Hier soir a eu lieu le 3ème débat télévisé entre les cinq candidats à la primaire de la Gauche qui se tiendra le week-end prochain. S’agissait-il vraiment d’un débat permettant de défendre des thèses contradictoires ? Bien sûr que non puisque ces cinq candidats se réclament d’une même sensibilité politique, sont porteurs des mêmes propositions programmatiques, en tout cas pour les trois membres du PS. En effet, c’est le 25 juin dernier que les militants du Parti Socialiste ont adopté un programme qui engage désormais les candidats du parti à une quelconque élection.
Il ne fallait donc pas s’attendre à entendre des propositions différentes en regard de l’Education Nationale, de la retraite et de la protection sociale, du pouvoir d’achat et de la protection de l’environnement. On ne pouvait que se faire une opinion sur les qualités humaines, intellectuelles, sur le savoir-faire de chacun des prétendants. Mais là encore, le ressenti des électrices et des électeurs qui voteront à la primaire est influencé davantage par la subjectivité qui découle de l’histoire de chaque postulant en regard du socialisme.
Les adhérents des trois organisations politiques dont se réclament les cinq candidats, les citoyennes et les citoyens de gauche (on l’espère) qui s’acquitteront du paiement d’un droit de vote choisiront celui ou celle qui leur semblera le plus à même de se présenter devant le peuple pour diriger notre pays. Avec cinq candidats, on imagine mal que l’un d’entre eux obtienne la majorité dès le premier tour. Il faudra donc un second tour pour départager les deux qui arriveront en tête, second tour qui se déroulera le week-end suivant.
A ce propos, les votants devront avoir en tête le second tour de l’élection présidentielle qui aura lieu dans sept mois. Qui, parmi les cinq de la primaire de la Gauche, pourra se retrouver alors en adversaire de Madame LE PEN si l’on se réfère aux sondages qui la placent aujourd’hui en situation de franchir en tête le cap du premier tour ? Nous ne répondrons pas à cette question, laissant chacun y apporter la sienne en son âme et conscience.
Si Jean-Luc MÉLENCHON a été à nouveau évoqué dans le débat d’hier soir, François HOLLANDE a été également cité. Une question des journalistes, « Que retenez-vous de positif de son quinquennat ? » a amené des réponses…variées. Il n’empêche que dans le débat national engagé depuis quelques semaines, tant à gauche qu’à droite, les analyses et les propositions qu’il formule sont d’un autre niveau que ce que l’on peut entendre. Nombreux sont les observateurs qui le soulignent.
Dans quelques semaines, on pourra mieux mesurer l’état de l’opinion à l’égard des candidats. Cela devrait permettre de clarifier une situation pleine d’incertitudes.
