Réagissez !

jeudi 21 octobre 2021

Enfin !

Enfin, une voix, à gauche, a mis « les pendules à l’heure » d’une manière responsable. Dans une interview au journal « Le Parisien - Aujourd’hui en France » publiée hier, François HOLLANDE a livré son analyse de la situation politique que nous vivons : un Président de la République inconstant, une Gauche incohérente, des individus comme Arnaud MONTEBOURG ou Jean-Luc MÉLENCHON qui font passer leur égo avant l’intérêt collectif.

« Affronter », nous propose celui qui, entre 2012 et 2017, a conduit une politique dont on n’a retenu jusqu’alors que ce qui a déçu. Dans le droit fil de la pensée de Jaurès, il y a plus d’un siècle, la prise en compte de la réalité de ce qui nous entoure a conduit la Gauche, lorsqu’elle a gouverné la France, à prendre des mesures parfois impopulaires. Quand, en plus, il faut subir des attaques de son propre camp, ce qui fut le cas durant la période 2012-2017, on ne peut pas être surpris de l’état désespérant dans lequel se trouve la Gauche française.

Dans l’action politique, le pessimisme n’a pas sa place et c’est l’optimisme qui doit toujours l’emporter. Il ne s’agit pas d’être dans l’utopie, même s’il faut une part de rêve : l’idéal à atteindre, là encore selon Jean JAURÈS.

L’avenir est incertain, c’est une évidence. Ce n’est pas une raison pour se résigner à un échec du camp du progrès incarné par la Gauche responsable. Les Socialistes ont désigné leur candidate à l’élection présidentielle, Anne HIDALGO. Certains, qui désapprouvent ce choix, n’hésitent pas à se ranger aux côtés de ceux qui l’attaquent avec violence, à droite ou à l’extrême-droite. C’est le débat démocratique qui s’est engagé. Ce ne doit pas être à nouveau la zizanie qui a conduit à l’échec de 2017.

Pour convaincre l’opinion, les composantes de la Gauche doivent désormais s’employer à présenter leurs projets respectifs afin qu’on en apprécie les différences. Dans ce domaine, les Socialistes, à partir de leur expérience, tant au plan national que local, sont à même de proposer une politique qui garantira la justice sociale et la démocratie. Ainsi, si les candidats connus à ce jour ne privilégient pas un rassemblement avant le premier tour, celui-ci constituera la primaire qui départagera les prétendants. 

La social-démocratie n’est pas morte. Les valeurs qu’elle porte sont toujours des références pour celles et ceux qui attendent du Gouvernement la fin des inégalités criantes qui auront été la caractéristique du quinquennat qui s’achève.

Elire un Président de la République ne suffira pas pour changer de politique. Il faudra une majorité de députés à l’Assemblée Nationale. C’est l’une des tâches prioritaires pour le PS que de désigner ses candidats dans les 577 circonscriptions de notre pays. Nous y reviendrons forcément.