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lundi 25 mai 2026

Dans moins d’un an…(2)

Le mois de mai s’achève, marqué par ses nombreux jours fériés, le pont de l’Ascension. Dans moins d’un an, la France aura un nouveau ou une nouvelle Président(e) de la République. Difficile de dire qui occupera ces fonctions parmi les candidatures déclarées ou susceptibles de l’être. Les sondages et, plus sûrement encore, les résultats électoraux des consultations de ces derniers mois permettent de penser que le candidat ou la candidate d’extrême-droite sera présent au second tour. On ne dira jamais assez que cette mouvance est dans le droit fil de ces théories fascistes, racistes, xénophobes qui ont provoqué des millions de morts il y a quatre-vingts ans.

Nos concitoyens semblent avoir oublié et beaucoup d’entre eux votent pour les candidats porteurs de ces idées néfastes. Le comportement et les prises de position des maires du Rassemblement National élus il y a deux mois devraient pourtant faire prendre conscience des dangers qui pèseraient sur la Démocratie et sur la République en cas d’arrivée au pouvoir du RN et de ses alliés.

Pour l’heure, on ne connaît pas précisément leur programme gouvernemental. Ils continuent sans cesse de cultiver l’idée que la présence d’étrangers sur notre territoire est à l’origine des problèmes auxquels sont confrontés les Français. C’est un peu court. Il faudra donc attendre de connaître plus précisément leurs intentions dans tous les domaines de notre vie collective : système éducatif, protection sociale et son financement, culture, fiscalité, protection de l’environnement, Europe, politique internationale pour alors démontrer l’irrecevabilité de leurs propositions.

Dans cette perspective, la Gauche et la Droite républicaine doivent se mettre en situation de contrarier l’audience de l’extrême-droite dans l’opinion. Laissons à cette dernière le soin de s’organiser.

A gauche, le Parti Socialiste disposera d’un programme dans quelques temps. Les militants en discutent, apportent leurs observations et complètent le projet élaboré par la direction du parti. Le processus démocratique mérite d’être rappelé et souligné. Dans un mois, après le vote interne au PS pour adopter ce programme, la discussion pourra s’engager avec les partenaires désireux de gouverner ensemble. Les socialistes, les communistes, les écologistes, toutes celles et tous ceux qui souhaitent une alternance au libéralisme macronien devront adopter un programme commun. 

Viendra alors le moment du choix de celui ou de celle qui portera ce programme. Ce ne sera pas la chose la plus aisée. La question à laquelle il faudra répondre est évidente : qui est en capacité d’être présent au second tour ? En politique, les ambitions sont le préalable à l’action. Elles ne doivent pas desservir les intérêts collectifs. La responsabilité de chaque candidat ou candidate, de chaque responsable de parti ou de mouvement sera de privilégier une candidature de rassemblement.