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lundi 29 juin 2026

Pour un programme partagé

Le Parti Socialiste a désormais un programme d’action gouvernemental. Il a été adopté, jeudi dernier, par 83 % des militants qui ont voté. Avant ce vote, le bureau national du Parti avait approuvé à l’unanimité le document proposé à la décision des membres du PS. C’est dire que les oppositions au Premier Secrétaire, Olivier FAURE, conduites par Boris VALLAUD et Nicolas MAYER-ROSSIGNOL et qui sont majoritaires au sein de la direction, avaient donné leur accord à ce texte. C’est une bonne chose même si ce processus aurait dû être engagé beaucoup plus tôt depuis l’échec du candidat PS en 2017.

Reste désormais à engager les étapes suivantes qui nous amèneront à l’élection présidentielle d’avril 2027 puis aux élections législatives qui ne manqueront  pas  de  suivre  sauf  s’il  y  avait  une  nouvelle  dissolution d’ici  là. Le  Conseil  National  du  PS  va  délibérer  et  décider  de  la procédure de désignation du candidat ou de la candidate à l’élection présidentielle. Certains préconisent de recourir à ce qu’il est convenu d’appeler une « primaire » à l’image de ce qui se pratique aux Etats-Unis. C’est la proposition d’Olivier FAURE. Elle est théoriquement minoritaire au sein de la direction du PS.

Si la primaire de 2011 avait désigné François HOLLANDE qui fut élu Président de la République en 2012, celle de 2017 nomma Benoît HAMON qui ne recueillit que 6,4 % des voix à l’élection présidentielle. Ce système n’est pas adapté à notre mode de fonctionnement politique. S’il était à nouveau utilisé, il créerait une situation très imprévisible et particulièrement difficile à gérer.

La priorité désormais doit être de rechercher un accord programmatique pour gouverner ensemble et mettre en œuvre la politique de justice sociale et fiscale et défendre les libertés, tout ce dont la France a besoin aujourd’hui. Cette recherche d’un accord programmatique est ouverte à toutes les organisations politiques qui ont la volonté de changement. Celles et ceux qui préféreraient défendre une action personnelle et individuelle prendraient le risque, non seulement d’être battus, mais d’hypothéquer lourdement un succès de la Gauche.

On ne peut pas préjuger de l’aboutissement des discussions. Encore faut-il les engager. Le Parti Socialiste doit en être l’initiateur.