Réagissez !

lundi 15 novembre 2021

COP 26 : et maintenant ?

Ce  sont  les  conclusions  de la Conférence de Glasgow sur le climat (COP 26) qui retiennent ce matin l’attention des observateurs de la vie politique. Elles se sont concrétisées dans une résolution adoptée par les représentants des 200 pays participants. Celle-ci est le résultat d’un compromis qui, comme tout compromis, ne donne pas complètement satisfaction à la plupart des signataires. Certains États ont encore privilégié leurs intérêts personnels du moment à la nécessaire solidarité internationale qui doit s’établir pour la protection de la planète comme elle fonctionne, tant bien que mal, pour garantir la paix dans le monde. Les propos tenus par le Secrétaire Général de l’O.N.U., le socialiste António GUTERRES, appelant à « continuer à pousser pour avancer » traduit bien la nécessité de traiter cette question à l’échelon mondial. C’est ce qui semble désormais acquis.

Le fait que l’unanimité ait été trouvée pour adopter la résolution finale est un élément positif qu’il faut retenir. Sur un tel sujet, la recherche d’un équilibre entre les points de vue est indispensable. On ne peut pas imaginer qu’une décision soit prise sans que tout le monde y adhère.

Cela ne doit pas empêcher pour autant les gouvernements à prendre les mesures propres à leurs pays respectifs. Ainsi, en France, le débat pour l’élection présidentielle marquera assurément des différences. L’actuel Chef de l’Etat, pour s’attirer le soutien de l’électorat de droite proposera une politique énergétique ambigüe. Les écologistes voudront nous entraîner dans l’utopie qui les caractérise.

Les citoyens devront alors s’interroger : faut-il une politique économique qui dégage les moyens d’une politique sociale ? La réponse est évidente. C’est ce qu’entendent faire les Socialistes et leur candidate, Anne HIDALGO, comme ils l’ont fait lorsqu’ils exerçaient des responsabilités gouvernementales. Toutes les avancées sociales réalisées depuis un siècle ont été réalisées par la Gauche et cela ne s’est pas fait au détriment du développement de nos activités économiques.

La dimension environnementale est aujourd’hui prégnante. Aucun responsable politique ne peut s’en désintéresser. A l’inverse, elle n’est pas la propriété exclusive de certains qui en font leur raison d’être. Le discours responsable sera celui qui alliera le développement et la protection, la lutte contre les inégalités et les injustices et le combat pour la vie sur la Terre.

La COP 26 n’a pas résolu tous les problèmes des sociétés contemporaines. Elle est une étape, difficile certes, dans la longue marche qui reste à accomplir. Elle sera suivie d’autres. Déjà la COP 27 est annoncée. D’ici là, les Françaises et les Français auront élu leurs responsables pour diriger notre pays. Celles et ceux qui veulent davantage de solidarité en même temps que des garanties pour l’environnement trouveront les réponses dans les propositions d’Anne HIDALGO. Rappelons qu’elle vient d’être récompensée par l’O.N.U. pour son engagement en faveur de l’environnement.