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lundi 18 mai 2026

Protéger les avancées sociales

L’élection présidentielle au suffrage universel à une influence incontestable sur les élections législatives qui suivent, soit à l’échéance normale, soit après dissolution de l’Assemblée Nationale par le Président nouvellement élu. C’est dire combien il faut regarder de près les propositions des candidats aux fonctions de Chef de l’Etat car celui ou celle qui sera élu(e) voudra disposer d’une majorité parlementaire pour mettre en œuvre sa politique. 

Dans la « pré-campagne » qui s’est engagée au lendemain des municipales, plusieurs candidats dont l’appartenance à la Droite ou à l’extrême-droite ne fait aucun doute, envisagent de remettre en cause les avancées sociales de ces dernières décennies. C’est le cas de la retraite et de l’âge de départ. Cela concerne également la durée hebdomadaire du temps de travail puisque les 35 heures sont à nouveau la cible.

On connaît la position idéologique de la droite libérale vis-à-vis de tout ce qui concerne la solidarité et notamment la redistribution des richesses. Désormais l’extrême-droite lepéniste sous prétexte de mettre fin à l’assistanat dont profiteraient certains et pour donner des gages au patronat formule des propositions anti-sociales.

On sait l’attachement de nos concitoyens aux mesures qui ont visé, au fil des années à assurer une meilleure justice sociale. Cela a commencé en 1936 avec le gouvernement du Front Populaire de Léon BLUM. Par la suite, au fil des années, la situation des salariés français a continué à être améliorée. On observera qu’à chaque fois ce sont des Gouvernements et des majorités au sein desquels les Socialistes jouaient un rôle déterminant. 

L’extrême-droite a renforcé son audience dans l’opinion en se positionnant comme le meilleur défenseur des classes moyennes et populaires. Or elle montre actuellement son véritable visage anti-social. Il importe donc désormais non seulement de dénoncer ses positions fascistes, racistes et xénophobes mais aussi ses intentions réactionnaires en matière sociale. Les électrices et les électeurs qui ont voté à gauche dans un passé plus ou moins récent mais qui ont élu des candidats du RN, tant aux élections locales que nationales, doivent savoir ce qui se passerait si ce parti extrémiste arrivait au pouvoir.

Pour contrer cette perspective, il faut un projet ambitieux, crédible et réaliste qui apportera des réponses aux préoccupations des Français, non seulement dans le domaine économique mais aussi, et peut-être surtout, en matière sociale. C’est l’objectif que doit se fixer aujourd’hui le Parti Socialiste.