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vendredi 29 octobre 2021

Socialisme et environnement

Pour la Gauche, la réduction, voire la suppression des inégalités sociales a toujours été la priorité absolue. Celles-ci interfèrent dans tous les aspects de notre vie quotidienne : la formation, la santé, le logement, les revenus, la culture, la protection sociale, la sécurité et bien d’autres domaines.

Nous savons qu’il n’y a pas de progrès social possible sans progrès économique. Aujourd’hui, certains considèrent que celui-ci est la cause de tous nos maux et notamment ceux qui menacent la planète. Ils n’ont pas tout à fait tort. Les progrès économiques que nous avons enregistrés depuis plus d’un siècle et demi ont été réalisés à partir de la recherche du profit par le capitalisme et aujourd’hui le mondialisme. Ce  profit  n’a jamais  quasiment  été  partagé  équitablement  entre  tous  les  individus. Le « ruissellement » préconisé par Monsieur MACRON est loin d’avoir fait ses preuves. De temps en temps, des avancées sociales ont résulté des combats menés par les ouvriers, les employés, les salariés en général qui s’appuyaient sur les organisations syndicales et politiques de Gauche.

Depuis quelques décennies, l’attention est portée sur les conséquences de notre mode de vie sur notre environnement et sur les risques encourus si des mesures à caractère économique ne sont pas prises rapidement. Tout le monde en est convaincu. C’est dire que désormais il importe de proposer une politique qui allie la justice sociale et la protection de l’environnement.

C’est à cet exercice que s’est livrée Anne HIDALGO, il y a une semaine, à Lille en défendant une écologie des droits pour tout le monde qui ne se fasse pas sur le dos des catégories populaires. Elle a dénoncé l’écologie punitive que voudraient nous imposer les Verts et leur candidat. En réalité, ces derniers n’ont qu’une idée en tête, celle de prendre la place du PS. Pour ce faire, ils tentent de « surfer » sur la peur ressentie par de plus en plus de nos concitoyens devant la montée du réchauffement climatique.

Des mesures sont à prendre dans ce domaine, c’est évident. Elles ne doivent pas faire oublier la nécessaire reconquête sociale et démocratique mise à mal depuis cinq ans par l’actuel Chef de l’Etat, son gouvernement et sa majorité de députés. La France est abîmée et divisée. De nombreux observateurs le soulignent. Ce ne sont pas les Verts qui seraient le « sauveur suprême ». Encore faudrait-il connaître leur projet en matière économique et en matière sociale. Pour l’heure, tout cela reste dans le flou.

A l’inverse, les Socialistes et leur candidate proposent une politique réaliste et responsable qui renouera avec l’absolue nécessité de justice sociale en même temps qu’elle engagera des mesures indispensables à notre avenir environnemental.