En politique, il faut prendre en compte le contenu, c’est-à-dire ce qui est proposé de mettre en œuvre et ce qui est présenté dans les discours, les déclarations, les textes législatifs ou réglementaires.
Compte tout autant la méthode, c’est-à-dire le comportement, l’attitude, les initiatives de celles ou de ceux qui sont en charge de la réalisation du projet politique, tant au plan local que national.
Aujourd’hui, un mouvement de grève sans précédent depuis vingt ans a été lancé dans l’Education Nationale. Ses initiateurs veulent exprimer leur désapprobation de la méthode et de la politique menée dans ce secteur par le Gouvernement MACRON-CASTEX. J’associe le Président de la République car nul doute que le Chef de l’Etat, depuis son élection en 2017, s’est comporté davantage comme un Premier Ministre que comme l’arbitre et le garant du bon fonctionnement des pouvoirs publics comme le précise notre Constitution.
Pour ce qui est de la situation de notre système éducatif, l’actuel Ministre, Monsieur BLANQUER, est incontestablement responsable de la pagaille constatée en ce moment, du fait d’une mauvaise gestion de la pandémie. Il est peut-être un bon haut-fonctionnaire, ce qu’il a été, peut-être un bon professeur de l’enseignement supérieur, ce qu’il a été également. Il est assurément un très mauvais acteur politique. Il est l’illustration vivante de l’amateurisme et de l’arrogance qui auront caractérisé ce quinquennat. Malheureusement pour la France, il n’aura pas été le seul.
« Il faut de la clarté et de la lisibilité » a déclaré Monsieur MACRON. Il n’a manifestement pas été entendu. Plutôt que se livrer à une « campagne sans le dire » pour sa réélection, le président-candidat ferait mieux de s’intéresser davantage aux attentes des parents d’élèves, des enseignants et des élus locaux.
Si on peut approuver le dédoublement de classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire, force est de constater la situation dramatique de notre système éducatif.
C’est le secteur, avec celui de la santé, auquel il faudra, demain, apporter des solutions ambitieuses. C’est le sens des propositions formulées aujourd’hui par Anne HIDALGO. La candidate socialiste a présenté son programme. On y trouve, de façon claire et explicite, un projet pour l’Ecole qui répond aux attentes des familles et des professeurs. Des états généraux de la pédagogie, dès cette année, si elle est élue, permettront une mobilisation de tous les acteurs. Les responsables politiques devront alors prendre des mesures d’importance, notamment financières, pour que, de l’école maternelle à l’Université, la France dispose d’un système éducatif susceptible de préparer la jeunesse de notre pays aux enjeux économiques, politiques, sociaux, écologiques de ce 21ème siècle.