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jeudi 9 décembre 2021

Une bonne initiative

Ce mercredi soir, sur TF1, Anne HIDALGO a proposé une primaire afin que ceux qui ont envie de gouverner ensemble confient à leurs électeurs le soin de désigner la candidate ou le candidat qui représenterait la Gauche de Gouvernement, à l’élection présidentielle.

C’est une excellente initiative dont on sait qu’elle répondrait au désir profond d’un grand nombre de citoyens qui veulent avant tout le rassemblement de la Gauche.

Malheureusement, et presque immédiatement, MÉLENCHON et JADOT ont répondu négativement par la voix de leurs porte-parole.

Pour le premier, la question qu’il faut immédiatement se poser est évidente : MÉLENCHON veut-il gouverner la France ou préfère-t-il rester dans l’incantation, la dénonciation de tout ce qui n’est pas lui, l’attente du grand soir. La réponse est tout aussi évidente : il se complait dans ce rôle de « guérillero sud-américain », à la Chavez, fustigeant tout ce qui l’entoure, mettant dans le même sac la Gauche et la Droite.

De ce fait, il est clair que MÉLENCHON est moins attaché au rassemblement de la Gauche qu’à la mission qu’il s’est donnée depuis sa rupture avec le Parti Socialiste.

Il est regrettable qu’aujourd’hui encore des électeurs qui aspirent à une politique de justice sociale et de démocratie réelle, restent dans l’état d’esprit d’apporter leur soutien à ce personnage.

La même question est posée concernant JADOT quant à sa volonté de participer à une action collective au service de l’Homme et de la Nature. Le positionnement des Verts allemands, engagés dans un Gouvernement avec les sociaux-démocrates et les libéraux devrait lui servir de référence.

Au lieu de cela, il voit dans la proposition d’Anne HIDALGO une « fausse main tendue » pour « sauver le Parti Socialiste ».

Le PS n’a pas besoin d’être « sauvé ». Il porte des valeurs, il propose un projet de gouvernement. Cela lui permet d’affronter le vote des citoyens en toute sérénité. Il place simplement  au  plus  haut  niveau  une  volonté  de  rassemblement  de toutes les sensibilités de gauche désireuses de « changer la vie ». Manifestement les écologistes français ne sont pas dans cet état d’esprit. Sont-ils de Gauche, veulent-ils gouverner ? Ce refus de s’inscrire dans une démarche de rassemblement laisse penser que non. Les diviseurs ne sont jamais porteurs du succès.

Quand on aborde une élection et qu’on engage une campagne, c’est pour, in fine, gagner. Certains ne sont pas dans cet état d’esprit. Ils préfèrent continuer à tenir des discours abscons, irréalistes et faire perdre tout le monde, en premier lieu, la France et les Français.

Il ne faut pas pour autant baisser les bras. « L’union est un combat » proclamaient les communistes, au moment du programme commun des années 70.

Le combat n’est pas terminé. Il arrivera à sa conclusion le 24 avril prochain.