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vendredi 12 novembre 2021

Bravo l’artiste !

C’est le compliment qui s’exprime spontanément quand on vient d’assister à un bon numéro de musicien, de chanteur ou d’acteur. Mardi soir nous avons eu droit à un comédien qui a bien retenu les cours de théâtre de sa jeunesse et qui est aujourd’hui Président de la République.

Son intervention télévisée  d’une  demi-heure  aurait  pu être  sous-titrée : « Je ne déclare pas ma candidature à ma succession mais voici ce que j’ai fait pour la France et ce que je ferai dans les cinq années à venir ». 

L’hypocrisie était au rendez-vous en même temps que la suffisance qui caractérise le personnage. Je sais bien que disant ainsi les choses, je vais heurter certains de ceux qui me lisent et qui pensent qu’après tout ce Chef de l’Etat reste crédible.

La crédibilité est certes nécessaire en politique. Elle ne suffit pas à rendre acceptables des décisions qui ne font qu’aggraver les injustices qui pèsent sur la société française. D’ailleurs les médias ne s’y sont pas trompés et tous les observateurs ont constaté que, sous-couvert d’un propos consacré à l’état de la pandémie, le candidat MACRON qui est définitivement « et de droite et de droite », a déroulé son bilan du quinquennat écoulé et a fait étalage de ses intentions.

Bien que cela ne semble pas contraire à nos règles institutionnelles, l’obligation de la 3ème dose pour les plus de 65 ans, s’ils veulent disposer d’un passe sanitaire, constitue une mesure ségrégative à l’encontre de nos aînés. C’est la conséquence d’un manque de courage politique qui aurait permis, s’il s’était exercé, de rendre la vaccination obligatoire comme elle l’est déjà pour d’autres maladies.

Le discours du candidat MACRON a au moins un mérite, celui de confirmer son ancrage à droite, promoteur d’une politique libérale et antisociale. En effet, comment ne pas être choqué lorsque sont réaffirmées sans vergogne les contraintes imposées aux demandeurs d’emploi pour recevoir une allocation-chômage. Il ne s’agit pas de tomber dans le laxisme, bien au contraire. C’est d’une approche humaine dont ont besoin les millions de nos concitoyens sans travail ou disposant de ressources insuffisantes pour vivre décemment. Mais, on le sait, la dimension sociale est toujours absente dans les décisions du « presque candidat ». On l’a constaté, dès le début du quinquennat, lorsqu’il a réduit les aides personnalisées au logement en même temps qu’il supprimait l’impôt de solidarité sur la fortune.

Les cinq mois qui nous séparent de l’élection présidentielle devraient permettre de rappeler l’impérieuse nécessité de combattre les injustices sociales. Depuis sa désignation par le Parti Socialiste, Anne HIDALGO formule des propositions qui visent à rétablir ce grand principe de notre République : la Solidarité.

Il appartient à celles et à ceux qui s’en réclament de dénoncer le rideau de fumée qu’établit le président-candidat pour masquer ses incohérences et de défendre avec détermination les propositions d’Anne HIDALGO.