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lundi 27 septembre 2021

Vive la Social-démocratie

Une chose est sûre ce matin, la social-démocratie n’est pas moribonde. Elle est loin d’avoir atteint un point de non-retour. Les élections législatives allemandes sont là pour en témoigner. A ce jour, l’Espagne et le Portugal ont un Premier Ministre Socialiste. Les récentes élections en Norvège ont donné la victoire aux travaillistes. Hier, le SPD a obtenu le plus grand nombre de voix et d’élus au Bundestag, l’Assemblée Nationale allemande.

Certes, le nouveau chancelier, successeur d’Angela MERKEL n’est pas encore installé. Le système électoral allemand rend quasiment impossible l’élection d’une majorité absolue au Parlement de ce pays. Il faudra forcément trouver des alliances avec d’autres sensibilités politiques. Nous y sommes habitués pour ce qui est de nos voisins d’outre-Rhin. Ces résultats constituent cependant un élément d’une très grande importance pour les tenants d’une Gauche de Gouvernement, opposés à une gauche utopique qui perd de vue la réalité du monde qui nous entoure.

Cela étant, il faut bien intégrer que cette situation politique n’est pas forcément et automatiquement transposable d’un pays à l’autre, en Europe notamment.

En France, bien qu’ils aient été en responsabilité gouvernementale pendant vingt ans depuis l’installation de la Ve République, les Socialistes n’ont pas réussi à pérenniser leur action au-delà d’une législature. On sait pertinemment que cinq années ne sont pas suffisantes pour réformer un pays. Ils n’ont pas su expliquer aux citoyens les avancées politiques, économiques, sociales, sociétales qu’ils ont réalisées. Il faut dire que trop souvent, les critiques, les oppositions sont venues de l’intérieur plus que de la part de la Droite. Le quinquennat de François HOLLANDE aura sans doute été la pire illustration de cet état de fait. Ceux que l’on a appelé les frondeurs auront causé un mal considérable à la Gauche qui, aujourd’hui encore, a du mal à s’en relever.

Cette situation n’est cependant pas irréversible. Les exemples qui nous viennent d’ailleurs, en Allemagne hier encore, sont encourageants. Pour autant, les Françaises et les Français ne voteront pas forcément comme leurs voisins, dans sept mois. Toute cette période à venir doit être consacrée à formuler des critiques sévères à l’encontre de la politique menée par l’actuel Président de la République. Elle doit aussi amener les Socialistes à redresser la tête, à rappeler avec fierté les politiques mises en œuvre avec François MITTERRAND, Lionel JOSPIN et François HOLLANDE. Elle doit enfin susciter l’adhésion d’une majorité de l’opinion au projet dont ils sont porteurs.

La candidate qu’ils désigneront dans une quinzaine de jours aura cette triple mission. Elle ne sera pas seule. Elle doit pouvoir s’appuyer sur les militants socialistes mais aussi et surtout sur les citoyens qui voudront davantage de justice sociale et défendre la Démocratie et la République.