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jeudi 2 juillet 2026

Respecter les statuts du Parti

Le Parti Socialiste est un parti de débats. Cette dimension de son fonctionnement n’a jamais été comprise (ou voulu être comprise) par les observateurs et les médias qui voient toujours dans les discussions engagées au sein du PS matière à division. Elle existe pourtant depuis près de 150 ans. Les premières divergences sont apparues dans les fameux discours des deux méthodes, prononcés à Lille, le 26 novembre 1900 par Jean JAURÈS et Jules GUESDE. Quel dommage que la différence avec le parti mélenchoniste, LFI, ne soit pas davantage mise en avant. Chez ces derniers, c’est le « gourou » qui fixe la ligne et décrète du mode de fonctionnement.

Ces divergences ont parfois abouti dans des divisions comme ce fut le cas en 1920 avec le départ des communistes qui, eux, acceptaient de se plier aux décisions du parti communiste soviétique. Les Socialistes ont cependant toujours montré leurs capacités à se rassembler, ce qui les a conduits à la victoire de 1981, par exemple.

Aujourd’hui, le débat est engagé à l’initiative du Conseil National réuni mardi dernier. Deux procédures différentes pour désigner le candidat à l’élection présidentielle que le PS soutiendra sont livrées au débat. Une est portée par le Premier Secrétaire Olivier FAURE, désormais minoritaire au sein des instances nationales. La seconde est présentée conjointement par les responsables des textes d’orientation B et C au Congrès de Nancy, en juin 2025 qui, ensemble, sont majoritaires. Ce sont donc les adhérents du PS qui vont décider, le 9 juillet prochain.

Le  choix  est  évident : il  suffit  de  respecter  les  statuts  du  Parti. Ceux-ci stipulent que ce sont les adhérents du PS, et eux seuls, qui désignent les candidats aux élections. L’ouverture à des personnes extérieures au Parti est pleine de risques. Viennent voter des gens qui choisiront un tout autre candidat le jour du scrutin d’élection du Président de la République. On l’a constaté en 2017 lorsque le choix de la primaire a fait de Benoît HAMON le candidat des Socialistes. Résultat : il arrive en 5ème position avec 6,4 % des suffrages. Il s’est en outre empressé de quitter le PS quelques semaines plus tard.

Au moment de cette primaire funeste de 2017, on a vu des citoyennes et des citoyens notoirement connus pour être des militants ou des soutiens du parti communiste, des écologistes et même des mélenchonistes (déjà !) venir voter. La droite n’a pas non plus été en reste. Le Parti Socialiste n’a pas besoin de cette nouvelle épreuve.

Nous persistons à penser que c’est d’abord sur un programme partagé qu’un accord politique doit être recherché avec toutes les organisations et les personnes qui se réclament de la Gauche. Il sera alors temps de choisir celui ou celle qui défendra ce programme devant les Français.