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jeudi 1 octobre 2026

Combattre l’extrême-droite antisémite

Depuis  lundi,  à  la  suite  d’une  information  publiée  par  le  média  en ligne « Médiapart », la presse écrite, parlée et télévisée évoque le passé antisémite du président du Rassemblement National. Est-ce vraiment une surprise ? Assurément non si on veut bien ne pas oublier les origines de ce parti d’extrême-droite qui plonge ses racines dans le pétainisme et, d’une certaine façon, dans le nazisme et le fascisme.

L’antisémitisme n’est malheureusement pas une chose nouvelle. Depuis l’accusation de déicide portée à l’encontre des juifs qui seraient les assassins du Christ jusqu’à la profanation de tombes ou aux graffitis hostiles sur les murs, dans nos villes ces dernières années, nombreux auront été et sont encore les actes visant à jeter l’opprobre à l’encontre de ceux qui se réclament de la judéité.

Le nazisme durant les tristes années noires, pour l’humanité, entre 1933 et 1944, a été à l’origine de crimes de masse abjectes dont l’objectif était la disparition de cette identité.

Malgré cela, aujourd’hui encore, certains se permettent de tenir des propos inadmissibles, de commettre des actes ségrégatifs à l’encontre d’une catégorie de population se réclamant d’une religion ou d’une culture. Le président du mouvement lepéniste est à ranger dans cette catégorie d’individus pour qui le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme constituent la base idéologique de leur action.

Cela doit être dénoncé avec vigueur et on peut difficilement concevoir que des Françaises et des Français envisagent de voter pour la candidate d’un parti, le RN, défenseur de ces théories. Toutes les dénégations qui se manifestent en réponse à ces accusations n’ont aucune crédibilité. Les références aux écrits et aux déclarations de pseudo-penseurs, défenseurs de thèses antisémites, sont trop nombreuses  pour  considérer  qu’elles  sont  seulement  le  fait  de quelques « brebis galeuses ».

Les écrits du président du RN soutenu par la candidate LE PEN sont d’une telle gravité que l’on ne peut que souhaiter son retrait de la scène politique. Mais il est évident que cette décision relève d’abord du RN.

La situation ainsi créée par la révélation de Médiapart doit amener les formations politiques républicaines et démocratiques, leurs responsables, les candidats à l’élection présidentielle à développer des arguments qui détourneront les électeurs potentiels de Madame LE PEN de leur intention de vote en sa faveur.

Voter pour la candidate d’extrême-droite, c’est contribuer à établir en France un contexte politique lourd de conséquences pour la Démocratie.