son « gourou ». Les exemples seraient nombreux et il faut souhaiter ardemment que celles et ceux qui ont l’intention de soutenir Monsieur MACRON s’y réfèrent en toute objectivité. Je n’en citerai qu’un récent : la réforme de l’assurance chômage entrée en vigueur depuis le 1er octobre dernier et dont la conséquence première est la baisse du montant mensuel de la prestation versée aux demandeurs d’emploi. Cette décision inique est dans le droit fil des propos tenus par le Chef de l’Etat en septembre 2018, s’adressant à ce jeune chômeur qui l’interpelait : « je traverse la rue et je vous trouve un travail ». Comment pourrait-on reconduire un personnage aussi méprisant à l’égard de ceux qui souffrent.
Un autre sujet de préoccupation réside dans le positionnement des jeunes en regard de l’offre politique. Trop nombreux sont ceux qui se laissent convaincre du bien-fondé des arguments développés par les candidats d’extrême-droite, LE PEN et ZEMMOUR. Une récente étude réalisée par l’IFOP et son directeur Frédéric DABI, nous indique que les 18-30 ans ont un attachement faible à la République. Ils considèrent qu’elle entretient les inégalités et les discriminations. C’est vrai lorsqu’elle est dirigée par les tenants d’une politique davantage au service de l’élite et du profit qu’à celui de la solidarité.
Une mutation idéologique de la Gauche et du Socialisme est incontestablement indispensable. Elle devra être engagée sans tarder. L’élection présidentielle de 2022 sera une étape. Le débat qui va la précéder y contribuera.